L’ATS (Maharashtra Anti-Terrorism Squad) a déclaré avoir arrêté un prétendu dirigeant maoïste identifié comme étant K Muralidharan, alias Thomas Joseph, alias Skaria, alias Gopi, alias Raghavan, alias Ajith (62 ans), ainsi que son étroit associé identifié comme étant Hamaza Chiragilli, alias Pravin, alias James Mathew (29 ans) dans la région de Malegaon Dabhade, à environ 30 kilomètres de Pune, la capitale de l’état. Ajith était le secrétaire national du Communist Party of India (ML) Naxalbari, lequel a fusionné avec le CPI(Maoïst) le 1er mai 2014. Selon les sources policières, il serait alors devenu membre du CC du CPI(Maoist). L’homme était entré dans la clandestinité en 1990, et est accusé de multiples actions attribuées à la guérilla maoïste dans le Kerala, ainsi que dans d’autres états. Son assistant, originaire de la même région, faisait également partie du CPI(ML) Naxalbari et a rejoint le CPI(Maoist) après la fusion. Des membres de l’ATS ont déclaré avoir arrêté le duo au Moraya Hospital à Talegaon Dabhade vendredi. Tous deux ont comparu samedi devant un tribunal local et sous haute protection policière. Ils resteront un minimum de sept jours en détention provisoire.

Ajhit, membre haut placé du CPI(Maoist)

Ajhit, membre haut placé du CPI(Maoist)

Les sources de l’ATS affirment qu’Ajith, qui est une des dirigeants maoïstes le plus haut placé dans le pays, a pris part à de multiples opérations maoïstes dans le Sud de l’Inde, et dans d’autres régions. Ajith et Ganapathy, secrétaire général du CPI(Maoist) ont signé conjointement la déclaration de fusion entre les deux partis le 1er mai 2014.

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Cinq militants du CPI(Maoist) activement recherchés par les autorités depuis de long mois, parmi lesquels Roopesh (40 ans), président du comité zonal des Western Ghats (Tamil Nadu) ont été arrêté ce lundi à Karumathampatti, sur la route entre Coimbatore et Avinashi. Une équipe du State Intelligence Bureau de l’Andhra Pradesh campait dans la région depuis plus d’une semaine après avoir été informée que Roopesh et de ses camarades se cachaient dans une maison du village. Après avoir pu confirmer leur identité, vers 5h30 du matin lundi, épaulés par des soldats et des membres de la police locale, l’équipe a encerclé la boulangerie où ils faisaient des achats, interpellant cinq personnes, Roopesh, alias Praveen, alias Jogi, sa femme P A Shyna et leurs camarades Anoop, Kannan et Easwaran.

Roopesh, Shyna et Anoop sont inculpés dans plusieurs affaires menées par la justice du Kerala. Roopesh est inculpé dans plus de trente affaires. Il est à la tête d’une équipe de plus de cinquante maoïstes actifs dans les Western Ghats. Membre du People’s War Group, il a rejoint le CPI(Maoist) en 2004 lors de la fusion entre son parti et le MCC. Il est actuellement membre du South Indian Regional Committee des maoïste, groupe extrêmement présent le long des frontières entre le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka.

Mercredi, ils ont comparu tous les cinq devant un tribunal local. Roopesh a refusé de collaborer et n’a répondu à aucune question des autorités. Il semblerait que lors de son interpellation, il soit parvenu à se débarrasser d’une carte SIM et d’un agenda, mais la police a déclaré avoir pu les retrouver. C’est une des raisons invoquées par les autorités pour garder les cinq personnes derrière les barreaux, qui souhaitent poursuivre les interrogatoire et espèrent obtenir des informations concernant les contacts des cinq militants.

Roopesh et ses camarades à leur arrivée au tribunal

Le fils du fondateur de la milice anti-maoïste Salwa Judum, Mahendra Karma, a annoncé en début de semaine son intention de ranimer la force d’autodéfense anti-naxalite fondée par son mère pour gérer la ‘question maoïste’ dans la zone du Bastar (Chhattisgarh). ‘Le nouveau groupe anti-maoïste, baptisé Vikash Sangarsh Samiti, sera lancé le jour anniversaire des deux ans de la mort de Mahendra Karma, tué dans une attaque de la guérilla, dans son village natal du district de Dantewada’, a annoncé Chhabbindra lors d’une réunion d’anciens leaders de la Salwa Judum. ‘Le nouveau groupe s’efforcera d’instaurer une paix durable dans le Bastar en sensibilisant la population contre le maoïsme dans la région. Nous demanderons la coopération du gouvernement du Chhattisgarh afin qu’il soutienne notre campagne contre le naxalisme’, a-t-il dit.

La Salwla Judum avait été démantelée en 2011 après que la Cour Suprême l’ai déclarée ‘illégale et inconstitutionnelle’. Son fondateur, Mahendra Karma avait été abattu dans une embuscade maoïste alors qu’il voyageait dans un convoi du parti du Congrès dans le district du Bastar le 25 mai 2013.

Salwa Judum à la chasse des suspects de maoïsme

Salwa Judum à la chasse des suspects de maoïsme

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04/05/2015

Inde: Arrestations

Une femme, soupçonnée d’occupé un poste haut placé dans le parti maoïste a été arrêtée ce samedi. Kamla Dhruv, alias Santoshi, a été interpellée près du village de Mugaltola, dans le district de Kanker (Chhattisghar). Sa tête avait été mise à prix par les autorités, qui se félicitent de cette arrestation qui constituent pour elles un succès majeur.
Ces dernières affirment que la jeune femme de 22 ans est impliquée dans divers incidents reliés à la guérilla maoïste, parmi lesquels des meurtres, des pillages, des dommages à biens publics, ainsi que des attaques contre les forces de sécurité et des membres de la police du Chhattisgarh.

Dans le Jharkhand, les forces de l’ordre ont arrêté deux maoïstes présumés ce dimanche, saisissant également une grande quantité d’armes et de munitions. Ayant reçu des renseignements les informant de la présence de forces maoïstes dans une zone reculée du district de Khunti, les autorités ont envoyé des soldats sur place afin qu’ils effectuent une opération de ratissage. C’est au cours de celle-ci que les deux hommes ont été capturé. Ils étaient recherchés dans le cadre de cinq affaires distinctes d’extorsion et de menaces.

Un maoïste présumé a été abattu vendredi dernier et un autre arrêté après une fusillade avec la police dans le district de Kondagaon, dans le Chhattisgarh. Phool Singh, dont les autorités disent qu’il était le commandant de l’escouade de Barda du CPI(Maoïst), a été tué durant une confrontation entre des guérilleros et les policiers dans les forêts à proximité du village de Ghanora tôt vendredi matin. Ayant appris qu’un campement maoïste avait été érigé dans la zone, du personnel avait été mobilisé pour organiser une vaste opération de ratissage, laquelle se serait donc conclue par cette fusillade.

Selon les autorités de Delhi, 34 membres des forces de sécurité ont été tués dans des affrontements avec la guérilla maoïste cette année dans différents états. Le nombre d’affrontements s’élèverait quant à lui à 357. Du 1er janvier 2015 au 15 avril 2015, 52 attaques contre les forces de sécurité se sont déroulées à travers le pays, entrainant 16 décès, selon le ministre de l’Intérieur. ‘Cependant’, a-t-il ajouté, ‘le nombre total de victimes parmi les forces de sécurité s’élève à 34 sur base des 357 incidents attribués à l’extrémisme de gauche depuis le début de l’année en cours’.

Le dirigeant maoïste Sabyasachi Panda a recommencé sa grève de la faim jeudi dernier à la Berhampur Circle Jail dans l’Odisha. Il avait déjà mené une action semblable du 31 mars au 4 avril pour dénoncer son isolement continu en prison, accusant par ailleurs les autorités d’empêcher son courrier de parvenir au tribunal. Il demandait également que lui soit fournie la liste des affaires en cours à son encontre dans les différents tribunaux. Il avait mis un terme à sa grève suite à l’assurance que les autorités lui avaient fournies de répondre à ses exigences. Dans la mesure où elles n’ont pas tenu parole et qu’aucune de ses revendications n’a été entendue, il a repris sa grève, annonçant cette fois qu’elle serait illimitée.

Après que la police ait ouvert le feu à Sonbhadra, Uttar Pradesh, le 14 avril dernier en marge d’une vaste manifestation contre la construction d’un barrage, des militants ont accusé les policiers de davantage de brutalités ce lundi alors qu’ils tentaient une nouvelle fois de disperser les manifestants, principalement tribaux, du site de construction. La police a chargé les protestataires avec des balles en caoutchouc, des bâtons et du gaz lacrymogène. Ils ont pourchassé les gens jusqu’à ce qu’ils rejoignent leurs villages et ont également vandalisé leurs maisons. Lundi, une équipe d’enquêteurs s’est rendue sur place et a publié un rapport selon lequel la police locale assistée de près de 1000 soldats a encerclé le site, battu et chassé les villageois. Le nombre de blessés n’est pas encore établi, mais au moins 14 personnes ont dû être hospitalisée ce 18 avril, alors que l’attaque du 14 avait fait 39 blessés, dont 12 graves.

Manifestation tribale à Sonbhadra

Manifestation tribale à Sonbhadra

Depuis le 23 décembre dernier, les villageois protestent contre la construction de ce barrage suite à une décision de justice postposant le début de la construction en attente du traitement de l’affaire. Il s’agit principalement d’une demande d’augmentation de près de 20 mètres de la hauteur du barrage introduite par les entrepreneurs, mais qui n’a pas encore été approuvée. Cela entraînerait une extension de la zone submergée et donc le nombre de villageois expropriés. En outre, ceux-ci n’ont pas encore été informé des zones qui seraient concernées. Alors que le gouvernement de l’Uttar Pradesh continuait la construction en dépit de l’ordonnance du tribunal, les villageois ont décidé d’intensifier leur mouvement de protestation en bloquant l’accès au site. Leur première action le 14 avril dernier a entrainé une violente réaction des autorités, la suivante en ce début de semaine également.

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En début de semaine, les forces de sécurité ont arrêté huit personnes qu’elles accusent d’être des maoïstes suite à une fusillade avec elles dans le district de Muzaffarpur (Bihar). Sur base d’un tuyau, les autorités ont envoyé des membres de la CRPF, de la STF et de la police locale faire une descente dans le village de Suhasi à la recherche d’un groupe de guérilleros présumés qui s’y cachaient, selon cette source. Ces derniers auraient tenté de prendre la fuite, tirant des dizaines de coups de feu. Les soldats ont tiré également, entraînant une longue fusillade à l’issue de laquelle un homme a été blessé. Outre celui-ci, les soldats ont arrêté sept autres personnes et ont saisi deux fusils et des explosifs.

Les forces gouvernementales ont ouvert le feu ce samedi matin sur des manifestants anti-Inde et ont tué un adolescent lors du deuxième jour de manifestations au Cachemire. Les manifestants, lançant des pierres et hurlant des slogans, s’étaient réunis samedi matin dans le village de Narbal alors que les magasin, les affaires et les transports publics avaient lancé un mouvement de grève à l’appel des séparatistes dénonçant la souveraineté de l’Inde dans la région. Les soldats ont tiré sur les manifestants, tuant le jeune homme, a déclaré l’inspecteur général de police. Toutefois, cette version est contestée par les villageois qui affirment que le jeune homme a été emmené par les forces de l’ordre et puis abattu de sang froid à l’écart des regards. Cette nouvelle vague de manifestation fait suite à la nouvelle arrestation d’un dirigeant séparatiste cette semaine, pour avoir mené une parce anti-Inde.

Affrontements au Cachemire

Affrontements au Cachemire

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