Le 23 septembre, neuf prisonniers politiques sahraouis ont entamé une grève de la faim dans trois prisons marocaines. Treize jours plus tard, cinq d’entre eux poursuivent encore leur mouvement. Depuis le début de la grève, plusieurs ont été transférés de force et leurs familles ont été privées de visites ou laissées sans nouvelles.
Ces transferts constituent également un éloignement géographique majeur : des prisonniers détenus à El-Ayoun, au Sahara occidental, ont été transférés dans des prisons situées au Maroc, parfois à plus de 1 200 km de leur lieu d’origine, notamment à Kénitra et Tiflet. Cette détention hors du Sahara occidental constitue une forme de représailles et une « double peine », en rendant les visites et le maintien des liens familiaux particulièrement difficiles.
Journaliste et photographe de 27 ans, détenu depuis près de sept ans et condamné à 20 ans de prison, Khatri Dadda entame une grève de la faim de 48 heures en solidarité avec les autres prisonniers du groupe de Gdeim Izik. Il envisage une grève illimitée. Leur mouvement dénonce ainsi à la fois leurs conditions de détention et les représailles exercées contre eux et leurs familles.
