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Inde-Népal 1890

Ce midi, les guérilleros maoïstes ont remis le collector (fonctionnaire du service administratif du district) Alex Paul Menon qu’ils retenaient depuis douze jours aux deux médiateurs choisis par eux dans un lieu tenu secret d’une zone forestière à 500 kilomètres de Raipur (Chhattisgarh). Plus tôt dans la semaine, les deux médiateurs avaient signé un accord selon lequel le gouvernement d’état acceptait de mettre en place un comité, dirigé par un des deux médiateurs, dont la mission sera d’examiner les affaires des prisonniers dépérissant dans les prisons du Chattisgarh, en ce y compris ceux exigés par les maoïstes. Cet accord ne prévoir la libération effective d’aucun prisonnier, contrairement aux premières exigences émises par les guérilleros. Initialement, ceux-ci avaient exigé la libération de 17 de leurs cadres, l’arrêt immédiat de l’Opération Green Hunt et le retrait des forces de sécurité du Bastar.

La NPA a réalisé une attaque le premier mai contre un détachement militaire. Selon les maoïstes, deux soldats ont été tués et sept autres blessés, mais l’armée ne reconnait qu’un blessé. La guérilla avait fait exploser un IED au passage d’un véhicule du 8e Bataillon d’Infanterie à Purok 7, (Barangay Songco), avant de longuement mitrailler le véhicule.

Mohit Yadav, un commandant sub-zonal maoïste, a été arrêté hier dans le village de Matauli (district de Palamu, Etat de Bihar). Yadav avait déjà purgé deux années de prison. Il avait rejoint la guérilla en 2011 et était activement recherché.

D’autre part, des forces conjointes du Special Operation Group (SOG) et de la CRPF se sont emparées d’un camp de la guérilla maoïste dans le district de Ganjam (Etat de l’Orissa). ils y ont saisi des explosifs et du matériel pour fabriquer des IED (câbles, etc.), des uniformes et des gilets pare-balles, des publications maoïstes, des stocks de vivres et de médicaments. Les occupants du camp ont pu échapper aux forces de sécurité sous le couvert d’une vive fusillade. Un autre camp a été pris dans les même conditions dans la forêt de Sharmbi. Là aussi un tir nourri a permis aux guérilleros de s’échapper.

Un sous-officier, trois soldats et un civil ont été tués dans une nouvelle embuscade de la guérilla maoïste dimanche dans la ville Labo, Camarines Norte. Une vingtaine de combattants de la NPA ont soudainement ouvert le feu sur un détachement composé de soldats et de paramilitaires. Les guérilleros se sont emparés de sept armes automatiques.

Les combattants de la NPA ont tendu samedi une embuscade à un détachement militaire dans un village éloigné de de la province Compostela Valley (île de Mindanao). Un soldat a été tué et sept autres blessés. Dimanche, une autre colonne de la guérilla s’est heurtée à une forte patrouille militaire dans la province de Quezon. Deux guérilleros ont été tués

Dans son dernier article (traduit par notre Secours Rouge ci-dessous), paru dans la section économique de Outlook India, Arundhati Roy dépeint la situation globale indienne, ainsi que le rôle joué depuis plus d’un siècle par les fondations et les ONG à travers le monde. Mais surtout, elle explique comment ce système économique, cette nouvelle ‘Inde qui brille’ appauvri son peuple (et principalement les tribaux) au bénéfice de quelques-uns et comment ces tribaux, soutenus dans leurs luttes par la guérilla maoïste, tente de faire changer les choses malgré la répression qui sévit.

Le capitalisme: une histoire de fantômes

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Au lendemain de l’embuscade qui a durement frappé les forces armées à Luzon (un douzième soldat est mort aujourd’hui de ses blessures), un nouveau combat a opposé la guérilla maoïste aux forces de sécurité. Quatre combattants de la NPA et un paramilitaire de la CAFGU ont été tués à Barangay Bacungan, Magsaysay, (Davao del Sur) mercredi. Un autre milicien a été blessé. Par ailleurs, une unité de la NPA a fait un raid sur une agence de sécurité dans la ville de Butuan, faisant main basse sur 66 armes dont 46 kalachnikov et 3 fusils de sniper M14.

Suite à une décision gouvernementale confirmée par la justice, l’expulsion et la démolition d’un bidonville de la banlieue sud de Manille, ville de plus de 11 millions d’habitants parmi lesquels près d’un cinquième vit dans des bidonvilles, devait débuter ce lundi. Dès 6 heures, des milliers d’habitants du quartier s’étaient rassemblés pour empêcher l’opération, bloquant notamment une des routes les plus fréquentées de la capitale en formant une énorme barricade humaine. Jusqu’à 10 heures, manifestants et forces de l’ordre se sont fait face, avant l’arrivée des policiers anti-émeutes lourdement armés (matraques, boucliers,…). Ceux-ci ont fait usage de gaz lacrymogènes pour forcer le passage, entraînant la réaction des manifestants qui ont répliqué en leur lançant divers projectiles et en tentant de mettre le feu aux véhicules de police et de pompiers. C’est alors que les policiers ont ouvert le feu, tirant à balles réelles sur la foule. Trois personnes ont été touchées. L’une d’entre elle est décédée alors que les deux autres se trouvent dans un état grave. Une quarantaine d’autres personnes ont été blessés durant les affrontements qui ont précédé. Les autorités ont annoncé que cinq policiers avaient également été blessés et qu’elles avaient procédé à une trentaine d’arrestations. Néanmoins, aucun expulsion n’a pu avoir lieu lundi.