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Inde-Népal 1886

Un maoïste a été tué dimanche 26 juillet dans un échange de tirs avec la police à Chintapalli Mandal, dans la zone de la frontière d’Andhra Odisha (AOB). D’autre part, un paramilitaire anti-guérilla de la garde de réserve de district (DRG) a été blessé lors d’une fusillade avec des maoïstes dans une forêt du village d’Aautpalli, dans le district de Bijapur, mercredi 29. Le paramilitaire a été blessé par balle à la jambe et a été transféré à l’hôpital. Les forces de sécurité ont intensifié leurs opérations alors que les maoïstes observent la semaine des martyrs du 28 juillet au 3 août.

Combattants maoïstes

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Un échange de tirs a eu lieu dimanche 18 à la frontière Andhra-Odisha, dans les zones forestières de Munchangiputtu et Pedabayalu. Deux importants dirigeants maoïstes auraient échappé de peu à la police à cette occasion. Il s’agirait d’Akkiraju Hargopal, alias Akkiraju Hargopal, alias RK, un des principaux dirigeants de l’insurrection maoïste, et du secrétaire du comité zonal du PCI(M), Chalapathi. Ce dernier et son épouse Aruna auraient cependant été blessés par les tirs des policiers. Par ailleurs Sunil Manjhi, 37 ans, un résident du district de Giridih dans le Jharkhand a été arrêté mercredi 22. Il serait membre du comité de zonal du Bihar-Jharkhand du PCI (M). Il est accusé de jouer un rôle déterminant dans la collecte d’énormes montants de taxes auprès des entreprises de la région de Parasnath à Giridih.

Akkiraju Hargopal

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Plusieurs anarchistes encourent de lourdes peines suite à leur arrestation dans le cadre d’une répression qui s’intensifie. Trois d’entre eux ont été interpellés pour des tags qui ont été qualifiés de “crimes graves”. Les tags incriminés sont : «sudah krisis, saatnya membakar ” (il y a déjà une crise, il est temps de brûler) et” melawan atau mati konyol » (combattre ou périr). Peu de temps après, deux autres anarchistes ont également été arrêtés par la police à Tangerang et Bekasi. Suite à leur arrestation, ils ont été frappés et torturés, ils ont eu la tête enveloppée dans des sacs en plastique et ont été gardés au commissariat en dehors de tout statut légal, sans que ni leurs proches ni leurs avocats ne puissent avoir des nouvelles ni intervenir. Ils font actuellement l’objet d’un procès dans lequel ils encourent jusqu’à 10 ans de prison. Deux autres, qui sont encore mineurs, sont déjà condamnés à 4 mois de prison (voir l’appel à la solidarité).

Un des tags incriminés

Quatre cadres présumés de la guérilla maoïste ont été capturés lors d’une opération conjointe de l’armée (en l’espèce le 5e bataillon d’infanterie de la 3e Division) et de la police nationale des Philippines. La capture a eu lieu vendredi 10 juillet à Barangay Magballo, (Kabankalan City), Negros Occidental. Les maoïstes capturés sont Emmylo Cañares 38 ans, secrétaire du deuxième comité national du parti du centre urbain (2NUCPC), George Buga-ay, 42 ans, responsable régional de la communication régionale (RCOM), Relyn Moreno, 22 ans, et Raffy Patajo, 21 ans, deux anciens commandants d’escouades de guérilla ayant pris des responsabilités dans les communications. Ils étaient porteurs d’armes de poing, de documents et de téléphones portables.

Les quatre maoïstes capturés

 

Les étrangers qui traversent les frontières chinoises dans la région du Xinjiang se voient installer un logiciel espion sur leur téléphone qui permet aux autorités d’avoir accès à leurs messages et autres données. Le malware Android est installé par les douaniers lorsqu’ils saisissent le téléphone et permet de scanner un ensemble spécifique de fichiers. Quiconque arrive à la frontière entre le Kirghizistan et la Chine est amené dans un environnement propre et stérile pour y être fouillé, un processus en plusieurs étapes qui prend une demi-journée. C’est à ce moment-là que les douaniers saisissent les téléphones des voyageurs pour installer l’application, qui peut s’appeler BXAQ ou Fengcai. Le code de l’application comprend également des noms tels que « CellHunter » et « MobileHunter ».

En se « chargeant latéralement » et en demandant certaines permissions plutôt que de passer par Google Play Store, l’application collecte les données du calendrier, de la liste de contacts, des journaux d’appels et des messages textes du téléphone et les télécharge sur un serveur. L’application ne tente pas de se cacher. Une icône s’affiche sur l’écran d’accueil, ce qui laisse à penser qu’elle est conçue pour être retirée du téléphone après avoir été utilisée par les autorités. L’application a été développée par l’entreprise en partie publique « Ninjing FiberHome StarrySky Communication Development Company Ltd ». Une copie de l’application est disponible ici.

Un policier chinois à Kashgar, dans le Xinjiang.

Un policier chinois à Kashgar, dans le Xinjiang.

Quatre combattants maoïstes ont été tués dimanche 5 juillet, dans le district de Kandhamal, par les paramilitaires anti-guérilla du Groupe d’opérations spéciales (SOG) et les gendarmes auxiliaires de la Force Volontaire de District (DVF). La fusillade a eu lieu dans une zone forestière du Sirla Gram Panchayat, tôt en matinée. Deux des maoïstes tués, des femmes, étaient des cadres connues, dont une membre du comité de l’État d’Odisha du PCI(M). La police a récupéré six fusils d’assaut sur les lieux de la fusillade.

Le lendemain, lundi 6 juillet, un maoïste a été abattu lors d’un échange de tirs avec les forces de sécurité dans la même zone. Une opération de contre-guérilla avait été lancée par les paramilitaires du SOG et de la DVF. Les paramilitaires se sont heurtés à environ 10 à 15 maoïstes. Un maoïste a été tué tandis que les autres ont réussi à s’échapper. Les forces de sécurité ont récupéré deux fusils artisanaux et quelques effets.

Les armes récupérées dimanche par les forces anti-guérilla

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Pékin a nommé vendredi 3 juillet un responsable à poigne pour s’occuper de la sécurité nationale dans Hong Kong. Le nouvellement créé « Bureau de sécurité nationale », qui dépend directement du pouvoir central, a pour tâche de collecter des renseignements et de poursuivre les atteintes à la sûreté de l’Etat à Hong Kong. La création de ce Bureau  est une des dispositions prévues par la loi controversée que Pékin a fait passer en force mardi. Zheng Yanxiong, 56 ans, prend la tête de cet organisme, est surtout connu pour avoir maté la contestation de Wukan en 2011.

Jusqu’au dernier moment, au 31 juin au soir, Pékin a tenu secret le contenu de cette loi visant à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, en réponse au mouvement de contestation lancé l’an dernier contre le pouvoir central. Il est prévu que des tribunaux de Chine populaire sont compétents pour juger toute «atteinte grave à la sécurité nationale» à Hong Kong et que ce motif peut entraîner des peines de prison à vie. Elle établit que tout accusé·e pourra voir sa peine allégée s’il ou elle dénonce une autre personne. Les délits de «sabotage de moyen de transport» sont classés dans le chapitre terrorisme. Défendre des opinions indépendantistes ou inciter à la haine des gouvernements (chinois ou de Hong Kong) sont classé dans la catégorie «subversion». La loi vient de faire une première victime: un homme d’une vingtaine d’années a été inculpé ce même vendredi 3 juillet pour « incitation à la sécession » et « terrorisme ».

Un manifestant contre la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, arrêté par la police.

Dans une impressionnante démonstration de force, les maoïstes ont rassemblé 10.000 personnes pendant trois jours dans la zone centrale de la région de Bastar, dans l’état de Chhattisgarh. L’événement s’est déroulé dans les villages à la frontière des districts de Sukma et Bijapur, du 18 au 20 juin. Le nouveau secrétaire général du PCI(M), Nambala Keshava Rao, alias Basavaraju, le commandant du bataillon numéro 1, Mandavi Hidma, et d’autres dirigeants de l’insurrection maoïste ont assisté à la réunion. Les autorités reconnaissent qu’il s’agit du plus grand rassemblement de la sorte depuis 2015. 300 combattants réguliers de l’Armée populaire de guérilla de libération, appuyés par plus de 500 miliciens locaux, ont assuré la protection du rassemblement. Les dirigeants maoïstes ont fait des discours sur l’histoire du maoïsme et du Bastar. Des hommages ont été rendus aux maoïstes tués par les forces de sécurité. Il y a aussi eu des manifestations sportives et culturelles.

Un commandant maoïste, dont la tête avait été mise à prix 800.000 roupies lakh, a été arrêté par les paramilitaires de la Police de la frontière indo-tibétaine (ITBP) et les membres de la police d’État du Chhattisgarh. C’est dans une zone forestière du district de Rajnandgaon qu’Umesh Sakin, alias David, un commandant de section de l’Armée populaire de guérilla de libération du PCI(M) a été capturé après un échange de coups de feu. Le commandant David est tombé avec une dizaine d’autre maoïstes dans un piège tendu par les forces de sécurité mardi 30 juin. Les maoïstes ont pu riposter et se retirer mais le commandant David, blessé, a été capturé dans un village proche de la fusillade le lendemain, ce mercredi 1er juillet.

Paramilitaires de ITBP

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Cinq guérilleros présumés de la New People’s Army (NPA) ont été tués par des militaires du 11e Bataillon d’infanterie et du Bataillon régional des forces mobiles, dans le Negros Oriental, hier jeudi. Les militaires venaient arrêter, pour possession illégale d’armes à feu et d’explosifs, Isaias Rabilista dans la localité (barangay) de Luyang. Rabilista et quatre autres personnes ont été abattus. Les militaires auraient récupérés sur place trois fusils M16, un AK47, un pistolet, des grenades etc.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

 

L’entreprise américaine Zoom reconnaît avoir accédé à des demandes du gouvernement chinois pour fermer les comptes de trois militants en Chine aux États-Unis et à Hong Kong qui voulaient utiliser son application de vidéo-conférence afin de commémorer la répression du mouvement de la place Tiananmen. Ces trois comptes avaient été supprimés mercredi 10 et jeudi 11 juin, sans explications. Zoom affirme que sa réponse « était un échec » et « n’aurait pas dû toucher des utilisateurs hors de Chine continentale ». Zoom continuera donc a supprimer les comptes de Chine continentale et a collaborer avec son gouvernement. Zoom fait régulièrement l’objet de critiques pour son manque de sécurité et ses collaborations avec les différents gouvernements et forces de répression du monde entier (voir notre article). Nous conseillons l’utilisation de Jitsi qui constitue une alternative sécurisée et permet de se prémunir contre l’espionnage policier. Pour nos conseils sur l’utilisation de Jitsi (alternative sécurisée à Zoom): ici

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