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Égypte : Des arrestations et des expulsions massives de réfugiés instaurent un climat de terreur

En Égypte, les réfugiés, notamment soudanais, éthiopiens et syriens, subissent une recrudescence d’arrestations et d’expulsions, quel que soit leur statut légal ou leurs cartes et certificats délivrés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Des campagnes systématiques menées par la police et la Passports, Emigration and Nationality Administration, l’agence en charge des permis de résidence pour étrangers, ciblent les zones à forte concentration de réfugiés à Gizeh, Nasr City et au Caire, entraînant détentions prolongées, refus d’accès à l’aide juridique et conditions de vie précaires. Des cas récents incluent la mort de Mubarak Qamar Eddin, un réfugié soudanais détenu neuf jours malgré ses problèmes de santé, ainsi que plusieurs expulsions de réfugiés malgré des cartes UNHCR valides ou des rendez-vous pour renouveler leur permis. Ces pratiques s’inscrivent dans un contexte de pénurie de personnel et de retards dans le traitement des documents, accentués par l’afflux de réfugiés après la guerre au Soudan et la mise en place d’une loi d’asile encore non appliquée. La situation instaure un climat de peur généralisé où même les déplacements quotidiens pour le travail, l’école ou les courses deviennent risqués, et renforce les discriminations raciales, touchant particulièrement les réfugiés noirs.