En Allemagne, la surveillance numérique s’est considérablement intensifiée ces dernières années, encadrée par des lois comme la récente réforme du Polizeigesetz à Berlin, qui autorise l’usage de Staatstrojaner, la surveillance des communications et le placement sous garde préventive, ou le Polizeiaufgabengesetz en Bavière, permettant des interventions préventives en cas de “danger potentiel”. À cela s’ajoutent la Vorratsdatenspeicherung (conservation des données de communication) et la collecte de données dans les infrastructures de santé, les identités électroniques et les objets connectés. Les autorités allemandes justifient ces dispositifs pour des raisons liées à la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la modernisation numérique. Face à cela, de nombreuses organisations militantes proposent des alternatives comme l’utilisation des services de messagerie chiffrée comme Signal ou Threema, des fournisseurs de courriels respectueux de la vie privée comme Posteo, des réseaux décentralisés comme Freifunk ou encore par l’utilisation de TOR et de VPN.
