Gülhatun Kara, réfugiée en France depuis 1991 et figure du Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E), est confrontée à plusieurs procédures judiciaires et administratives. Menacée d’expulsion vers la Turquie sur la base d’une « note blanche » des services de renseignement français, malgré les risques reconnus par les juridictions compétentes, elle a également été arrêtée en juin 2025 à la demande de l’Allemagne dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen lié à une enquête sur le PKK. Les faits évoqués concernent notamment sa participation à des manifestations, des émissions de radio et de télévision et des campagnes de soutien au leader kurde Abdullah Öcalan. Remise en liberté sous contrôle judiciaire, elle reste dans l’attente de l’examen de la demande d’extradition.