Le verdict d’appel du procès Samuel Paty est tombé : Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina ont vu leur condamnation pour « association de malfaiteurs terroriste » (AMT) confirmée, bien qu’ils n’aient eu aucun lien direct avec l’auteur de l’attentat. Bien qu’il ait visé des personnalités réactionnaires, il illustre l’usage de plus en plus autoritaire de l’AMT, marquant un précédent dangereux. Cette infraction, façonnée depuis 1996 par des législateurs et juges soucieux de renforcer le contrôle social et de réprimer les oppositions, repose sur l’intention présumée et la dangerosité supposée, criminalisant toute dissidence et élargissant indéfiniment le pouvoir pénal. Le verdict Paty marque un seuil supplémentaire dans cette logique répressive, rendant juridiquement « radioactifs » tous les individus jugés radicalisés.
France : Le procès Samuel Paty et les enjeux autour de « l’association de malfaiteurs terroriste »