Durant les audiences du tribunal de Stuttgart, les cinq militant·es internationaux connu·es sous le nom des “Ulm 5”, jugé·es pour avoir perturbé les activités du site d’Elbit Systems à Ulm, ont livré leurs témoignages en expliquant agir pour des raisons humanitaires et politiques contre la production d’armements destinés à Israël. Ils et elles affirment vouloir « interrompre le flux d’armes vers l’armée israélienne » et dénoncent la responsabilité de l’Allemagne dans le génocide en Palestine.
Plusieurs déclarations ont insisté sur la dimension politique de leur action directe. L’un des accusé·es, Daniel Tatlow-Devally, affirme avoir agi pour « stopper le soutien matériel aux crimes commis à Gaza » et pour dénoncer « le scandaleux soutien du gouvernement allemand à la guerre contre Gaza et sa participation à en tirer profit ». Un·e autre accusé·e affirme que les méthodes légales ont échoué malgré des mobilisations répétées. Vi Kovarbasic insiste pour sa part sur l’urgence morale de l’action face à la destruction en cours, expliquant qu’il s’agissait « d’empêcher la construction d’un drone de plus, dans l’espoir qu’une vie de moins puisse être sauvée ».
Les prévenu·es dénoncent également les conditions du procès et la politique judiciaire allemande, qu’ils et elles estiment marquée par des atteintes aux droits de la défense et un manque de neutralité. Les audiences se poursuivent à Stuttgart dans les prochaines semaines.