Evi Statiri est à présent dans un régime de ‘liberté surveillée’ avec d’importantes restrictions sur ses déplacements et ses communications. Avant sa libération, plusieurs actions incendiaires ont eu lieu contre les partis politiques grecs.

Le 19 septembre matin, deux engins incendiaires ont été placés contre des kiosques du KKE et de Syriza à Ano Patissia, un kiosque de Nea-Demokratia a également été vandalisé à Kifissia. Le lendemain de cette date, de nouvelles élections avaient lieu en Grèce. L’action était revendiquée en solidarité avec Evi Statiri et Nikos Romanos.

Le 2 octobre, c’est le bureau de Charalabos Athanasiou, parlementaire de Nea-Demokratia et ancien Ministre de la Justice qui était incendié.

Banderole solidaire avec Evi Statiri

Banderole solidaire avec Evi Statiri

Le 8 octobre, le prisonnier anarchiste Javier Pino, accusé avec Natalia ‘Tato’ Collado d’une attaque incendiaire contre un bus à Santiago en avril dernier, est sorti de prison sur ordre d’un juge qui avait ordonné une mesure de détention à domicile. Mais le 15 octobre, ce statu a été révoqué suite à un appel du procurer, et il a été ordonné à Javier Pino de retourner à la Prison n°1 de Santiago pour y attendre son procès.

Javier Pino

Javier Pino

Evi Statiri est finalement « libre », en tout cas sortie de prison. On sait désormais quelles seront les conditions spéciales qu’elle devra respecter pour ne pas être enfermée à nouveau : ne pas quitter la Grèce, pointer 3x par mois au commissariat, assignation à résidence et limitation des déplacements à 1km autour de celle-ci, interdiction de communiquer avec ses co-accusés et donc avec son compagnon, Gerasimos Tsakalos membre emprisonné de la Conspiration des Cellules de Feu. L’Assemblée de Solidarité avec Evi poursuit sa lutte.

Banderole solidaire avec Evi Statiri

Billy, Costa et Silvia avaient purgé quelques années de prison en Suisse pour avoir été accusés d’avoir planifié une action de sabotage contre un centre de recherche en nanotechnologie d’IBM. Ils avaient été le 15 avril 2010 lorsque la police suisse avait contrôlé leur voiture et y avait trouvé des tracts signés du ‘Front de Libération de La Terre – Suisse’ annonçant l’action ainsi que des matériaux explosifs.

C’est à présent le pendant italien du procès qui s’ouvre : les trois sont accusés d’association criminelle, d’avoir ‘conspiré’ le plan en Italie, d’avoir illégalement obtenu les matériaux nécéssaires à l’assemblage et à la préparation d’engins explosifs et d’avoir illégalement passé le tout à travers la frontière italo-suisse. Tous les chefs d’inculpation sont aggravés par la circonstance de ‘finalité terroriste’. Qui permet habituellement aux autorités italiennes de requérir une détention préventive plus longue et des peines plus longues en cas de condamnations.

Le juge ayant accepté l’argumentation du procureur lors de l’audience préliminaire et refusé de considérer la condamnation italienne comme condamnation finale, Billy, Costa et Silvia seront à nouveau jugés dans un procès qui commencera le 13 janvier 2016 à Turin.

Visuel de la campagne de solidarité en Suisse.

Visuel de la campagne de solidarité en Suisse.

Des anarchistes s’en sont pris la semaine passée à un poste de la police d’Olympia. Ils ont brisé les vitres et les châssis, saccagé l’intérieur avec un mélange de peinture et de liquipe pour frein, bouché les serrures à la colle forte et tagué: “no cops no charges.” (pas de flics, pas d’accusation »).

EDIT : C’est bien entendu de la direction de l’école dont nous parlons quand nous désignons la ‘collaboration de l’école’ et non pas des gens qui y travaillent.

A la fin du mois de septembre, des participants à la bibliothèque anarchiste ‘La Discordia’ à Paris sont rentré dans l’école Montessori car ils se doutaient qu’un dispositif y était placé pour espionner la bibliothèque. Après avoir du exiger un rendez-vous avec la directrice de l’établissement qui finit par reconnaître la présence de l’engin. Après la sortie des classes, ils parviennent à négocier l’accès au cagibi où se trouvait le dispositif, avant de devoir s’en emparer par la force, se rendant compte que ‘tout le monde’ dans le personnel est au courant de son existence et qu’il était placé là depuis -au moins- la seconde semaine du mois de juillet.

Une fois le boitier récupéré, il est démonté et photographié pour pouvoir récolter plus d’informations à son sujet et partager cette découverte. Les photos peuvent être récupérées dans deux fichiers zip disponibles ici et ici. Le boitier renfermait un grand nombre de matériaux sophistiqués : une caméra dont le zoom était contrôlable à distance, des antennes, du matériel réseau destiné à pouvoir regarder et interagir avec le matériel à distance et en direct.

Les participants de la Bibliothèque Discordia rappelle qu’il est important de partager ce genre d’informations lorsqu’elles se révèlent plutôt que de les cacher.

La caméra contenue dans le boitier.

La caméra contenue dans le boitier.

Après trois semaines de grève de la faim, Evi Statiri a annoncé ce lundi qu’elle cessait son action puisqu’il a été condamné qu’elle serait prochainement relâchée sous conditions. Les conditions en questions ne sont pas encore connues. Evi est emprisonnée depuis 7 mois car elle est la compagne d’un prisonnier de la Conspiration des Cellules de Feu. Elle avait été arrêtée après que les prisonniers de la CCF aient -selon les autorités- planifié leur évasion.

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De violents affrontements ont opposé ce vendredi des militants anarchistes et la police alors que les premiers avaient organisés une manifestation pour commémorer les événements du 2 octobre 1968.

Dans l’après-midi et la nuit du 2 octobre 1968, alors que des milliers d’étudiants convergent vers une place proche du centre historique de Mexico à l’appel d’un collectif qui coordonne l’ensemble des mouvements étudiants qui manifestent depuis trois mois dans les rues de la capitale, les forces de l’ordre ouvrent le feu, faisant près de 300 morts, et plus d’une centaine de ‘disparus’. Chaque année, une grande manifestation est organisée en souvenir de ce massacre. Cette année, les manifestants dénonçaient également la disparition des 43 étudiants/enseignants disparus dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 alors qu’ils se rendaient à une manifestation dans l’État de Guerrero.

Ce vendredi, les forces de l’ordre déployées en nombre ont fait usage de la force pour disperser les manifestants. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et ont procédé à des interpellations parmi la foule.

Déploiement policier à Mexico City

Déploiement policier à Mexico City

Evi Statiri, emprisonnée depuis 7 mois et en grève de la faim depuis le 14 septembre sera libérée sous peu selon les proches des prisonniers politiques. Elle sera toutefois soumise à un régime de ‘liberté surveillée’ très strict.

Il y a deux jours, les prisonniers politiques grecs avaient déclaré une journée d’actions solidaires dans les prisons de Trikala, Domokos, Grevena, et dans les ailes pour hommes et pour femmes de la prison de Korydallos.

Evi Statiri, compagne d’un prisonnier de la Conspiration des Cellules de Feu, devait être libérée suite à un amendement concédé par le premier gouvernement Syriza mais qui n’a jamais été appliqué par le Ministre de la Justice (comme d’autres promesses arrachées par les prisonniers politiques suite à leur grande grève de la faim).

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Evi Statiri, en grève de la faim depuis le 14 septembre dernier a été hospitalisée ce 27 septembre, après une brusque aggravation de son état de santé dans la matinée du même jour. Evi souffre d’hypoglycémie sévère, d’hypotension et de tachycardie en plus des malaises et palpitations. Evi a donc été transférée de la prison de Koridallos vers l’Hopital Général d’Etat de Nikaia du Pirée, elle a perdu 11% de son poids initial. Elle attend toujours la réponse du Conseil Judiciaire après avoir fait à nouveau appel il y a trois semaines.

Edit : Gerasimos Tsakalos, membre emprisonné de la Conspiration des Cellules de Feu et compagnon de Evi a rendu public le fait qu’il est également en grève de la faim depuis le 14, malgré qu’il n’ait pas totalement récupéré de la grande grève des prisonniers, il y a quelques mois seulement.

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