Le 23 avril dernier, une habitante du quartier La Roseraie à Toulouse a été mise en garde à vue pendant 4h. Le motif étant « outrage au chef de l’Etat ». Depuis un mois trônait sur sa façade une banderole : « Macronavirus à quand la fin ? ».  Pour l’instant, cette habitante et ses colocataires n’ont pas fait l’objet de mise en examen.

Une agente de nettoyage  à la Poste de l’Union, près de Toulouse, a été menacée de licenciement pour avoir voulu utiliser un masque à disposition du personnel de la Poste le 14 avril dernier. La société sous-traitante GSF qui l’emploie ne lui avait pas procuré de matériel de protection contre l’épidémie de COVID-19. La directrice du bureau de poste l’a accusé de vol, a prévenu la direction de GSF et a menacé de mettre un terme au contrat de sous-traitance. Le lendemain de l’incident, l’agente recevait un masque de la part de son employeur.

Partout en Europe les systèmes de santé sont dans une situation proche de l’explosion. La Suisse ne fait pas exception. Cette crise sanitaire liée au virus Covid 19 met les travailleur.euse.s de la santé dans une situation encore plus difficile qu’elle ne l’était auparavant : manque d’effectif, pénurie de matériel, manque de lit pour les patient.e.s, charge de travail augmentée, mise en danger de leur santé et comme si cela ne suffisait pas, suppression par le Conseil Fédéral des dispositions du droit du travail les protégeant.

Cette situation n’est pas le résultat de l’arrivée du nouveau virus. Il s’agit du bilan de la politique des gouvernements capitalistes libéraux pour qui le profit passe avant tout. La privatisation et la « rationalisation » du système de santé ont créé cette situation. En cherchant à toujours gagner plus et à n’importe quelle condition, ils nous ont toutes et tous mis en danger. Aujourd’hui c’est une fois de plus les travailleur.euse.s et les classes populaires qui en payent le prix fort !

Organisons la solidarité ! Dénonçons les responsables !

Depuis le début de la crise sanitaire diverses initiatives de solidarité voient le jour. Des applaudissements aux balcons pour le personnel de santé, distribution de nourriture aux plus démuni.e.s ou encore organisation de quartier pour aider les personnes les plus exposées au virus. Toutes ces initiatives partent d’un sentiment juste et doivent être mises en avant. Continuons à applaudir, continuons à nous organiser et à être solidaire mais surtout n’oublions pas qui sont les responsables de la situation et dénonçons-les ! Lorsque la crise sanitaire finira et qu’adviendra la crise économique soyons solidaires les un.e.s des autres et affrontons les responsables!

Dénonçons le système politique libéral et capitaliste dans lequel nous vivons qui préfère mettre en avant les profits plutôt que notre santé !

Solidarité avec les travailleuses et travailleurs de la santé !

Construire la solidarité, abattre le capitalisme !

Secours Rouge Genève

#notresantéavantleursprofits

Le week-end dernier à Villeneuve-la-Garenne, un jeune homme a été grièvement blessé suite à des violences policières (voir notre article). Depuis, plusieurs quartiers populaires de France se révoltent. A Toulouse, au moins cinq voitures et des poubelles ont été incendiées dans le quartier du Mirail dans la nuit du 21 au 22 avril. Des jets de projectiles et des feux d’artifice ont ciblé les dizaines de policiers mobilisés sur place. Aucune interpellation n’a été recensée pour l’instant.

Une note superficielle de six pages fait le tour des « menaces » pour la Belgique en lien avec la crise du coronavirus tel que les conçoit la Sûreté de l’État. Quelques pages sur l’extrême-droite qui à coup de fake-news essaie de lier immigration et pandémie, sur le travail d’influence en faveur de la Russie, sur les risques d’espionnage industriel (avec quelques réflexions sur les dangers potentiels des vidéoconférences). La page consacrée à l’extrême gauche mentionne un appel anarchiste incendiaire sur indymedia et le travail du Secours Rouge : usual suspects… Les médias ont reproduit cette note d’une ligne à l’autre sans le moindre examen critique. Là aussi, rien de nouveau… Lire cette note La page "extrême gauche" de la note

Au lendemain de graves exactions policières à Villeneuve-la-Garenne (voir notre article), des révoltes ont éclaté en fin de soirée dans la ville. Affrontements avec la police, feux d’artifice, voitures incendiées, de nombreux jeunes ont riposté aux humiliations et aux violences de la police. Des scènes similaires ont eu lieu dans plusieurs villes notamment en région parisienne et dans le quartier du Mirail à Toulouse.

A Villeneuve-la-Garenne, un journaliste sur place a été violemment arrêté et relâché quelques heures plus tard.

A Villeneuve-la-Garenne, révoltes contre les violences policières.

Depuis le début du confinement en France, 5 personnes ont été tuées par la police et une petite fille a été placée en coma artificiel suite à un tir de LBD. Samedi 18 avril dans la soirée, des policiers ont grièvement blessé un jeune homme à Villeneuve-la-Garenne en Région Parisienne. Au même moment, des violences policières ont eu lieu dans le quartier de Bellefontaine à Toulouse. Le Comité Vérité et Justice 31 a lancé un appel à témoins pour organiser l’entraide et la solidarité face à la police.

Un jeune homme gravement blessé par la police à Villeneveuve-la-Garenne

Airbus, constructeur aéronautique, a fermé toutes ses usines en France et en Espagne le 17 avril au début de la crise sanitaire. 4 jours après, l’entreprise annonce la reprise partielle de ses activités, avec la présence d’au moins 25% du personnel sur site. La reprise d’activité d’Airbus a entraîné la reprise du travail dans de nombreux sous-traitants de la région toulousaine. Pour le reste du personnel, des congés payés ont été automatiquement posés sur une durée de 15 jours. Le vendredi 17 avril, l’avionneur annonce qu’il va recourir au chômage partiel pour au moins 3000 salariés, en particulier les ouvriers qui ne peuvent pas avoir recours au télétravail.

Des travailleurs du nettoyage de la gare de Matabiau à Toulouse exercent leur droit de retrait depuis lundi 13 avril pour dénoncer l’absence de mesures de protection face à l’épidémie de COVID-19 qui a fait plus de 17000 morts en France. En effet,  ils refusent de travailler sans masques ni autre protection alors que la gare est toujours ouverte et que quelques trains y circulent.