Artem Bystrov, Albert Gaïnoutdinov, Pavel Krivonosov, Dmitri Kolesov et Oleg Gembarouk risquent jusqu’à 7 ans de prison pour plusieurs chefs d’inculpation. L’accusation principale de la police politique (le “Centre Anti-Extrémiste” ou Centre-E) est d’avoir créer à Nijni-Novgorod l’organisation extrémiste “Antifa RASH”, qui aurait comme but, selon la police, d’agir violemment envers “des skinheads, fans de foot” et “les citoyens riches de Russie”. Leurs amis et camarades, anarchistes et antifascistes de Nijni Novgorod, déclarent que cette organisation n’a jamais existé et que l’affaire est fabriquée par le Centre-E. Parmi les faux, des statuts et des “cartes de membre” avec les noms complets des membres et avec pour nom d’organisation “Red anarhia skinheads” (“anarhia” au lieu de “anarchy”, RASH qui signifierait “l’anarchie rouge des skinheads”). Ce seraient les nombreux tags “”RASH” et “Antifa” qui auraient inspiré ce faux grossier aux policiers du Centre-E.

Les faits évoqués sont trois banales bagarres entre antifascistes et néonazis, n’ayant provoqué que des blessures légères. Pavel et Artem n’ont même pas participé à ces bagarres, ils ont des alibis inattaquables, et les fascistes ne les ont pas reconnus. Mais ils restent tout de même accusés pour ces bagarres en raison de motivations “idéologique de haine contre des groupes sociaux”. Début mars auront lieu les premières réunions au tribunal. Les antifascistes russes appellent à des journées internationales de solidarité les 16-18 mars.