Lors du procès au tribunal régional supérieur de Düsseldorf contre six antifascistes (voir notre article), un expert présente une méthode contestée de reconstitution squelettique à partir de vidéos, comparée à des scans corporels 3D réalisés sous contrainte. Développée et promue par le professeur Dirk Labudde et sa société, cette technique, jugée scientifiquement peu fiable et juridiquement problématique par des chercheurs et des collectifs de soutien, a déjà été utilisée dans d’autres procédures contre des militants antifascistes. Les critiques dénoncent une absence de validation scientifique indépendante, des pratiques coercitives lors des prises de mesures et le recours à une expertise basée sur des probabilités, susceptible d’être utilisée comme preuve centrale malgré ses fortes limites.