Le 15 septembre, le tribunal régional de Leipzig a acquitté en appel un salarié d’hôpital poursuivi pour avoir transmis, selon l’accusation, les données personnelles de militants d’extrême droite. Ces informations auraient ensuite été utilisées pour préparer deux agressions contre ces personnes. Le tribunal a toutefois estimé qu’aucune preuve vérifiable ne permettait d’établir à qui le salarié aurait transmis les données. La défense a également fait valoir que certaines informations étaient déjà accessibles publiquement et a dénoncé une enquête partiale.
Moins de 24 heures après cet acquittement, la Soko LinX, une unité spéciale de la police criminelle saxonne chargée notamment d’enquêter sur des violences attribuées à la gauche révolutionnaire, a perquisitionné un appartement dans le quartier de Connewitz, à Leipzig. Cette opération serait liée à l’une des deux agressions évoquées dans le procès. Une personne a été emmenée par la police, sans être placée en détention. Cette nouvelle perquisition intervient alors que la Cour constitutionnelle fédérale allemande a récemment jugé illégales deux perquisitions visant des militants de gauche et que plusieurs opérations antérieures de la Soko LinX ont également été déclarées illégales.