Vendredi 3 avril, le parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête pour violation du secret de l’enquête à la suite de la garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan, intervenue le 2 avril dans le 10ᵉ arrondissement de Paris pour « apologie de terrorisme ». Selon le procureur, cette décision fait suite à la temporalité et au degré de précision des informations publiées dans les médias pendant la garde à vue, qui auraient permis de divulguer des éléments sensibles de l’enquête avant le début de l’audition de fond. Lors d’une conférence de presse, Rima Hassan et son avocat, Me Vincent Brengarth, ont dénoncé un harcèlement judiciaire et politique, pointant des fuites organisées visant à porter atteinte à sa réputation, et rappelé que la garde à vue avait contourné son immunité parlementaire. Par ailleurs, ils ont fermement rejeté les allégations sur la prétendue possession de drogue par la militante, précisant qu’il s’agissait en réalité de CBD légalement vendu en France. L’enquête vise à déterminer les responsabilités dans ces divulgations et intervient alors que l’eurodéputée sera jugée le 7 juillet pour « apologie de terrorisme ».