Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Téba, étudiante à l’université Paris 1, à quatre mois de prison avec sursis, 800 euros d’amende, plus de 8 000 euros de dommages et intérêts et un stage obligatoire au Mémorial de la Shoah pour « provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence » et harcèlement scolaire. L’affaire porte sur l’exclusion de plusieurs personnes pro-israéliennes d’un groupe Instagram de promotion universitaire et sur des échanges liés à la question du sionisme. L’étudiante, qui dénonce l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme, a annoncé faire appel de cette décision.
Au moment du verdict, un rassemblement de soutien avait lieu devant le tribunal judiciaire de Paris à l’initiative de la Fédération Syndicale Etudiante et d’autres collectifs. Par ailleurs, de nombreuses organisations dénoncent une criminalisation croissante des mobilisations en faveur de la Palestine et soulignent que cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de convocations policières, poursuites judiciaires et sanctions visant militants, syndicalistes et responsables associatifs engagés sur cette question. Les soutiens de Téba soulignent également qu’elle a été la cible de campagnes de harcèlement et de menaces après la diffusion de son identité sur des réseaux pro-israéliens.