La contestation du projet ferroviaire Lyon-Turin, controversé pour ses impacts écologiques et son coût de plus de 14 milliards d’euros, connaît une nouvelle escalade judiciaire. Huit jeunes de 19 à 29 ans, six hommes et deux femmes, ont été interpellés le 23 juillet à Paris avant de se rendre à une mobilisation dans le Val de Suse, en Italie. Ils ont été mis en examen pour notamment « détention et transport en bande organisée d’engins explosifs » et « association de malfaiteurs ». Les autorités françaises et italiennes avaient échangé en amont sur le risque d’actions violentes lors de la mobilisation organisée du 24 au 26 juillet.
Les huit mis en examen ont passé près de 100 heures en garde à vue avant d’être présentés à la justice. Le juge d’instruction a refusé leur placement en détention provisoire et leur contrôle judiciaire a été confirmé le 12 août. La mobilisation en Italie, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, a été marquée par des affrontements sur des sites du chantier.