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France : La mobilisation lycéenne s’amplifie et fait face à une violente répression

Des centaines de lycées et d’universités ont été mobilisés le 1er octobre, avec des blocages et des manifestations dans plusieurs villes. Sur quelque 3 700 lycées, 1 027 établissements ont été concernés par le mouvement, dont 222 blocages. Malgré cette mobilisation massive, la réponse policière s’est intensifiée : 1 949 personnes ont été interpellées au cours de la seule journée de jeudi, selon le ministère de l’Intérieur, tandis que 1 793 gardes à vue ont été recensées depuis le début de la semaine.

Gérald Darmanin a réuni en urgence les 36 procureurs généraux et leur a demandé une réponse pénale « ferme ». Le ministre a notamment demandé aux procureurs d’engager la responsabilité civile des parents afin de leur faire payer les réparations des dégâts commis par leurs enfants lors des blocages et manifestations. Le gouvernement a parallèlement annoncé la fermeture de plus de 400 établissements le vendredi, avec des cours à distance, ainsi que des interdictions de manifester autour des lycées concernés.

Pour contenir l’extension du mouvement, le gouvernement met également en cause La France insoumise et ses « proxys d’ultragauche », présentant la mobilisation comme ayant été attisée politiquement. En parallèle, les fermetures d’établissements, le passage forcé au distanciel et les interdictions de rassemblement constituent un véritable lock-out scolaire, limitant les lieux où les élèves peuvent se réunir et s’organiser. Malgré ce déploiement policier, judiciaire et administratif, la mobilisation s’est étendue aux universités et a conduit l’exécutif à retirer notamment la mesure prévoyant des frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires pour les étudiants non boursiers. Le venredi 2 octobre, plusieurs lycées étaient toujours concernés par des blocus et des mobilisations.