Le 2 avril, la parlementaire européenne Rima Hassan a été placée en garde-à-vue à Paris pour « apologie du terrorisme » après avoir partagé un tweet citant un ancien prisonnier et militant de l’Armée rouge japonaise, Kozo Okamoto. Arrêté en 1972 après une opération armée à l’aéroport de Lod, il avait été libéré en 1985 grâce à un échange de prisonniers entre Israël et le FPLP-CG. Il vit aujourd’hui au Liban.
Depuis supprimée par l’autrice, la publication avait été signalée au parquet par le ministre de l’Intérieur, un député d’extrême droite puis l’Organisation juive européenne (OJE) et la LICRA. Durant sa garde à vue, des fuites policières ont organisé une campagne médiatique l’accusant de posséder de la drogue, ce que la militante palestinienne conteste. Elle en est ressortie libre en fin de soirée mais elle doit être jugée le 7 juillet pour « apologie du terrorisme ».
