Du 12 au 14 décembre 2015, une exposition intitulée Histoire des trois Secours Rouges en Belgique se tiendra au Pianofabriek. Si vous détenez des documents anciens (tracts, affiches, carnet de membre…) du Secours Rouge, ou si vous détenez des informations qui peuvent nous aider à en retracer l’histoire, merci de nous contacter au srapapc@gmail.com

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Rappel historique

En 1922 est fondée en Russie soviétique une « Association d’aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution ». Celle-ci est à l’origine du Secours Rouge International qui comptera 71 sections nationales en en 1932 et mènera campagne pour Sacco et Vanzetti, pour les insurgés bulgares et asturiens, pour les antifascistes espagnols, allemands et italiens. La Section belge du SRI est créée en 1925, son premier président est Charles Plisniers et elle aura des sections dans tout le pays. Elle se fondra en 1941, sous l’occupation, dans « Solidarité » une organisation qui unira le travail d’aide aux victimes de la répression de différents courants de la Résistance.

En février 1971, en plein essor du militantisme en Europe, dans le but de venir en aide aux militants arrêtés durant les manifestations et les grèves, le Secours Rouge était une première fois refondé en Belgique. Cette refondation fut menée à bien par des organisations marxistes-léninistes, maoïstes et trotskistes. De semblables Secours rouge renaissent en France (avec Jean-Paul Sartre), Italie (avec Dario Fo) et ailleurs. ils disparaitront fin des années ’70 sous le double effet des luttes intestines et du reflux générale des luttes militantes.

En décembre 1985, suite à l’arrestation de membres et de sympathisants des Cellules communistes Combattantes, est fondé une Association des parents et Amis des Prisonniers Communistes. En décembre 2000, cette Association élargit son champ d’action et devient Secours Rouge de Belgique dans le cadre d’un programme de reconstruction du Secours Rouge International avec d’autres groupes de Suisse, France, Italie, Allemagne, Espagne et Turquie. Le SR a assuré 30 années d’activité militante solidaire ininterrompue en Belgique, malgré la répression et la faiblesse générale du mouvement révolutionnaire.

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L’aérodrôme de Zutendaal était utilisé pendant la guerre froide par l’armée américaine en cas de guerre contre l’Union Soviétique. Progressivement désaffecté après la Chute du Mur, elle était finalement retournée à la Belgique en 1999. L’armée belge l’a utilisé jusqu’ici pour stocker et désarmer des tanks et des munitions déclassées. Les Etats-Unis avaient demandé à pouvoir utiliser à nouveau la base militaire dans le cadre d’un plan global destiné (selon les mots américains) à « rassurer les pays d’Europe de l’Est face aux ambitions russes » et à lutter contre le « terrorisme extérieur ». 70.000m² seront utilisés par l’armée américaine pour -entre autres- entreposer du matériel. Le Ministère de la Défense belge ayant accepté le retour de l’US Army, cette dernière doit à présent valider son choix.

Zutendaal

Zutendaal

Sur requête unilatérale de la Régie des Bâtiments, un ordre d’expulsion a été délivré contre les occupants de la ZAD de Haren qui campent sur le chantier de la future maxi-prison de Haren. L’ordre a été amené aux occupants par une huissière ce 8 septembre et prendra effet le 12 septembre à 00h01. Selon l’ordre, toute personne qui serait sur place après cette date risquerait une amende très salée de 2.500€. Les occupants appellent donc à les rejoindre sur place.

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Des milliers d’agriculteurs venus de toute l’Europe ont convergé ce matin vers Bruxelles avec tracteurs et bulldozers à l’occasion d’un sommet qui regroupait les 28 ministres de l’agriculture européens. La manifestation s’est majoritairement déroulée au Rond-Point Schuman où le rassemblement a tourné à l’émeute, des centaines de policiers belges et hollandais protégeaient le bâtiment où se déroulait la réunion. Les manifestants ont d’abord incendié des pneus et des ballots de paille, avant de précipiter une caravane derrière le cordon policier et de l’incendier également. Le mobilier urbain (arbres, poteaux, panneaux, etc…) a été arraché et lancé vers le cordon anti-émeute lorsqu’il n’était pas tout simplement brûlé. En plus de cela, divers projectiles ont été lancé sur la police et des tracteurs ont brièvement percé le cordon policier avant d’être repoussé par les blindés et les auto-pompes de la police, canons à eau qui n’ont par ailleurs pas cessé d’arroser les manifestants.

Trois policiers ont été blessés, l’un d’entre eux a été transporté à l’hôpital. Pour l’heure aucune arrestation n’a été signalée et on ne sait pas si des manifestants ont été blessés.

Les agriculteurs affrontent la police à Bruxelles.

Les agriculteurs affrontent la police à Bruxelles.

Des règlements émis par l’Union européenne l’an dernier visent à ce que tous les aéroports européens aient recours à des techniques spécialisées pour la détection d’explosifs dissimulés sur les passagers et de traces d’explosifs dans leurs bagages à main. Si la détection de traces d’explosifs se fait déjà pour les bagages de cabine depuis le 1er mars dernier, elle doit aussi se faire sur les passagers dès le 1er septembre. Dès lors, les passagers de Brussels Airport seront contrôlés de façon aléatoire sur la présence de traces d’explosifs, annonce l’aéroport. Les quelque 800 agents de sécurité chargés du contrôle et de la fouille des bagages ont par ailleurs été spécialement formés aux nouvelles procédures en vigueur. Brussels Airport a investi 1,5 million d’euros en équipements pour répondre à cette mesure.

Du côté de l’aéroport de Charleroi, ce sont 330.000 euros qui ont été investis dans l’acquisition de onze nouvelles machines pour la détection de traces d’explosifs sur les passagers et bagages à main. L’aéroport était déjà équipé de quatre machines du type. L’aéroport de Liège s’est aussi adapté à la règlementation. Une équipe certifiée pour le contrôle des passagers et de leurs bagages est ainsi actuellement opérationnelle 24h/24 au sein de l’aéroport, selon Liege Airport Security (LAS). De plus, l’infrastructure s’est dotée de deux équipements de détection de traces d’explosifs. Des fouilles manuelles auront lieu en cas de suspicion dans les bagages ou sur les passagers. Des contrôles aléatoires pourront aussi intervenir

Contrôle à l'aéroport

Contrôle à l’aéroport

La semaine passée, alors que des policiers en tenues de maintien de l’ordre arrêtent – sans violence – des supporters anglais dans une rue de Bruges. Un riverain prend une photo d’ambiance du groupe de policiers (de dos) sous le beffroi éclairé. Un policier casqué s’approche de lui : « Arrêtez de filmer ». « Je ne filme pas, je prends des photos », répond l’habitant. Le policier crie : « Arrêtez de filmer ! ». « Je ne filmais pas, je prenais une photo ». « Arrêtez de filmer ! » « Pourquoi ? », demande le photographe amateur. Et le policier de crier encore plus fort: « Arrêtez de filmer ! » « Je ne filme pas, mais je ne suis pas d’accord qu’on l’interdise », répond le riverain sexagénaire qui est alors immédiatement menotté par trois policiers masqués sur ordre du premier.

L’ancien juge de paix Jan Nolf sera relâché un quart d’heure plus tard. D’autres n’ont pas eu cette chance. Pour avoir simplement filmé une intervention un an plus tôt presque jour pour jour, un blogueur devra s’expliquer devant un tribunal : les policiers brugeois, soutenus par leur chef de corps, l’accusent d’avoir violé leur vie privée. En février 2014, la députée Gisèle Mandaila a été débarquée d’un avion par la force pour avoir voulu filmer l’opération d’expulsion d’un étranger.

Depuis sa création en 2013, l’Observatoire des violences policières de la Ligue des droits de l’Homme recueille les témoignages de victimes d’abus comme Jan Nolf et dénonce cette criminalisation des citoyens ou des journalistes privés de liberté pour avoir photographié une opération policière ou calmement discuté un ordre. Certains policiers se montrent tellement intimidants que des citoyens et même des journalistes finissent par croire qu’il serait interdit de les filmer. Actuellement, c’est faux, comme l’a rappelé le dernier rapport annuel du Comité P et l’ancienne ministre de l’Intérieur Milquet. Mais ça pourrait changer : le ministre de l’Intérieur se dit en effet prêt à étudier la question d’une interdiction de prendre l’image des policiers « par souci pour leur sécurité ».

La photo qui a valu à l'ex-juge de se faire embarquer

La photo qui a valu à l’ex-juge de se faire embarquer

Le ministre de l’Intérieur élabore en ce moment, avec les autres cabinets concernés, un projet de loi visant à exploiter les données des voyageurs (Passenger Name Records – PNR). Le projet de loi, qui devrait être présenté dans les prochaines semaines, concernera tous les moyens de transport, à la différence du projet européen de PNR (voir notre article à ce sujet), qui ne vise en l’état que les passagers des avions. Ce projet de directive, qui coinçait au Parlement européen, devrait aboutir avant la fin de l’année. Le projet belge pourrait être bouclé à peu près au même moment. Le ministre de l’Intérieur prévoit d’élargir le système de PNR à tous les moyens de transport et de viser les trajets provenant de pays situés tant hors de la zone Schengen qu’à l’intérieur de cette zone.

PNR

PNR

Sur proposition du ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, le Conseil des ministres a approuvé le maintien du déploiement de militaires sur le terrain, dans le cadre du protocole d’accord relatif à l’appui de la Défense au service de police intégré en vue d’assurer des missions de surveillance. Après avoir recueilli l’avis du Comité stratégique du renseignement et de la sécurité, le Conseil des ministres a décidé du maintien du déploiement de « maximum 200 militaires » pour les sites et institutions placés en niveau 3, ainsi que vingt autres militaires affectés aux institutions européennes, pour un mois supplémentaire, à partir du 1er septembre.

Ce plan « Vigipirate à la belge » avait débuté en janvier avec des effectifs autorisés de 300 militaires, mais alors que l’ensemble du pays était placé en niveau 3 en raison de menaces d’attentats dans la foulée de l’attaque contre Charlie Hebdo. Le nombre de militaires déployés avait ensuite été progressivement réduit à 160. L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) effectuera une nouvelle évaluation globale de la menace en vue de préparer les travaux du Comité stratégique du renseignement et de la sécurité.

Commandos devant le palais de justice de Bruxelles

Commandos devant le palais de justice de Bruxelles

Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, le ‘niveau de la menace terroriste’ est à 3 (sur 4) pour les policiers. De nombreux policiers sont donc lourdement armés. Les policiers en exercice et non-armés doivent se faire accompagner d’un inspecteur armé et ne peuvent pas circuler seuls. Mais le 1er septembre, avec la rentrée scolaire, de nombreux agents devront faire la circulation -ce qui s’effectuait habituellement sans armes. La ville de Bruxelles dispatchera donc ses policiers aux carrefours en groupes de deux et désarmés. Le SNPS -un syndicat policier- a protesté contre cette mesure.

Parachutistes déployés à Anvers

Parachutistes déployés à Anvers