Détenu au Maroc depuis 2010, le militant indépendantiste sahraoui Naâma Asfari, 56 ans, a commencé le 8 juin une grève de la faim illimitée pour dénoncer ses conditions de détention et attirer l’attention sur le sort des prisonniers sahraouis. Membre du groupe dit de « Gdeim Izik », il purge une lourde peine à la prison de Kénitra avec 18 autres détenus arrêtés après le démantèlement, en 2010, d’un camp de protestation sahraoui au Sahara occidental. Cette action intervient après plusieurs grèves de la faim symboliques et l’absence de progrès sur leurs revendications.
De nombreuses organisations et institutions de défense des droits humains contestent la régularité des condamnations, affirmant que des aveux ont été obtenus sous la torture, et qualifient la détention du groupe d’arbitraire. Outre sa remise en liberté, Naâma Asfari réclame le transfert des prisonniers sahraouis vers le Sahara occidental, ainsi qu’une meilleure prise en charge médicale et la fin des représailles dénoncées dans les prisons marocaines.