Des affrontements sérieux ont opposés hier les mineurs en grève depuis 12 jours à la police anti-émeute (ESMAD) dans la ville de Segovia, au nord-est du pays. Les mineurs avaient établi des barrages. Les affrontements ont causés d’importants dommages dans les infrastructures et le transport et la ville connait aujourd’hui des problèmes d’approvisionnement d’eau en raison des dommages causés au système d’adduction. 14 personnes ont été blessées. Les ESMAD se sont signalé une fois de plus par leur brutalité, attaquant la maison médicale, les médecins et les infirmières, et lançant des gaz lacrymogènes dans l’hôpital. 300 militaires ont été envoyés dans la ville pour maintenir l’ordre. D’autres affrontements ont eu lieu à Remedios.

Affrontements à Segovia

Affrontements à Segovia

La police nationale colombienne a capturé deux commandants de l’ELN dans les provinces d’Antioquia et de Bolivar. Au cours de la première opération policière, Luis Fernando Diaz Meza, alias « Luisito » ou « Barbao », a été capturé dans le village de Arenas Blancas, dans une zone rurale de la municipalité d’El Bagré (Antioquia). Il faisait l’objet d’un avis de recherche Interpol pour son rôle présumé dans la mort de quatre policiers lors d’une embuscade réalisée par l’ELN en 2014, et l’attaque d’un détachement de l’armée en 2012 qui s’était soldé par la mort d’un militaire. Avant d’être membres de l’ELN, Luis Fernando Diaz Meza a milité dans les FARC pendant plus de huit ans.

La deuxième opération de police a débouché sur la capture de Luz Marina Ortiz Vallejo, alias « Xiomara », commandante du Front Guillermo Ariza, qui fait partie du Front « Dario Ramirez Castro » de l’ELN actif dans le Bolivar et l’Antioquia. La commandante « Xiomara » aurait été arrêtée à son retour d’une conférence de l’ELN qui visait à renforcer l’idéologie et de la doctrine militaire des structures de guérilla dans le Bolivar et l’Antioquia. Elle avait été une première fois arrêtée en décembre 2010 dans la zone rurale de la municipalité de Norosí (Bolivar), comme membre de la Compagnie « Simón Bolívar » l’ELN. Assignée à domicile en mars 2011, elle était repassée à la clandestinité.

Combattante de l’ELN

Un militaire professionnel de la Task force anti-guérilla « Vulcano » a été tué dans un combat avec des guérilleros de l’ELN à Maracaibito, dans la zone rurale de Hacari, (province de Norte de Santander). C’est alors qu’un détachement de la brigade mobile n° 23 menait une action offensive contre la Compagnie « Commandante Diego » de l’ELN que le militaire a été tué.

Par ailleurs, trois membres de l’ELN ont été capturés par la police colombienne. Ils appartenaient au Front Manuel Vasquez Castano, actif dans les municipalités de Bolivar, Mercaderes, Almaguer, La Vega, Sucre, San Sebastian, Santa Rosa, Rosas et La Sierra. Ils sont notamment accusés de l’embuscade qui a coûté la vie à une policier (et qui en a blessé sept autres) dans le village de La Chorrera en 2011.

Combattant de l’ELN (archives)

José Antonio Núñez Moya, alias « Diego » avait rejoint les milices urbaines de l’ELN dans la ville de Ibague il y a 15 ans. Il a ensuite pris la responsabilité des activités militaires de l’ELN pour le canton de Libano. Il aurait été mandaté par l’ELN pour reconstituer le « Front bolchevique » qui a subi de rudes coups de la part des forces de répression.

Après plusieurs mois de recherches, les forces spéciales de la police, appuyées par des unités de la 5e division d’infanterie de l’armée, ont bouclé ce jeudi 13 juillet la municipalité de Rionegro (Antioquia) et arrêté le José Antonio Núñez Moya. On a retrouvé chez lui quelques armes de poing, des documents et du matériel explosif. Il a été transféré à la prison de Picaleña sous les accusations d’homicide aggravé, trafic, fabrication et la possession d’armes et vol qualifié et aggravé.

José Antonio Núñez Moya

José Antonio Núñez Moya

Il n’y aura pas de cessez-le-feu bilatéral sans trève « vérifiable » de l’ELN, dernière guérilla active en Colombie a déclaré le négociateur en chef du gouvernement colombien. Le négociateur de l’ELN, Pablo Beltran, avait assuré vendredi en Equateur que les deux parties étaient proches d’un accord pour « un cessez-le-feu temporaire ». Il avait toutefois précisé que durant ce cessez-le-feu, l’ELN suspendrait ses opérations offensives mais pas « défensives ». Il avait également demandé que « le gouvernement rompe ses liens avec les paramilitaires » et souhaité « un arrêt des attaques et des persécutions visant les dirigeants syndicaux, environnementaux, et les défenseurs des droits de l’homme ».

Le négociateur de l’ELN, Pablo Beltran,

L’affrontement s’est produit dans une zone rurale du village de Teorama, dans le département de Norte de Santander, près de la frontière vénézuélienne. Un soldat a été tué et un autre blessé dans une attaque attribuée à l’ELN (Front Hector du bloc nord-est). L’incident s’est produit à 4h30 du matin alors que des membres de la 7e Division armée menaient des « opérations de sécurité et de défense pour la protection et la réparation du pipeline de Caño Limón Coveñas », le second plus grand du pays.

combattants de l’ELN

combattants de l'ELN

Un militaire colombien a été arrêté à Pereira (département de Risaralda) pour sa collaboration présumée avec le réseau de soutien du « Front Ernesto Che Guevara » de l’ELN, a déclaré ce mardi le procureur à la presse. Le militaire aurait aidé à la coordination du transport des fournitures pour la guérilla et se serait livré à des activités de renseignement. Il a fallu plusieurs mois d’enquête pour démasquer le guérillero infiltré qui doit répondre du crime de rébellion.

combattants de l’ELN

combattants de l'ELN

A Bogota, une manifestation de plusieurs milliers d’enseignants grévistes est partie du ministère de l’Education avant-hier à dix heures, en direction de l’aéroport El Dorado. Au grand carrefour entre l’avenue de Cali et la 26e rue, les policiers des unités mobile anti-émeutes, les ESMAD, ont attaqué la manifestation avec des gaz lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des jets d’eau. Les autorités ont justifiés l’attaque brutale des ESMAD en disant qu’il n’était pas question de laisser les manifestants bloquer l’accès à l’aéroport. Les enseignants sont en grève depuis le 11 mai dernier, ils réclament une revalorisation de leur salaire.

Les incidents sur la 26e rue, à Bogota

Les incidents sur la 26e rue, à Bogota

Dix membres présumés de l’ELN ont été capturés dans différents endroits du département d’Arauca (nord-est) par les militaires de la huitième division de l’armée gouvernementale. Ils appartiennent à la Commission « Camilo Cienfuegos » du Front « Domingo Lain Saenz » de l’ELN, et sont accusés de rébellion, de terrorisme, de tentative d’assassinat dans la municipalité d’Arauquita et de sabotages répétés contre les oléoducs. Parmi les personnes capturées le responsable de la logistique du front.

Combattants de l’ELN (archives)

Un homme connu sous le pseudonyme de Papi, qui serait le commandant des milices urbaines de la Compagnie « Héros du Tarazá » de l’ELN, a été capturé lors d’une opération à laquelle ont participé la force aérienne (cinq appareils!), la police et 7e division de l’armée. L’arrestation a eu lieu dans la zone urbaine du canton Raudal (département d’Antioquia). Mardi, la 7e division de l’armée avait déjà arrêté, à Medellin et à Tarazá, quatre autres hommes, également accusés d’appartenir à la compagnie « Héros de Tarazá ». Dans le même département d’Antioquia, un policier colombien a été tué et deux autres blessés aujourd’hui lors d’une attaque de l’ELN sur la route reliant les villes de Campamento et Yarumal.

Arrestation de

Arrestation de