Suite à la manif sauvage du 14 avril qui s’est rendue de la place de la République aux Buttes Chaumont, les policiers ont affirmé avoir trouvé des traces d’ADN sur des débris de la vitrine d’un concessionnaire Jaguar saccagé. Une perquisition a eu lieu cette semaine et une personne a été mise en garde à vue, déferrée, et est passée en comparution immédiate hier après-midi, le vendredi 22 avril. Défendue par une avocate dont le nom a été fourni par le groupe de défense collective, elle a été relaxée. Durant toute sa garde à vue, la personne a gardé le silence. Au tribunal, elle a reconnu sa présence à la manifestation, et devant la concession Jaguar, mais a nié toute participation aux dégradations. L’avocate a plaidé qu’une trace ADN sans autre élément de preuve ne prouvait que la présence de la personne sur les lieux, mais pas sa participation aux faits. Cette arrestation a lieu une semaine après la manif, alors que la préfecture avait annoncé que des enquêtes auraient lieu suite aux différentes manifs sauvages et aux affrontements avec les policiers.

Le concessionnaire Jaguar dévasté le 14

Le concessionnaire Jaguar dévasté le 14

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Une centaine de manifestants constitués en cortège se sont dirigés vers le boulevard du faubourg Saint-Martin aux alentours de 00H15. Les forces de l’ordre, qui sont parvenus à les maintenir sur la place, ont alors été la cible de jets de projectiles. Une voiture de police garée à proximité a été volontairement incendié et totalement détruit. Un autre véhicule de police et deux véhicules de la RATP ont également été détériorés. Jusqu’à 02H00, des échauffourées se sont multipliées, la police faisant usage de gaz lacrymogène. Douze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue notamment pour « participation à un attroupement et jets de projectiles », selon un communiqué de la préfecture de police.

Affrontements à la Nuit Debout

Affrontements à la Nuit Debout

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Ce 20 avril, la police est rentré de force dans le local de la CNT à Lille, détruisant le rideau de fer de la fenêtre et saccageant l’intérieur du local et tout le matériel qu’il contenait. Plusieurs militants ont été arrêtés et de nouvelles scènes de brutalité policière ont eu lieu. Cette brutalité s’est étendue aux habitants du quartier et au rassemblement de soutien qui a spontanément eu lieu.

Meubles et affiches saccagés.

Meubles et affiches saccagés.

La préfecture de police a publié en début d’après-midi sur Twitter un communiqué dans lequel elle remercie les organisateurs de la « Nuit Debout » pour l’absence d’incidents dans la nuit de samedi à dimanche. Les incidents auraient été évités grâce à des mesures prises par les organisateurs du rassemblement. Le compte « @NuitDebout » s’est d’ailleurs empressé de relayer le communiqué…

La police communique ses remerciements

La police communique ses remerciements

Vingt-et-une personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi après des incidents en marge du rassemblement Nuit Debout. Alors que près de 3000 personnes se sont rassemblées dans la soirée, place de la République, une centaine de manifestants ont commencé à brûler des palettes et des détritus vers 1h30 du matin. Ils ont ensuite jeté à de nombreuses reprises des projectiles sur les forces de l’ordre. Les policiers ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène puis ont repoussé le groupe hors de la place de la République, qui s’est dispersé dans le secteur des Buttes-Chaumont, dans le nord-est de la capitale, en commettant un certain nombre de dégradations sur deux agences bancaires, un concessionnaire Jaguar et un chantier.

Les interpellations ont été menées pour «jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, recel de vol», a indiqué la préfecture. Le Préfet de police a appelé les organisateurs de la Nuit debout à «faire respecter les horaires et les modalités des déclarations de rassemblement déposées en préfecture». Les manifestations des organisations de jeunesse contre le projet de loi travail ont donné lieu depuis début mars à des incidents qui, avec ceux en marge de Nuit debout, ont conduit à 412 interpellations, dont 193 gardes à vue. 151 policiers auraient été blessés depuis le début de ces manifestations.

Les incidents de la nuit de vendredi à samedi

Les incidents de la nuit de vendredi à samedi

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Sur une vidéo tournée et qui circule depuis hier soir, on voit des CRS courir en criant « Instructions Violence Maximum ! ». Divers responsables policiers ont réagit à la vidéo: prétendant tantôt un montage, tantôt un cri d’un manifestant, tantôt un « constat » fait par le policier. Plusieurs centaines de manifestants ont affronté la police à Paris cette nuit encore, des actions directes avaient lieu comme souvent aux abords de la manifestation, actions qui visaient les vitrines de magasins, le mobilier urbain, les voitures, etc… Les manifestants voulaient d’abord se diriger vers l’Elysée pour y accueillir François Hollande qui revenait de son speech télévisé, mais les cordons policiers les ont empêché d’approcher.

Un CRS faisant un usage

Un CRS faisant un usage

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Les lycéens ont entamé leur mouvement de protestation ce jeudi matin dès 8 h. La plupart des établissements sont concernés. Après avoir bloqué l’entrée de leur établissement, les élèves se sont dirigés vers le centre ville. Le Polygone et des commerces de la Comédie ont fermé leurs portes par mesure de précaution.
Des heurts entre lycéens et policiers se sont déroulés dans la matinée sur l’Esplanade. Le calme est revenu après une paire d’heures. Une trentaine d’interpellations ont été effectuées. Une quinzaine de personnes ont été placées en garde à vue principalement pour des caillassages et des dégradations. Il s’agit de mineurs et de majeurs. Certains pourraient être jugés en comparution immédiate ce vendredi 15 avril.

Après les affrontements, la police a quadrillé le secteur

Après les affrontements, la police a quadrillé le secteur

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Sur le site de Gentilly en Val-de-Marne mais aussi du Carteret à Lyon, Sanofi a mis en place un dispositif destiné à enregistrer les faits et gestes de ses employés afin, en apparence, d’optimiser la gestion de l’espace dans l’entreprise. Alors que le nouveau campus Val de Bièvre de Sanofi près de Paris a été conçu comme un immense open space présenté comme propice à la libre association des 3.000 travailleurs, la direction a décidé de prendre une plus exacte connaissance des agissements de ses employés, notamment dans leur gestion de l’espace et des déplacements. Pour ce faire, elle a envisagé de doter chaque salarié d’une puce RFID (Radio Frequency IDentification), c’est-à-dire d’une puce permettant de géolocaliser la personne à tout moment. Suite à l’opposition des syndicats, la direction à revu son dispositif à la baisse : plutôt que d’équiper chaque salarié, ce sont seulement les porte-badge qui ont été équipés d’une puce électronique. Ainsi, l’anonymat est préservé. Cependant, même avec le porte-badge anonymisé, il est facile de faire un lien entre cette puce et celle du badge qui sont activées ensemble quand on passe les contrôles. Par ailleurs, la direction refuse de transmettre l’expertise de la Cnil sur l’affaire.

Puce RFID dans un badge SANOFI

Puce RFID dans un badge SANOFI

Une femme de 19 ans et deux hommes de 18 et 20 ans avaient été interpellés samedi à Nantes, boulevard Philippot et chaussée de la Madeleine. Ils ont été accusé d’avoir participé, le visage masqué à un attroupement qui jetait des pierres sur les forces de l’ordre lors de la mobilisation contre la loi Travail. Ils ont été jugés lundi. Les policiers affirment les avoir reconnus malgré leur masque par des détails vestimentaires (sac à dos aux couleurs vives etc.). La lycéenne de 19 ans est condamnée à 2 mois de prison avec sursis et interdiction de porter une arme pendant trois ans. Les deux autres de 20 ans et 18 ans à des peines de 70 et 60 heures de travaux d’intérêt général et à trois ans d’interdiction de porter une arme. Pour le dernier, la prévention est requalifiée sans la mention de visage masqué.

Les affrontements de Nantes

Les affrontements de Nantes

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