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France : La Cour de cassation confirme l’extradition de l’antifasciste Gino vers l’Allemagne

Le 30 septembre, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Gino, confirmant son extradition prochaine vers l’Allemagne, où il risque jusqu’à 10 ans de prison pour sa participation à une mobilisation antifasciste contre un rassemblement néonazi à Budapest en 2023. L’Allemagne pourrait ensuite l’extrader vers la Hongrie, qui le réclame toujours et où il encourt jusqu’à 24 ans de prison. Ses soutiens dénoncent la participation des autorités françaises à la répression transnationale de militants antifascistes et soulignent que Zaid, autre militant antifasciste réfugié en France, est également menacé d’extradition vers la Hongrie. Dans une déclaration publiée à la suite de cette annonce, Gino a rappelé « qu’aujourd’hui, ici, la responsabilité collective est de savoir que rien ne s’arrête, que l’antifascisme n’est pas vaincu mais qu’il est une lutte constante ».

Le même jour, à Budapest, la cour d’appel a condamné les antifas Maja T. à sept ans de prison, Gabriele M. à six ans et confirmé la peine de deux ans d’Anna M., dans le cadre de la même affaire. Maja T., extradé·e illégalement d’Allemagne vers la Hongrie en juin 2024, est depuis détenu·e en Hongrie. Des mobilisations se poursuivent en soutien à Gino, Zaid, Maja T. et aux autres antifascistes poursuivis dans le cadre des événements de Budapest. En particulier, un meeting de soutien a réuni des centaines de personnes à la Bourse du Travail de Paris, suivie d’une manifestation dans les rues de la capitale française, alors que des initiatives similaires étaient organisées à Milan ou encore Berlin.