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France : La mobilisation lycéenne se poursuit, 400 à 500 établissements fermés par les autorités

Ce lundi 5 octobre, 400 à 500 lycées connaissent une suspension totale ou partielle des cours, un niveau comparable à celui de vendredi. Malgré les fermetures administratives, les interpellations massives et les violences policières, la mobilisation se poursuit et les organisations lycéennes appellent à un nouvel acte de mobilisation mardi 6 octobre.

Face à cette mobilisation, Sébastien Lecornu demande la reprise des cours et annonce une feuille de route en cinq chantiers : remplacement des enseignants absents, rénovation des établissements et adaptation aux fortes chaleurs, amélioration des conditions de vie au lycée, réforme de Parcoursup et prise en compte de la parole lycéenne. Mais ces annonces restent déclaratives : aucun montant précis, aucun financement détaillé et aucun calendrier de mise en œuvre ne sont avancés. Présentées en réponse à une mobilisation lycéenne d’ampleur, elles sont une tentative de désamorcer le mouvement, sans apporter d’engagements concrets à la hauteur des revendications des lycéens.

Le gouvernement met également en avant les 1,2 milliard d’euros supplémentaires prévus pour l’Éducation nationale dans le budget 2027, portant ses crédits à 64 milliards d’euros. Mais l’annonce de cette augmentation intervient après une baisse constante : la dépense d’éducation représentait 7,3 % du PIB en 2000, contre 6,8 % en 2024. En parallèle, Lecornu demande d’accélérer le projet de loi « casseur-payeur », déjà annoncé avant la mobilisation, destiné à durcir la réponse pénale.

Consultez notre Guide contre la répression sur les blocus lycéens (sur Insta et au format PDF).