Le 2 octobre, la mobilisation lycéenne et étudiante s’est poursuivie dans plusieurs centaines d’établissements à travers le pays. Le ministère de l’Éducation nationale faisait état de plus de 500 établissements perturbés et de près de 400 lycées fermés. Si la mobilisation semblait moins importante que la veille dans certaines villes, les blocages, rassemblements et manifestations se sont maintenus, notamment à Paris, Strasbourg, Toulouse et Belfort.
Cette nouvelle journée a également été marquée par de nombreuses interventions des forces de l’ordre et plusieurs arrestations. À Toulouse, comme dans d’autres villes, d’importants dispositifs policiers ont été déployés autour des établissements mobilisés, notamment devant le lycée Déodat-de-Séverac, où un hélicoptère a également été utilisé. Au niveau national, pas moins de 1 747 interpellations ont été recensées, dont 65 dans l’agglomération toulousaine.
Malgré ces interventions et les arrestations, la mobilisation ne s’est pas interrompue. Les lycéens ont continué à se rassembler et à maintenir les blocages, tandis que les appels à poursuivre le mouvement se multiplient. À Toulouse comme ailleurs, cette poursuite des mobilisations constitue la principale forme de résistance à la pression exercée sur le mouvement par les fermetures d’établissements, les intimidations gouvernementales et le déchaînement de la violence policière.
La journée du 2 octobre confirme ainsi une double dynamique : une mobilisation inédite et puissante qui reste étendue à l’échelle nationale, malgré une participation variable selon les villes, et une radicalisation des dispositifs de maintien de l’ordre. La poursuite des appels à la mobilisation, notamment pour le 6 octobre, montre que les lycéens entendent maintenir le mouvement malgré le déchainement de la terreur d’Etat.
Consultez notre Guide contre la répression sur les blocus lycéens (sur Insta et au format PDF).