À Paris, 52 paysans de la Confédération paysanne, dont les trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane, ont été placés en garde à vue le 14 janvier après avoir occupé pendant plusieurs heures les locaux du ministère de l’Agriculture. Cette action coup de poing, menée par plus de 150 militants, visait à dénoncer le mépris du gouvernement envers les paysans, ainsi que l’impact des accords de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur sur la souveraineté alimentaire, et l’injustice de la répartition des aides du Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI), notamment pour les territoires d’outre-mer. Les manifestants ont pénétré dans le hall de la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE), déployé des banderoles et ont été nassés par les forces de l’ordre, tandis que des journalistes étaient empêchés de filmer l’action. Jeudi 15 janvier, la Confédération paysanne appelle à se rassembler dès 11 h devant le commissariat du 13ᵉ arrondissement de Paris afin d’exiger leur libération et l’abandon des poursuites.
