La commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté, mardi 20 janvier, une version amendée de la proposition de loi Yadan visant à criminaliser l’antisionisme. Le texte, porté par la députée Caroline Yadan et co-signé par 120 parlementaires (dont des membres du Parti Socialiste), modifie le droit pénal et le droit de la presse en élargissant le délit d’apologie du terrorisme et en créant un nouveau délit de « provocation à la destruction ou à la négation d’un État », visant explicitement Israël. La définition adoptée s’appuie sur celle de l’IHRA, assimilant certaines critiques de l’État d’Israël à de l’antisémitisme, y compris des slogans ou analyses historiques anticolonialistes, ce qui renforce la criminalisation  de la solidarité avec la Palestine. Les amendements proposés par le Conseil d’État ont été intégrés, notamment pour préciser les formulations concernant l’apologie d’actes terroristes et leurs auteurs, mais le texte reste très controversé. L’examen en séance plénière est prévu lundi 26 janvier.