S’appuyant sur une analyse de la revue médicale Prescrire, un article du collectif Désarmons-les dénonce l’absence totale d’évaluation et de suivi sanitaire concernant l’usage des gaz lacrymogènes en maintien de l’ordre. Malgré leur utilisation massive depuis des décennies, notamment du composé chimique CS, classé comme dangereux et potentiellement mortel en cas d’inhalation, aucune politique publique n’a été mise en place pour mesurer leurs effets à court et long terme sur les populations. Le manque de données scientifiques fiables, le secret entourant la composition et la concentration des grenades, ainsi que l’absence de transparence dans les rapports officiels, révèlent une responsabilité directe de l’État français, qui expose la population à des substances toxiques sans information, contrôle ni enquête sanitaire systématique.
