Samedi, après près d’une semaine de contestation, des milliers d’ouvriers du textile ont mené de nouvelles actions dans le cadre de leur revendications pour une augmentation du salaire minimum dans leur secteur. A Ashulia, dans la périphérie de Dakha et dans le district voisin de Gazipur, la police et les ouvriers se sont de nouveau violemment affrontés. Au moins 40 personnes ont été blessées et les autorités ont ordonné la fermeture de nombreuses usines. La circulation sur de nombreuses routes principales de la zone a été interrompue une bonne partie de la journée en raison des manifestations et des barrages érigés par les ouvriers. Lorsque la police a tenté de bouger les barricades, les affrontements se sont intensifiés. La police a fait usage de gaz lacrymogène et a chargé la foule avec des matraques. Les effectifs policiers ont d’ailleurs été multipliés dans la zone. Un total de six pelotons de la BGB (Border Guards Bangladesh) patrouillent continuellement dans la zone.

Répression des ouvriers du textile au Bangladesh

Répression des ouvriers du textile au Bangladesh

Pour le quatrième jour consécutif, les ouvriers du textile ont manifesté dans la périphérie de Dakha. Hier, des milliers de personnes ont bloqué l’autoroute conduisant à l’aéroport principal de la capitale ainsi que plusieurs centres industriels clés parmi lesquels Ashulia et Fatullah, à l’extérieur de Dakha. Partout, les forces anti-émeute ont tiré des gaz lacrymogène contre les rassemblements ouvriers, blessant une nouvelle fois un grand nombre de manifestants. Ces derniers ont incendiés des bâtiments et ont également pris d’assaut un camp de la police.

Nouvelles émeutes des ouvriers du textile au… par lemondefr

Lundi, le gouvernement a annoncé un accord avec les propriétaires des usines pour que les salaires minimums soient augmentés de 20%. Mais cette décision ne fait que raviver la colère des ouvriers étant donné que la revendication posée par les syndicats est la fixation d’un salaire minimum de 8114 takas (environ 74 euros). Or, avec une augmentation de 20% du salaire minimum actuel (3000 takas – 28 euros), ils sont loin du compte.

Pour le troisième jour consécutif de manifestations pour une hausse du salaire minimum dans l’industrie du textile, plus de 200.000 ouvriers sont descendus dans les rues des zones industrielles de Gazipur et de Savar, dans la banlieue de Dakha. Plus de 300 usines étaient restées fermées pour empêcher toute action des manifestants. La police a une nouvelle fois utilisé du gaz lacrymogène et tiré des balles en caoutchouc pour disperser les ouvriers qui leur a jeté des pierres. Plusieurs dizaines d’ouvriers et quelques policiers ont été blessés. Les manifestants réclament la fixation d’un salaire minimum à 8114 takas (environ 74 euros) alors qu’il est aujourd’hui fixé à 3000 takas (28 euros).

Répression des ouvriers du textile à Dakha

Répression des ouvriers du textile à Dakha

La police a tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène dimanche pour disperser des milliers d’ouvriers du textile qui bloquaient la circulation en périphérie de Dakha pour exiger que les propriétaires des usines augmentent leur salaire minimum. Au moins cinquante personnes ont été blessées. Les ouvriers demandent que leur salaire mensuel minimum passe à 8114 takas (environ 74 euros) alors qu’il est actuellement fixé à 3000 takas (28 euros). Selon les autorités, les ouvriers auraient attaqué certaines usines et incendié un véhicule.

manifestation ouvriers du textile bengladesh

manifestation ouvriers du textile bengladesh

Au moins 25 personnes ont été blessées ce mardi dans des heurts entre des ouvriers et les forces policières à Chashara, dans le district de Narayanganj, à proximité de Dhaka. Les travailleurs de la Fuji Knitwear Sweater Factory avaient installé un barrage sur un rond-point pour dénoncer la fermeture de leur usine. En outre, les syndicats réclament le versement des salaires impayés des ouvriers. Les affrontements ont éclaté lorsque la police a utilisé des matraques contre les manifestants qui refusaient de libérer le passage. Pour les disperser, la police a utilisé du gaz lacrymogène et a tiré des balles en caoutchouc. Parmi les blessés figurent le président du Bangladesh Trade Union Center, un dirigeant du Communist Parti et deux leaders du parti Gonoshonghoti Andolan. Selon plusieurs dirigeants syndicaux présents sur place, la police est intervenue à la demande de la direction de l’usine qui, de son côté, dément toute implication dans l’attaque policière.

Ouvrier réprimé au Bangladesh

Ouvrier réprimé au Bangladesh

Au moins 33 personnes ont été blessées, dont trois policiers, dans un violent affrontement entre la police et des ouvriers dans la zone Masterbari de Sadar Upazila, à Gazipur, ce lundi. Les heurts se sont déclenchés lorsque la police a tenté de disperser la manifestation des ouvriers de Stylo Fashion Garments Ltd sur l’autoroute Dacca-Mymensigh vers 10h. Ils s’y étaient rassemblé pour exiger le paiement de leur salaire. Le blocage de la voie, qui a duré plus d’une demi-heure, a engendré un énorme embouteillage. La police a tiré des bombes lacrymogènes et a aussi chargé la foule avec des bâtons. Les ouvriers ont répliqué par le jet de morceaux de briques. La police a également fait irruption dans de nombreux domiciles voisins et battu certaines personnes totalement étrangères au mouvement. Les ouvriers dénoncent le non-paiement de leur salaire du mois de juillet et de leur bonus lié à l’Aïd, alors que l’usine ferme à cette occasion à partir de ce mardi. Les ouvriers ont également brisé de nombreuses vitres de l’usine avant de prendre l’autoroute d’assaut.

Hier en fin d’après-midi, des centaines d’ouvriers sont descendus dans les rues de la zone de Hatirpul, à Dacca. Ils ont défilé et érigé des barricades pour dénoncer le non-paiement de leur salaire, lequel aurait du avoir lieu à 17h. Leur employeur, TS Fashions avait annoncé qu’ils recevraient leur dû à 17h, mais au moment dit, personne ne s’est présenté à l’usine. Selon les autorités, Mozammel Haque, propriétaire de TS Fashion se serait fait voler l’argent plus tôt dans la journée alors qu’il sortait de la banque avec l’argent destiné aux ouvriers. Ceux-ci ont exprimé leur colère et ont été violemment dispersés à coup de bâtons par la police anti-émeute. Au moins quinze d’entre eux ont été blessés.

Colère d'ouvriers à Dacca

Revendiquant des augmentations de leur prime d’assiduité les travailleurs de l’usine Uni-gear à Gazipur, dans le district de Barobari, ont commencé lundi une manifestation dans leur entreprise, puis ils sont sortis sur la route Dacca-Mymensingh et ont bloqué le trafic. La police a chargé, utilisant matraques et grenades lacrymogènes, blessant au moins 10 manifestants. Des renforts de police ont été déployés et les autorités ont fait fermer l’usine pour une durée indéterminée.

Manifestation travailleurs textile Bengla Desh

Manifestation travailleurs textile Bengla Desh

La police a tiré des balles en caoutchouc sur un rassemblement d’anciens ouvriers de l’usine de confection dont l’immeuble s’est effondré il y a six semaines. Ils s’étaient réunis pour dénoncer le traitement dont les autorités font preuve à leur égard. La manifestation a eu lieu à proximité de l’ancienne usine aujourd’hui entièrement détruite à Savar (dans la banlieue de Dhaka), où se trouvent concentrées la majorité des usines. Des centaines de manifestants, parmi lesquels d’anciens ouvriers, mais aussi des proches des victimes tuées ou blessées, manifestaient pour réclamer un dédommagement ainsi que pour exiger l’augmentation de salaire promise par le gouvernement et le principal organisme représentant les employeurs locaux, la Bangladesh Garments Manufacturers and Exporters Association (BGMEA). Ils ont bloqué la route durant trois heures, entrainant une violente intervention policière. Les forces de l’ordre ont tiré des balles en caoutchouc et ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule avant de charger avec des bâtons et des matraques. Plus de cinquante personnes ont été blessées. Deux manifestants ont également été interpellés.

Quelques 20.000 ouvriers s’étaient rassemblés dans la banlieue de Dacca ce lundi matin pour réclamer des hausses salariales. Un minimum salarial mensuel a été fixé à 38 dollars en novembre dernier, alors que les syndicats réclamaient qu’il soit fixé à 100 dollars. Ce matin, les ouvriers ont bloqué une autoroute dans une zone industrielle où sont rassemblées des centaines d’usines de confection pour des groupes occidentaux. La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour libérer le passage. Une cinquantaine de personnes ont été blessées dans la violente intervention policière.