Lors de la 31ᵉ audience devant le tribunal régional supérieur de Düsseldorf, les six militants antifascistes poursuivis dans l’affaire de Budapest ont reconnu avoir participé aux attaques visant des néonazis lors du « Jour de l’honneur » à Budapest en février 2023. Ils ont toutefois rejeté avec fermeté les accusations selon lesquelles ils auraient accepté le risque de mort de leurs cibles, affirmant avoir toujours veillé à exclure tout danger mortel. Dans leurs déclarations, ils ont présenté leur engagement comme une réponse à la montée de l’extrême droite, évoquant notamment les crimes du NSU, les attentats de Halle et Hanau ainsi que l’assassinat de Walter Lübcke.
Les prévenus ont également dénoncé le « Jour de l’honneur », qu’ils décrivent comme le principal rassemblement néonazi d’Europe favorisant la mise en réseau des mouvements d’extrême droite avec le soutien des autorités hongroises. Ils ont soutenu que la violence antifasciste ne pouvait être assimilée à la violence néonazie, cette dernière reposant selon eux sur une idéologie de haine et d’exclusion, soulignant que « l’antifascisme est la confrontation nécessaire avec la résurgence des structures fascistes et la menace quotidienne que représentent les néonazis. » À l’issue des déclarations, le président du tribunal a indiqué que la cour en tiendrait compte dans l’examen du dossier.