En Inde, la Cour suprême a refusé la liberté sous caution à Umar Khalid et Sharjeel Imam, détenus depuis plus de cinq ans dans le cadre d’une enquête sur la « conspiration » liée aux violences survenues à Delhi en 2020, tandis qu’elle a accordé la libération sous caution à Gulfisha Fatima, Meeran Haider, Shifa Ur Rehman, Shadab Ahmed et Mohammad Saleem Khan. La Cour a souligné que Khalid et Imam occupent une position « qualitativement différente » par rapport aux autres prévenus et que leur demande de libération pourra être réexaminée après un an ou à la fin de l’examen des témoins protégés. Cette décision illustre la détention prolongée de certaines figures du mouvement étudiant et des manifestations anti-CAA. La CAA est une loi adoptée en Inde qui modifie les critères de naturalisation pour certaines minorités religieuses venant de pays voisins, ce qui a suscité un vaste mouvement de contestation étudiante et citoyenne. Umar Khalid et Sharjeel Imam sont détenus dans le cadre de l’application de la Unlawful Activities (Prevention) Act, ou UAPA, une loi antiterroriste qui permet des arrestations et des détentions préventives prolongées pour les personnes soupçonnées d’activités considérées comme illégales ou menaçant la sécurité de l’État. Cette législation est fréquemment utilisée dans les enquêtes sur les violences ou les accusations de « conspiration » liées aux manifestations.
