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France : Le projet de loi RIPOST renforce un arsenal répressif contre la jeunesse et les classes populaires

Présenté par le ministre de l’Intérieur Nuñez le 24 mars 2026, le projet de loi RIPOST (« Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public ») prévoit un arsenal répressif ciblant particulièrement la jeunesse et les quartiers populaires. Le texte criminalise l’usage et la vente de protoxyde d’azote (« 1 an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende »), renforce les sanctions pour les stupéfiants (amende forfaitaire portée de 200 € à 500 € et suspension du permis), encadre strictement les mortiers d’artifice (jusqu’à 3 ans de prison, 5 ans en cas d’usage contre des biens) et les raves party (participation : 300 €, organisation : 2 ans de prison et 30 000 € d’amende). Le projet étend également les expulsions rapides des squats et logements précaires, élargit les pouvoirs de police (fouilles sans réquisition, garde à vue de 72 h, techniques d’enquête renforcées) et la vidéosurveillance automatisée, ainsi que les interdictions administratives de stade. Présenté comme une réponse à la « trouble à l’ordre public et à la sécurité », RIPOST s’inscrit dans la continuité des lois narcotrafic, sécurité globale et séparatisme et amplifie un continuum sécuritaire alors que persistent précarité sociale, crise du logement, dégradation des services publics et criminalisation des mobilisations sociales.