Le mécontentement croissant de la population du Ladakh, une région au nord de l’Inde, couve depuis au moins 2019, date à laquelle cette région a été séparée de l’ancien État indien du Jammu-et-Cachemire et a perdu son statut semi-autonome en passant sous le contrôle administratif direct de l’Inde. À l’époque, de nombreux Ladakhis, dont l’activiste écologiste Soman Wangchuk, ont accepté la nouvelle administration, contrairement au Cachemire voisin qui a connu une vague de violence et de répression à l’encontre de toute dissidence. Avec le temps, les Ladakhis ont réalisé que la perte totale de leur autonomie était un problème. Outre le chômage généralisé qui touche la région, l’une des questions les plus urgentes concerne la manière dont les terres et les écosystèmes fragiles du Ladakh sont gérés. Depuis qu’il a pris le contrôle du Ladakh, le gouvernement a annoncé des projets touristiques, solaires et industriels à grande échelle dans la région, nécessitant des milliers d’hectares de terres.

Soman Wangchuk a entamé une grève de la faim avec ses partisans, refusant de s’alimenter jusqu’à ce que les revendications des Ladakhis soient satisfaites. Les manifestations sont restées pacifiques jusqu’au 24 septembre, 14e jour de la grève de la faim, quand les jeunes sont massivement descendus dans la rue ont jeté des pierres, incendié un véhicule de police, puis se sont rendus au bureau du parti au pouvoir BJP et l’ont brûlé. La police a ouvert le feu, quatre personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées. Le ministère indien de l’Intérieur a déclaré que la police avait tiré en « légitime défense » et a imputé la responsabilité des violences aux « discours provocateurs » de Sonam Wangchuk qui a été emprisonnés en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Depuis la situation s’est apaisées mais les mobilisations continuent jusqu’à la libération de Sonam Wangchuk. Jeudi, le gouvernement a libéré 26 personnes arrêtées lors des manifestations en signe d’apaisement, mais Sonam Wangchuk reste détenu.

Un véhicule de police incendié par les manifestants

Un maoïste présumé, qui aurait été impliqué dans une récente explosion sur une voie ferrée dans le district de Kokrajhar, dans l’Assam, a été tué par la police à Kokrajhar. Cet evénement est survenu lors d’une opération de police à Nadanguri, lancée pour retrouver les militants derrière l’explosion de Kokrajhar jeudi 23 octobre. Une bombe avait endommagé un tronçon de la voie ferrée du Northeast Frontier Railway (NFR) entre Salakati et Kokrajhar, interrompant la circulation des trains sur l’itinéraire (photo). La police affirme que l’homme était armé d’un pistolet et de deux grenades. Il se nomme Apil Murmu alias Rohit Murmu (40 ans), et la police le croit impliqué dans de multiples activités insurrectionnelles dans l’Assam et le Jharkhand depuis 2015. Murmu aurait été membre de l’Armée nationale de libération du Saotal (NSLA) avant de se rendre vers le Jharkhand, où il aurait formé la fraction dissidente de la NSLA, fraction qui s’est liée à l’insurrection maoïste.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Dans une déclaration publiée le 15 octobre, le porte-parole du comité central du PCI (maoïste), Abhay, a affirmé que les forces de sécurité menaient une « guerre contre-insurrectionnelle » prolongée depuis plus de cinq mois et demi dans des régions telles que Narayanpur, Bijapur, Kanker, Sukma (Chhattisgarh), West Singhbhum (Jharkhand) et certaines parties de l’Odisha, conduisant à des opérations à grande échelle contre les cadres maoïstes. Il a appelé à une nouvelle journée de mobilisation nationale le 24 octobre pour protester contre cette politique.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

Sonu (connu aussi sous le nom de Venugopal), membre du bureau politique du PCI (maoïste), s’est rendu à la police avec 60 combattants de l’Armée de guérilla de libération du peuple. Après des appels à la reddition contre l’avis de la majorité de la direction du PCI (maoïste), il avait demandé aux membres et cadres du parti de participer au processus de reddition avant le 15 octobre (voir notre article). Parmi les milliers de militants du PCI (maoïste) et les dizaines de milliers de membres et sympathisants, seules 60 personnes ont participé à ce processus et déposé des armes. Venugopal est le seul responsable central à y avoir participé.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

Un travailleur du BJP (le parti d’extrême droite au pouvoir) a été tué par des maoïstes dans le district de Bijapur au Chhattisgarh lundi 13 octobre dans la soirée. Il était accusé d’être un informateur de la police. En particulier, il lui était reproché d’avoir fourni des informations ayant conduit à des arrestations par les forces de sécurité dans leur secteur dans le cadre de l’opération de contre-insurrection Kagaar (voir notre article). Depuis janvier 2024, les opérations des forces de sécurité ont conduit à l’assassinat de 472 maoïstes au Chhattisgarh.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

Au moins 10 étudiants de l’Institut Tata des sciences sociales (TISS) de Mumbai ont été interpellés par la police pour avoir prétendument participé à un événement le 12 octobre dernier commémorant l’anniversaire de la mort du professeur G.N. Saibaba (voir notre article). Quatre étudiants ont été arrêtés et la police a également recherché les adresses de plusieurs autres. Les ordinateurs et les téléphones portables appartenant aux étudiants arrêtés ont été confisqués au cours de l’opération.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

Un chef de police de la Force de réserve centrale indienne (CRPF) a été tué et deux autres membres du personnel ont été blessés dans l’explosion d’un engin explosif déclenché par des maoïstes dans l’État du Jharkhand en Inde. Cela intervient dans le cadre d’une « Semaine de résistance » organisée par le PCI (maoïste) du 8 au 14 octobre, qui sera succédée par une journée de grève générale le 15 octobre, afin de dénoncer l’opération de contre-insurrection Kagaar (voir notre article).

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

Dans la nuit du 1er octobre, deux informateurs auraient été éliminés par des membres du PCI (maoïste) dans deux villes du Bastar après la découverte de leurs liens avec la police. Lors de la première élimination, il n’y a pas eu de propagande, mais lors de la deuxième élimination, des maoïstes auraient distribué des tracts pour expliquer leur action à la population.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

La Force de réserve centrale de la police (CRPF) a distribué plus de 10 000 postes de radio dans les zones reculées du Bastar au Chhattisgarh, dans le cadre d’une campagne visant à lutter contre l’influence des maoïstes dans la région. Ce programme va toucher 54 000 personnes, considérant qu’une famille est une unité de cinq personnes, et intervient en appui à l’opération militaire de contre-insurrection Kagaar (voir notre article).

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

Depuis le début de l’année 2025, plus de 250 maoïstes ont été assassinés dans la région du Chhattisgarh dans le cadre de l’opération de contre-insurrection Kagaar mené par l’État indien contre la guerre populaire dirigée par le Parti Communiste d’Inde (maoïste). Le 27 septembre, le Bureau régional de l’Est du PCI (maoïste) a publié un communiqué appelant à une semaine de protestation dans le Bihar-Jharkhand, le Chhattisgarh du Nord, le Bengale-Occidental et l’Assam du 8 au 14 octobre 2025 et à une journée de grève générale le 15 octobre 2025 « contre la campagne de répression policière fasciste brutale et la terreur d’État dans le cadre de l’Opération Kagaar ». Il précise par ailleurs que le transport de lait, de légumes, de presse et les ambulances transportant des patients graves seront exemptés de la grève.

 

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,