À Mayotte, des incidents graves impliquant la Police aux frontières (PAF) en juillet 2025 révèlent une répression violente et largement impunie. Dhali Moussa Djaloud, 27 ans, a été blessé par balle dans le dos lors d’une intervention des unités du Groupe d’appui opérationnel à Kawéni, laissant sa famille sans ressources et lui-même dans l’incapacité de travailler. Malgré une plainte pour « tentative d’assassinat », les enquêtes restent au point mort, et la version officielle des autorités est contestée par les témoins et la victime. Quelques semaines plus tôt, un kwassa-kwassa transportant une trentaine de passagers, dont des enfants, a chaviré après un choc avec un patrouilleur de la PAF, entraînant la mort d’au moins deux personnes, alors que les rescapés dénoncent une intervention tardive et un recours potentiellement délibéré à la force pour « tamponner » les embarcations en cas de refus d’obtempérer. Ces événements s’inscrivent dans un contexte de militarisation accrue à Mayotte, où les patrouilleurs et la gendarmerie utilisent régulièrement armes à feu et techniques dangereuses. Les victimes et rescapés, souvent menacés d’expulsion, restent sans réparation, tandis que les autorités locales et le parquet maintiennent un silence quasi total sur ces affaires.



