Début 2015, il avait été révélé que Lenovo installait sur ses ordinateurs portables un adware (logiciels malveillant qui diffuse des publicités et vole des données personnelles) appelé VisualDiscovery et développé par Superfish. Non seulement ce programme était dissimulé et difficile à désinstaller, mais sa fonction était d’injecter des publicités dans le navigateur des utilisateurs et de voler leurs informations afin de les revendre à des boites de publicité. Après 2,5 ans de négociation, Lenovo s’en sort bien avec une amende légère comparée à sa taille de 3,5 millions de dollars à répartir en dommages et intérêts à des plaignants répartis sur 32 états américains. En plus de cela, Lenovo a l’interdiction de pré-installer des adwares, devra s’assurer de l’accord de l’utilisateur si celui-ci en télécharge un « volontairement » et devra également pré-installer un logiciel de sécurité sur tous ses nouveaux ordinateurs portables pour une durée de 20 ans dont la fonction doit être de contrôler que Lenovo respecte ses engagements.

Superfish, un logiciel malveillant préinstallé par Lenovo sur ses ordinateurs portables

Superfish, un logiciel malveillant préinstallé par Lenovo sur ses ordinateurs portables

« Tor Project » l’éditeur du célèbre navigateur sécurisé du même nom a annoncé des mesures pour amélioré la sécurité et l’ergonomie de son application mobile. Par ses mesures, Tor veut apporter plus de sécurité aux internautes qui utilisent internet dans des pays où la vitesse et la bande-passante d’internet sont limitées et où les appareils utilisés sont majoritairement des smartphones (bas de gamme et peu puissants) plutôt que des ordinateurs. Tor veut ainsi améliorer l’application Orfox qui existe déjà, en lui intégrant par exemple l’outil de sélection de niveaux de sécurités déjà disponibles sur la version « ordinateur » de Tor. Cet outil permet de choisir un niveau de sécurité allant du moins contraignant et sécurisé au plus contraignant et sécurisé, en désactivant certaines fonctionnalités des sites internet, certaines fonctions de Javascript par exemple. Tor et The Guardian Project (qui développe Orfox) intensifient leur travail sur l’expérience utilisateur, mais puisqu’ils ne collectent pas de données de la part des utilisateurs, le travail est plus long qu’avec une application classique. Une poignée de volontaires teste les nouveautés aux USA et en Inde.

Orfox, un navigateur Tor pour Android

Orfox, un navigateur Tor pour Android

Des chercheurs de l’Université de Cambridge, du National Institute of Technology et de l’Indian Institute of Science tentent de développer une intelligence artificielle capable de reconnaître un visage masqué à l’aide d’une écharpe, d’un masque ou de lunettes de soleil. Le projet est nommé « Disguised Face Identification » (Identification de Visages Déguisés) est consiste en un réseau neural entraîné à reconnaître des visages et nourris de bases de données. Le programme identifie 14 points sur le visage (10 pour les yeux, un pour le nez et trois pour les lèvres) et détermine les distances et les angles entre ces points afin de les comparer à des images de personnes non-masquées. Lors des tests, l’algorithme a réussi dans 56% des cas, mais tombait à 43% dès que le « suspect » portait des lunettes de soleil. L’objectif avoué de la recherche est de fournir un outil afin de permettre à la police d’identifier des émeutiers ou des « criminels » masqués.

Disguised Face Identification

Disguised Face Identification

L’année passée, Apple a décidé d’utiliser la protection des données de ses utilisateurs comme un arguments commercial. La firme continue dans cette voie à l’occasion de la sortie imminente de la mise à jour d’iOS, son système d’exploitations pour appareils mobiles (iphones et ipads). De nombreux appareils mobiles sont à présents équipés de lecteurs d’empreintes digitales, ce qui permet d’utiliser un mot de passe long et fort de façon non contraignante. Le désavantage, c’est qu’il suffit d’immobiliser quelqu’un et de le forcer à presser son doigt sur le lecteur pour déverrouiller l’appareil, ou encore de fabriquer une « fausse » empreinte digitale à partir d’un précédent scan ou vol. La mise à jour iOS 11 apporte une nouvelle fonctionnalité surprenante: il suffira de presser 5 fois le bouton « home » sur un appareil de la marque pour désactiver l’identification par empreinte digitale et forcer l’utilisation du mot de passe. A partir de ce moment, il sera impossible de déverrouiller l’appareil et de déchiffrer son contenu sans utiliser le mot de passe. Mieux encore, une fois ce mécanisme activé, l’appareil pourra envoyer un message d’alerte à un contact prédéfini avec d’éventuelles données de localisation. Il est d’ailleurs possible de n’activer que l’une de ces deux fonctions. Sur iOS ainsi que sur Android, les empreintes digitales sont théoriquement conservées localement sur l’appareil et jamais dans le cloud.

Touch ID sur un iphone

Touch ID sur un iphone

L’équipe de Tails présente aujourd’hui la nouvelle version de Tails, la version 3.1. Cette version corrige plusieurs failles de sécurité, les utilisateurs souvent mettre à jour aussi vite que possible. Tor Browser a été mis à jour vers la version 7.0.4 et le noyau Linux vers 4.9.30-2+deb9u3. Un bug dans lequel Thunderbird n’effacait pas son dossier temporaire a été corrigé.

Tails

Tails

Le procédé mis au point par Hitachi Kokusai Electric serait capable, à partir d’une photo ou d’images prises par une caméra de vidéosurveillance, d’identifier en temps réel une personne parmi 36 millions ! Le constructeur n’a pas dévoilé ses secrets. Il a par contre confirmé que son système n’était pas encore optimisé. Pour obtenir une bonne détection il faut que les visages mesurent 40 x 40 pixels et qu’ils se présentent sous un angle maximal de 30° verticalement et horizontalement par rapport à la caméra (seules des images en 3D permettent de contourner cet obstacle). Sans parler bien sûr de l’exposition du visage à la luminosité. Selon son intensité, la détection est plus ou moins pertinente. Malgré tout, Hitachi Kokusai Electric annonce sa commercialisation d’ici un an.

Les systèmes efficaces en situation dite “coopérative”, c’est-à-dire lorsque la personne se prête volontairement à la captation de son visage (et suit les consignes qui lui sont données) ne le sont pas avec des captations effectuées de façon “non coopérative”. À ce jour, aucun traitement informatique n’a réussi à égaler le couple œil humain + mémoire. Les performances théoriques des systèmes (Eigenface, GaussianFace, …) butent sur plusieurs paramètres essentiels et en particulier la qualité de l’image. Le système de Hitachi serait le premier à franchir le cap.

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Suite à une série de scandales de communication, Google a déployé à la fin du mois d’avril et au début du mois de mai un nouvel algorithme sur son moteur de recherche. Le but de cet algorithme est de favoriser les « contenus faisant autorité » et de défavoriser les « contenus offensants« , voir les « fake news » et les théories du complot. Le site d’informations trotskiste WSWS (World Socialist Web Site) a dès la fin du mois de juillet fait état d’une perte de 70% de ces visites (passant d’une moyenne de 500.000 visites quotidiennes à une moyenne de 120.000 visites mensuelles), et fait état d’une perte allant de 20% à 70% pour la plupart des sites web d’infos anglophones de gauche, dont le site personnel de Richard Stallman, le site du projet GNU, Wikileaks, Democracy Now, The Intercept,… Le nouvel algorithme de Google est donc qualifié de censure puisqu’il pénalise les sites d’informations dont l’avis se distingue des informations « faisant autorité », donc de la presse bourgeoise mainstream.

Les visites sur le site du Secours Rouge ont baissé d’un taux allant de 20% à 40% (selon qu’on se rapporte à la même période il y a un an ou aux trois mois précédents, et qu’on exclut ou non les périodes d’affluence exceptionnelle), alors même que notre présence sur les réseaux sociaux a proportionnellement beaucoup augmenté ces derniers mois. De façon général le problème semble affecter énormément de sites de gauche, indépendamment de leurs éventuelles stratégies d’optimisation de moteurs de recherche (SEO). Notre site est probablement légèrement épargné par le mouvement de Google puisque la plupart de nos visites ne proviennent pas des moteurs de recherches mais des réseaux sociaux. Mais sur Facebook aussi, la censure vise les pages de gauche. En témoigne la censure il y a quelques jours d’une page à laquelle nous participons.

Des moteurs de recherche comme Qwant respectent la vie privée de leurs utilisateurs et n’influencent pas les résultats de recherche.

La chute vertigineuse de WSWS.

La chute vertigineuse de WSWS.

Nous recommandons régulièrement l’utilisation de l’application Signal et la considérons comme une alternative viable à PGP depuis qu’elle supporte l’envoi de pièces-jointes pesant jusqu’à 100Mo. Mais il est toujours compliqué d’envoyer des pièces-jointes plus lourdes. Mozilla, qui développe le célèbre navigateur Firefox et le client de messagerie Thunderbird vient de lancer Send, un projet expérimental qui ressemble fort à WeTransfer: il permet d’envoyer des pièces-jointes pesant jusqu’à 1Go, les liens expirent automatiquement après 24h ou après le premier téléchargement.

Mozilla Send

Mozilla Send

C’est une première aux Etats-Unis. Dès le mardi 1er août, des employés d’une entreprise du Wisconsin pourront payer la cantine ou encore faire des photocopies grâce à une puce RFID logée sous la peau de la main. Une cinquantaine de salariés – sur 80 – de la compagnie Three Square Market de River Falls se sont portés volontaires. La puce, de la taille d’un grain de riz, leur sera gratuitement implantée entre le pouce et l’index. Un simple mouvement suffira alors aux employés pour ouvrir une porte, payer la cantine ou débloquer leur ordinateur. Cette puce, dont le coût s’élève à 300 dollars, opère sous le principe de l’identification par radiofréquence (RFID, Radio Frequency Identification), une technologie courante pour suivre les livraisons en transit.

Three Square Market

Three Square Market

Motorola, dont la caméra Si500 équipe notamment certains officiers de police de Chicago, a annoncé un partenariat avec l’entreprise Neurala, spécialisée dans la création de réseaux neuronaux artificiels, pour créer des caméras mobiles permettant d’identifier des personnes ou objets, enfant disparu ou suspect recherché. Neurala n’est pas à son coup d’essai : l’entreprise fournit depuis peu ses services aux drones de la fondation Lindbergh qui parcourent le continent africain pour repérer les braconniers à l’œuvre ainsi permettre la protection des animaux grâce à une intervention quasi-immédiate des gardes-forestiers.

La caméra Motorola Si500

La caméra Motorola Si500