Alors qu’un accord de fin de conflit a été signé il y a une semaine pour lever les barrages qui paralysaient la Guyane, deux grèves portées par l’Union des travailleurs guyanais (UTG) perturbaient encore vendredi le centre hospitalier Andrée-Rosemon de Cayenne (CHAR) et les services EDF. À EDF, le mouvement social s’est durci: des salariés grévistes ont pris le contrôle des deux sites stratégiques qui pilotent l’alimentation électrique en Guyane et ont provoqué des coupures jeudi à Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni et Cayenne. EDF Guyane a porté plainte contre ces occupations de site et une audience en référé était prévue vendredi après-midi. Les grévistes, à l’appel de UTG Éclairage, réclament le comblement des postes vacants et le paiement des jours de grève.

Manifestation en Guyane

Manifestation en Guyane

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Des affrontements ont éclaté entre des manifestants masqués et les forces de l’ordre lors du défilé du 1er mai, lundi après-midi à Paris. Les premiers ont visé les policiers avec des jets de cocktails Molotov, blessant trois CRS, dont un a été sérieusement brûlé au visage et aux mains. Les forces de l’ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. Trois fonctionnaires d’une compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) ont également été blessés. Deux sont légèrement brûlés, la troisième souffre d’importantes blessures à la main suite à la manipulation d’une grenade.

Les affrontements ont éclaté avant 15 heures, peu après le départ de la manifestation de la place de la République, en direction de Nation via la place de la Bastille. Le cortège, emmené par une intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires, a dû s’arrêter à plusieurs reprises, en raison des affrontements. Les heurts se sont concentrés principalement aux abords immédiats de la place de la Bastille. Cinq personnes ont été interpellées pour port d’arme prohibé, violences envers des agents de la force publique et dégradations.

Les affrontements à Paris

Les affrontements à Paris

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Quatre lycées étaient bloqués hier matin à Paris et six autres partiellement. Des blocus mis en place par des lycéens mobilisés contre les candidats présents au second tour de l’élection présidentielle. Devant le lycée Voltaire, dans le 11e arrondissement, des barricades ont été dressées avec des poubelles et des panneaux électoraux. Une pancarte « Ni Marine, ni Macron, ni patrie, ni patron », a été hissée sur la barricade.

Plusieurs centaines de personnes (1.500?) se sont ensuite rassemblées place de la République. Une partie s’est dirigé orienté vers la place de la Bastille et des affrontements ont eu lieu sur la place et à proximité boulevard Beaumarchais avec jets de bouteilles ou de pierres contre gaz lacrymogènes. Sur le chemin du cortège, plusieurs agences bancaires ont été attaquées. Plusieurs centaines de personnes s’est dirigé vers l’avenue de Daumesnil mais ont été pris dans un kessel. Une autre partie du cortège, très dispersée, s’est retrouvée devant l’entrée du lycée Hélène-Boucher, près de la porte de Vincennes.

Les affrontements hier à Paris

Les affrontements hier à Paris

À Rennes, un millier de personnes ont aussi défilé dans le centre-ville à la mi-journée. Une cinquantaine d’entre eux ont ensuite brièvement investi les voies à la gare de Rennes avant d’en être chassés par les forces de l’ordre avec des grenades lacrymogènes. Les affrontements se sont ensuite poursuivis dans le centre-ville. Au moins deux manifestants ont été interpellés. D’autres manifestations ont eu lieu à Lyon et à Nantes.

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Le 15 septembre dernier, à la fin d’une manifestation à Alès, les manifestants sont dépassés par les policiers alors qu’ils se dirigent vers le lycée pour y soutenir le blocage qui y avait lieu. Les manifestants érigent une barricade démontée aussitôt par les la police. Un pavé vole vers la police. Une casquette est retrouvée plus tard dans un sac, c’est cette casquette qui sert de preuve alors que sur les images de vidéo-surveillance le lancer de pavé a disparu. C’est le propriétaire de la casquette qui est à présent poursuivi. Le 11 mai prochain, il passera en procès d’appel. Il est accusé de jet de projectile sur les « forces de l’ordre », il avait été relaxé mais le parquet a fait appel.

Rassemblement de soutien
Nîmes – Jeudi 11 mai – 8h
Devant le tribunal (Boulevard des Arènes)
Départ d’Alès en co-voiturage, à la Bourse du travail, à 6h45

Les policiers déployés devant le lycée à Alès

Les policiers déployés devant le lycée à Alès

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Adem Yildiz, Ilgin Guler et Memet Dogan, trois militants antifascistes turcs sont menacés d’expulsion (voir nos précédents articles sur Adem Yildiz ici et ici, sur Ilgin Guler ici). Deux d’entre eux sont réfugiés politiques et ils sont tous trois en ordre de papiers: c’est leur engagement politique contre le régime turc qui est donc jugé problématique par la France. Dans les DGSI, les reproches sont entre autres d’avoir participé à la Fête de l’Huma, au 1er Mai, à des manifestations pour les prisonniers politiques, des concerts de Grup Yorum, etc. Le procès de Memet Dogan aura lieu le 24 mai (l’audience du 19 avril a été reportée pour absence d’interprète).

Lire le dossier de solidarité.

Cliquer pour télécharger le dossier

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A l’appel de mouvements antifascistes qui entendaient organiser une nuit des barricades au soir du premier tour de la présidentielle, des centaines de militants ont commencé à se rassembler hier dimanche fin d’après-midi autour de la Bastille à Paris. Certains ont tenté d’arracher les palissades puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont alors chargé les manifestants.

A Nantes, derrière une banderole de tête proclamant « ni banquier, ni raciste » et aux cris de « Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron » une manifestation a démarré vers 21H15 dans le centre-ville, avant d’être dispersé par les forces de l’ordre moins d’une heure plus tard. Des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre la FNAC et ont cassé des vitrines d’agences bancaires. Les forces de l’ordre, présentes en nombre, ont tiré des grenades lacrymogène et de grenades de désencerclement, ainsi qu’au flashball.

A Rennes, une centaine de manifestants ont défilé dans le centre ville malgré un arrêt préfectoral interdisant toute manifestation. Il y a eu quelques incidents mais pas d’affrontements.

A Nantes hiers soir

A Nantes hiers soir

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Hier samedi, la manifestation « pour un 1er tour social » a réuni environ plus de 2000 personnes et a été émaillée d’incidents. Près de 70 organisations avaient appelé à manifester (CGT, SUD, CNT, le N PA, des collectifs, Droits Devant !…). La manifestation, partie vers 15H30 de la place de la République, s’est dispersée vers 17H30 place de la Bastille. Les manifestants ont défilé derrière une banderole affichant « 22 avril, premier tour social, tous dans la rue ». Parmi les slogans: « Grève générale dans tous les pays, en Guyane comme à Paris ! ». Des premiers heurts ont éclaté durant la manifestation entre manifestants masqués et forces de l’ordre. Les jets de pierres fumigènes et bouteilles, ont croisés les tirs de gaz lacrymogènes. Un policier a été très légèrement blessé.

A Paris hier samedi

A Paris hier samedi

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Le centre social Attiéké à Saint-Denis, qui existe depuis plus de trois ans, est menacé d’expulsion. Ses habitant-es risquent de se retrouver à la rue et les activités qui s’y déroulent de disparaître. Des piquets de défense avaient lieu tous les matins à partir de 6h(voir notre article) : ces piquets sont provisoirement suspendus.

(pour en savoir plus)

L'Attiéké

L’Attiéké

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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche 16 avril d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à Paris contre le meeting de Marine Le Pen prévu lundi soir au Zénith de la Villette. De brefs heurts ont éclaté vers 16 heures aux abords du parc de la Villette quand une cinquantaine de manifestants vêtus de noir et le visage masqué ont lancé des fumigènes et projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Ces incidents ont eu lieu non loin du Zénith de la Villette. La manifestation, qui est arrivée devant la mairie du 19e arrondissement vers 17 heures, s’est achevée sans autre incident notable. Cette manifestation se déroule quelques jours après l’incendie qui a dévasté les locaux de campagne de Marine Le Pen à Paris.

La manifestation d'Aubervilliers

La manifestation d’Aubervilliers

Correctif: Le local du FN n’a pas été « dévasté » à Paris, les dégâts y ont été plutôt légers – à la différence du local de Valence (voir ici)…