En Allemagne, dans le cadre du procès dit Antifa-Ost-Prozess devant la cour d’appel de Dresde, un militant antifasciste a été placé en détention pour avoir refusé de témoigner, risquant jusqu’à six mois de prison. Ce mécanisme juridique permet de contraindre des témoins à parler sous peine d’amende ou d’incarcération, un outil utilisé depuis des décennies, notamment dans des affaires politiques, pour briser le silence et obtenir des informations sur d’autres activistes, en particulier dans des dossiers liés à des accusations d’« organisation criminelle ». Des précédents similaires remontent aux années 1990 et 2000, visant notamment des milieux militants ou d’anciens membres de groupes armés. Cette pratique est dénoncée comme un moyen de pression visant à affaiblir la solidarité entre militants et à réprimer les mouvements antifascistes.