Algérie: Répression du Hirak
La répression qui s’accroit contre les manifestants du mouvement de protestation populaire à l’approche du rendez-vous électoral du 12 juin.
https://secoursrouge.org/
La répression qui s’accroit contre les manifestants du mouvement de protestation populaire à l’approche du rendez-vous électoral du 12 juin.
Sur les 1000 interpellations qui ont eu lieu vendredi, une cinquantaine de manifestants sont placés en garde à vue en attendant leur présentation devant le procureur.
Pour ce 110e vendredi du Hirak, il y a eu des dizaines d’interpellations dans plusieurs wilayas [préfectures] à Alger, Blida, Tiaret et Relizane.
Des émeutes ont éclaté dimanche 28 février au soir dans plusieurs quartiers de Ouargla, dans le Sud algérien, après la condamnation à une lourde peine de prison d’un militant du mouvement de protestation populaire, accusé d’«apologie du terrorisme».
Un jeune partisan du mouvement de contestation Hirak, a été condamné lundi à trois ans de prison ferme pour avoir publié des mèmes ironiques sur le président Abdelmadjid Tebboune et sur la religion.
Un militant du mouvement de protestation contre le pouvoir en Algérie, Yacine Mebarki, a été condamné jeudi à dix ans de prison ferme pour « incitation à l’athéisme » et « offense à l’islam » par le tribunal de Khenchela (est).
Dès la levée du confinement sanitaire, les manifestations du vendredi ont repris dans plusieurs régions (wilayas) d’Algérie, notamment en Kabylie. A Bejaia, les forces de l’ordre ont essayé de disperser les manifestants avec des bombes lacrymogène et des balles en caoutchouc, engendrant des affrontements au centre-ville sur le chemin menant à la place Saïd Makbel. […]
À Béjaïa, dans le nord-est du pays, la police a empêché des manifestants de se rassembler vendredi en soutien aux dizaines de prisonnier du Hirak, le mouvement populaire de contestation qui a commencé en février 2019.
La pandémie de Covid-19 n’empêche pas la justice algérienne de punir militants du « Hirak »: une figure de la contestation a écopé lundi d’un an de prison ferme, et d’autres risquent de lourdes peines alors que le mouvement est en suspens.
La marche des enseignants, organisée ce lundi à Alger, à l’appel de la coordination nationale des enseignants du primaire, a été réprimée par la police.