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Inde-Népal 1886

Aux Philippines, le 6 février 2010, 43 personnels médicaux ont été arrêté par des militaires et des policiers, dans la ville de Morong (province de Rizal). Parmi ces personnes figurent deux médecins, un infirmier et deux sages-femmes, et surtout des travailleurs et travailleuses de santé communautaire. La situation sanitaire est, dans l’archipel, déplorable et la population, dans les villes comme dans les campagnes, a largement recours à ces « personnels de santé communautaire », des bénévoles formés aux premiers soins et aux médecines traditionnelles (phytothérapie, massages et acupuncture notamment). Lors de leur arrestation, les 43 suivaient une formation à l’intervention en l’absence d’équipements médicaux. Leur formation était sponsorisée par deux ONG connues et reconnues pour leur engagement dans la santé communautaire.

Les militaires ont accusé les 43 d’être des membres de la Nouvelle Armée Populaire (NPA). Pendant leur détention dans le Camp de Capinpin à Tanay, les militaires les ont soumis à des tortures psychiques, physiques et à caractère sexuel. Suite à cela, cinq des travailleurs de santé communautaire sont devenus des « témoins de l’Etat » à charge contre leurs collègues. Ce n’est pas la première fois que des personnels de santé communautaire sont, aux Philippines, accusés d’être membres de la guérilla communiste et cette répression s’inscrit dans la logique de lutte contre-insurrectionnelle menée par l’État philippin dont sont victimes les communautés les plus pauvres.

Depuis l’arrestation des 43, de nombreuses manifestations ont, aux Philippines, demandé leur libération. Elles ont permis que leurs proches puissent les visiter. Maintenant, 38 des 43 sont détenus dans le Camp militaire de Bagong Diwa et attendent une décision de la Cour Suprême des Philippines. Un appel à la solidarité internationale est lancé.

Manifestation pour la libération des 43 de Morong

Manifestation pour la libération des 43 de Morong

lien de la campagne internationale: « Free the health workers »

Ce dimanche, les forces de sécurité ont reçu un tuyau leur signalant la présence de guérilleros dans le village de Ghritakham située au Bengale occidental. Elles se sont immédiatement ruées au lieu mentionné et y ont été accueillies par les tirs maoïstes qui ont tenté de défendre leur poste. La fusillade a duré plus de cinq heures et a fait quatre morts, dont trois guérilleros, qui ont été emmenés par les autres combattants au moment de leur fuite. La police a saisi des armes et des munitions sur les lieux. Cette nouvelle offensive des forces de sécurité est la troisième en deux semaines dans cette région. Le chef de la police a déclaré: ‘Nous avions mené ce type d’action par le passé, mais maintenant, la qualité des informations qui nous sont fournis s’est singulièrement améliorée, et le réseau de renseignements s’est renforcé’.

Dans une déclaration envoyée à certaines maisons de presse hier, le CPI(maoïste) a affirmé qu’il allait ‘se lever comme un poing pour éjecter les MNC (Compagnies Multinationales) hors du pays. La déclaration répète également que la mission des maoïste est e balayer les ‘régimes traitres et pourris’ du Centre et des états. Les naxalites disent que vu que les activités minières des sociétés n’ont pas bénéficié aux tribaux, il est justifier de lancer une lutte armée. Cependant, les rapports du gouvernements continuent à affirmer que les dirigeants locaux des groupes insurgés extorquent régulièrement des sommes énormes aux mineurs pour les autoriser à mener leurs affaires.

La tirade contre les MNC arrive dans le contexte du verdict de la tragédie du gaz de Bhopal. Lançant une attaque cinglante contre le gouvernement et les entreprises en Inde, le porte-parole des naxalites a dit: ‘Nous appelons toutes les forces démocratiques à s’unir, à s’opposer et à résister de manière militante à la vente continue des intérêts du pays aux requins impérialistes. Le temps est compté. Si nous n’agissons pas collectivement contre les politiques désastreuses du gouvernement traitre de l’UPA et les divers gouvernements d’états, nous ne pourrons pas empêcher l’ensemble de l’Inde de devenir un Bhopal’. Les insurgés ont également exigé que les capitaux de Dow Chemicals soient confisqués et que le criminel soit obligé de nettoyer le site de Bhopal de ses matériaux toxiques. Ils ont également repris une autre exigence populaire, qui est que Dow soit obligé de payer une compensation aux 500.000 victimes, exprimant leur plus profonde angoisse concernant les conditions auxquelles sont confrontées les centaines de milliers de personnes de Bhopal. Ils affirment que l’homme ordinaire n’obtiendra jamais justice de la part des ‘soi-disant tribunaux ou partis de la classe dirigeante, que ce soit le Congrès, le BJP ou la soi-disant gauche’. Accusant le Congrès ainsi que la BJP des crimes commis par ‘les requins des MNC tels que ceux de Union Carbide’, Azad a visé le gouvernement, l’accusant de dérouler ‘le tapis rouge, signant des MOU, accordant des concessions extraordinaires telles que la gratuité de la terre, de l’eau, de l’énergie et des taxes de vacances, et d’interdire les activités syndicales légitimes’.

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Le 2 juin dernier, l’écrivain et militante Arundhati Roy a pris la parole au cours d’une réunion publique organisée par le Comité pour la Protection des Droits Démocratiques. Dans les jours qui ont suivi, la presse indienne a relaté l’événement de manière diffamatoire. La militante a également été victime d’intimidations, notamment à son domicile. En réponse à ces faits, elle a publié un communiqué, afin de rétablir ce qui s’est réellement passé et ce qu’elle a véritablement dit lors de ce meeting. Nous avons traduit ce texte, que vous pouvez lire en cliquant sur le lien suivant:

Avatar urbain de l’Opération Green Hunt – format pdf

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Des milliers d’ouvriers du textile bangladais en grève pour obtenir des augmentations ont jeté des pierres et se sont accrochés avec la police samedi dans une zone industrielle proche de Dacca, la capitale du pays. Un manifestant a fait état d’une centaine de blessés, une quarantaine de policiers auraient été blessés. Les forces de l’ordre ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule à Ashulia. Une cinquantaine d’usines du secteur sont fermées de peur d’attaques. Les ouvriers demandent le relèvement du salaire minimum à 5000 takas (58 euros) par mois, sachant que le salaire moyen actuel tourne autour de 2000 takas (23 euros). L’industrie textile, qui emploie deux millions de personnes au Bangladesh, est un secteur crucial pour l’économie de ce pays frappé de plein fouet par la récession mondiale.

Emeutes au Bengladesh

Emeutes au Bengladesh

Un affrontement a eu lieu ce vendredi lorsqu’une patrouille de l’armée s’est retrouvée face à des guérilleros de la NPA à Guihulngan, à 570 kilomètres au sud de Manille. Quatre soldats ont été blessés durant le combat.

Un autre affrontement s’est soldé par la mort de cinq rmaoïstes dans la ville Cateel de province(domaine) Orientale Davao en Philippines du sud, toujours vendredi. L’affrontement a éclaté quand environ 50 guérilleros, embarqués à bord de deux camions ont fait un raid sur un avant-poste de police. Trois policiers ont été blessés dans le combat.

Trois journalistes et autant de militants d’une organisation pour les droits de l’homme ont été interpellés dans un village du Bengale occidental mardi, suspectés de s’être rendus dans un village pour y rencontrer des maoïstes. Les journalistes ont depuis été libérés mais les militants sont été accusés d’avoir violé les ordres d’interdiction d’entrer sur le territoire. Les forces de sécurité avaient encerclé le village après avoir reçu l’information que des maoïstes s’y trouvaient. Le commissaire de police affirme que les trois militants se trouvaient dans le village depuis trois jours, qu’ils ont assisté à plusieurs réunions d’un comité local « soutenu par les maoïstes » (ce qui est contraire à la loi) et qu’ils lui auraient fourni un soutien financier. De son côté, le comité dont il est question dénonce, outre l’arrestation de ces six personnes lors de cette attaque surprise, celle de 72 villageois.

Les forces de sécurité indiennes (une équipe mixte de la CRPF et de la police de l’Etat) ont mené une large opération durant 24 heures ce week-end à proximité de Bangdaon dans l’Etat du Jharkhand. La police affirme avoir tué une douzaine de guérilleros maoïstes, mais n’a pu présenter aucun corps. Les forces de sécurité ont détruit plusieurs camps maoïstes dans lesquels elles ont saisi des bombes artisanales ainsi que du nitrate d’ammonium (produit servant d’engrais qui, mélangé à du gazole, compose un explosif puissant). Un membre de la CRPF serait également décédé au cours de l’opération.

Après les arrestations de plusieurs militants du PCPA en début de semaine, ceux-ci étant soupçonnés d’être responsables du déraillement d’un train le 28 mai dernier, le porte-parole du CPI(maoïste) a réaffirmé que ni son parti, ni le PCPA qu’il soutient, n’en étaient responsables. Il a affirmé que si la direction du parti découvrait, après enquête, qu’un de ses membres était impliqué dans l’accident, il prendrait des mesures rigoureuses envers lui. Malgré ces deux déclarations, le gouvernement indien continue à accuser les maoïstes de cet acte de violence, accusation largement répercutée par l’ensemble des médias. Dans le premier communiqué datant du 1er juin, le porte-parole du CPI(maoïste) avait condamné cet acte et nié toute implication de son parti. Il affirmait également que la direction du parti allait mener une enquête stricte, mais qu’elle n’était aucunement responsable de cette action visant des civils. Il ajoutait: ‘le CPI(maoïste) exprime son profond regret d’un tel incident tragique … qui a eu lieu dans la nuit du 28 au 29 mai et qui est utilisé par le gouvernement du Bengale occidental, la police et les partis tels que le BJP et le CPI(marxiste) pour ternir l’image de notre parti. Durant deux jours après l’accident, la police n’a pas confirmé qu’une explosion avait eu lieu sur place, et a encore moins trouvé une preuve de l’implication des maoïstes. Cependant, ils ont avancé la théorie de l’implication maoïste avec l’argument que la région est un foyer maoïste et qu’à une époque, les maoïstes s’attaquaient aux trains’.

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C’est ce vendredi que débutera la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud. Les forces de sécurité jouent la carte de la présence en masse. Au total, 44.000 personnes ont été recrutées pour l’occasion, ce qui porte à 180.000 l’effectif policier. Des milliers d’agents patrouilleront à pied et à cheval aux abords des stades. En outre, des policiers seront affectés à la protection des VIP qui ont pour la plupart déjà leurs propres gardes du corps. A l’intérieur des stades, des policiers venus des 27 pays participants seront dans les stades pour repérer les comportements à risque de leurs ressortissants. Toutes ces mesures sont complétées par la réquisition de nombreux hélicoptères, de démineurs, de caméras de surveillance et de la coopération d’Interpol. L’espace aérien au-dessus des stades a été restreint. Enfin, des cellules ont été construites dans les stades pour accueillir les personnes interpellées et des tribunaux spéciaux permettront de les juger rapidement.

Dispositif policier pour la Coupe du Monde de football

Dispositif policier pour la Coupe du Monde de football