Les grévistes de la faim emprisonné·es pour la Palestine approchent des 60 jours de grève, dans un état de santé alarmant. Heba Muraisi (59e jour) souffre de graves carences, de douleurs intenses et de troubles cognitifs, tandis que ses proches subissent des fouilles abusives et des humiliations en prison. Teuta Hoxha (53e jour) est presque alitée, victime de pertes de connaissance, d’une fatigue extrême et ses visiteurs sont harcelés par l’administration pénitentiaire. Kamran Ahmed (52e jour) subit des vertiges sévères, une perte auditive intermittente et des baisses de rythme cardiaque. Lewie Chiaramello (38e jour), diabétique, continue de jeûner malgré de forts risques pour sa santé. Face à cette situation critique, Prisoners For Palestine appelle à intensifier la mobilisation contre la complicité britannique dans le génocide sioniste et à agir en solidarité avec les prisonnier·es (plus d’infos), à l’image des actions menées contre de nombreuses ambassades britanniques comme à Tunis (photo) et Bruxelles (voir la vidéo).

Au Royaume-Uni, plusieurs unités de police testent un système d’intelligence artificielle développé par Faculty AI qui analyse les données du vaste réseau de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation (ANPR) afin d’identifier des trajets considérés comme « suspects ». Contrairement à l’usage traditionnel ciblé de ces caméras, le programme apprend à reconstituer des parcours complets et à détecter des schémas de déplacement associés à des réseaux criminels, à partir de millions de données. Présenté par les autorités comme un projet expérimental encadré sur le plan éthique, ce dispositif suscite de fortes inquiétudes parmi de nombreuses personnes et organisations qui dénoncent un risque de surveillance de masse, d’atteinte généralisée à la vie privée et d’évolution progressive vers le suivi des déplacements de l’ensemble de la population.

Le 28 décembre 2025, la prisonnière pro-palestinienne Heba Muraisi en est à son 56ᵉ jour de grève de la faim pour dénoncer la complicité du Royaume-Uni avec le principal fabricant d’armes israélien, Elbit Systems, et pour exiger son transfert à la prison de HMP Bronzefield. Actuellement détenue à HMP New Hall, elle souffre d’un profond isolement, ayant été éloignée de sa famille et de ses proches de Londres. Sa mère, en raison de problèmes de santé, ne peut pas parcourir les plus de 286 km jusqu’à Wakefield et n’a pas vu sa fille depuis plus de quatre mois, tandis que les visites sont rarement autorisées, y compris pour les proches en mesure de se déplacer. Un appel à l’action invite à contacter HMP Bronzefield et les autorités compétentes afin qu’elles acceptent sans délai sa demande de transfert (plus d’infos).

Parallèlement, la mobilisation se poursuit en soutien aux grévistes de la faim qui luttent pour la libération sous caution de toutes les personnes réprimées pour leur engagement contre le génocide en Palestine au Royaume-Uni : Heba Muraisi, Teuta Hoxha, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello. Ces derniers jours, plusieurs rassemblements ont été organisés au Royaume-Uni, notamment devant les prisons des détenus, mais aussi à Paris, Madrid, Ramallah ou encore Bruxelles (voir photo).

Lowkey est un rappeur et activiste britannique‑irakien connu pour son engagement politique à travers sa musique. Régulièrement, il est la cible du lobby pro-israélien qui tente de censurer ses sons et productions. En featuring avec Mai Khalil, il a sorti un morceau de musique le 26 décembre dernier en soutien aux 33 prisonniers pro-palestiniens actuellement détenus au Royaume-Uni. Plusieurs d’entre eux sont toujours en grève de la faim pour dénoncer leur détention provisoire ainsi que la complicité des autorités britanniques avec le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems (voir notre article).

Deux militants ont récemment bloqué les locaux d’Aspen Insurance, une entreprise assurant le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems. Placés en détention provisoire à la suite de l’action, ils ont été libérés sous caution le lendemain, mercredi 24 décembre. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte d’intensification des opérations militaires israéliennes au Liban et de raids en Cisjordanie, tandis que des actions militantes se poursuivent pour perturber l’approvisionnement en armes d’Israël et soutenir la libération de la Palestine.

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Le 23 décembre 2025, le collectif Prisoners for Palestine a annoncé qu’après 48 et 49 jours de grève de la faim, les prisonnières pro-palestiniennes Qesser Zuhrah (à gauche sur la photo) et Amu Gib ont décidé de suspendre leur action en raison de la dégradation critique de leur état de santé et des risques imminents pour leur vie. D’autres prisonniers, dont Heba Muraisi, Teuta Hoxha, Kamran Ahmed et Lewie Chiamarello, poursuivent quant à eux la grève de la faim pour leur libération et la fin de la complicité britannique avec le fabricant d’armes israélien Elbit Systems, mais aussi pour obtenir la fin des mesures d’isolement, le retour de Heba Muraisi à la prison de HMP Bronzefield et l’accès aux mêmes droits, activités et formations que les détenus condamnés. Malgré cette pause partielle, la mobilisation a permis de mettre en lumière la détention politique et la répression croissante au Royaume-Uni, ainsi que de renforcer la solidarité internationale en faveur de la cause palestinienne. En particulier, de nombreux rassemblements de soutien ont eu lieu ces derniers jours, comme à Madrid où Bruxelles.

Plusieurs prisonniers détenus au Royaume-Uni pour des actions contre le fabricant d’armes israélien Elbit Systems ont entamé une grève de la faim illimitée afin de protester contre leur détention prolongée sous des lois antiterroristes, souvent sans inculpation, sans libération sous caution et dans des conditions d’isolement strict (voir notre article). Ils réclament la fin des restrictions de communication, leur libération, un procès équitable, la fin de l’interdiction de Palestine Action et la fermeture des sites d’Elbit Systems au Royaume-Uni. Alors que six d’entre eux approchent les cinquante jours sans nourriture, leur état de santé est jugé critique. Afin de les soutenir, un rassemblement d’urgence est organisé mardi 23 décembre dès 18h30 à Bruxelles devant le Consulat britannique (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

La police de Londres a procédé à ses premières arrestations lors d’une manifestation pro-palestinienne le 17 décembre dernier après avoir annoncé un durcissement de sa position contre les slogans appelant à « mondialiser l’Intifada » (voir notre article). Deux personnes ont été interpellées pour des propos considérés comme une atteinte aggravée à l’ordre public à caractère raciste, et une troisième pour avoir tenté d’entraver l’action des forces de l’ordre.

Au Royaume-Uni, des soutiens à la cause palestinienne ont passé la nuit de mardi à mercredi dernier devant la prison de HMP Bronzefield pour exiger l’hospitalisation immédiate de Qesser Zuhrah. Mercredi 17 décembre, à son 46e jour de grève de la faim, elle a finalement été hospitalisée. Souffrant de fortes douleurs, de difficultés respiratoires et incapable de se tenir debout, la détenue n’aurait pas eu accès à des soins d’urgence, la prison ayant refusé l’entrée d’ambulances et retardé sa prise en charge. Des professionnels de santé alertent sur un risque vital imminent, tandis que les autorités pénitentiaires et politiques sont accusées de mettre sa vie en danger en refusant d’accéder aux revendications des six détenus toujours en grève de la faim : Qesser Zuhrah, Amu Gib, Heba Muraisi, Teuta Hoxha, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello (voir notre article).

En Angleterre, les polices de Londres et de Manchester ont annoncé qu’elles procéderaient à des arrestations contre toute personne scandant ou affichant des slogans appelant à « mondialiser l’intifada » (Globalize the Intifada) lors de manifestations pro-palestiniennes. Cela intervient dans un contexte de criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine à travers le dévoiement et l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme après l’attentat antisémite de Bondi en Australie et une attaque mortelle contre une synagogue à Manchester. Les autorités invoquent le risque de « violences » et un durcissement de leur doctrine de maintien de l’ordre.

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