Dimanche, une vaste manifestation d’ouvriers d’une compagnie pharmaceutique s’est déroulée à Siddhirganj, ville située à seize kilomètres de la capitale, Dacca. Une nouvelle fois, ils s’étaient rassemblés pour exiger une augmentation de leurs salaires, et une nouvelle fois, le mouvement a été violemment réprimé. Un homme est décédé et plus de cent personnes ont été blessées dans les affrontements avec les forces de l’ordre, alors que les manifestants bloquaient une des rues principales de la ville. Pour les disperser, les policiers ont tiré des balles en caoutchouc et des bombes lacrymogènes. Les manifestants ont répliqué, entraînant un face-à-face de plus d’une heure.

Manifestations réprimée au Bangladesh

Manifestations réprimée au Bangladesh

Au début du mois de novembre et suite à de nombreuses manifestations (violemment réprimées), les ouvriers du textile avaient obtenu une augmentation de salaire. Il avait été convenu que le salaire minimum mensuel passait à 3000 taka (30€) au lieu de 1662 taka (18€), somme fixée en 2006. Or, cette augmentation de salaire n’a toujours pas eu lieu, bien que le gouvernement ait annoncé qu’il poursuivrait les entreprises qui ne l’appliquerait pas. De plus, un groupe sud-coréen a fermé simultanément ses 17 usines suite aux manifestations. Ce week-end, des dizaines de milliers d’ouvriers ont protesté dans la capitale Dacca ainsi qu’à Chittagong (sud-est). Ils ont notamment bloqué une autoroute et pris d’assaut plusieurs usines de marques occidentales. La police a tiré à balles réelles et à utiliser des gaz lacrymogènes contre les manifestants. Quatre ouvriers ont été tués et 225 autres blessés au cours des offensives policières.

Depuis hier, de massives manifestations d’ouvriers du textile ont lieu au Bangladesh, et principalement dans la capitale, Dacca. Plus de 20.000 d’entre eux ont quitté leur travail afin de se rassembler dans les rues pour réclamer de meilleurs salaires. Leur salaire mensuel est fixé à 1662 taka (23 dollars), ce qui constitue une des rémunération mondiale les plus basses. Un comité d’urgence sur les salaires constitué de fonctionnaires du gouvernement, d’industriels et de syndicalistes a annoncé que le salaire minimum allait passer à 3000 taka (43 dollars) dès le 1er novembre. C’est suite à cette déclaration que les ouvriers sont descendus dans la rue. La hausse est jugée clairement insuffisante par les syndicats, qui réclament 5000 taka pour faire face notamment à la hausse du prix de l’alimentation. Hier, au moins 10.000 personnes ont bloqué une route au sud de la capitale. Les forces de police anti-émeute ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour les disperser. A Ashulia, au nord de la capitale, des combats de rue ont opposé les manifestants et les policiers. Jugeant la proposition du comité d’urgence insultante, les syndicats pourraient appeler à la grève nationale jusqu’à ce que le gouvernement accède à leur demande.

Policier anti-émeute au Bangladesh

Policier anti-émeute au Bangladesh

Des milliers d’ouvriers du textile bangladais en grève pour obtenir des augmentations ont jeté des pierres et se sont accrochés avec la police samedi dans une zone industrielle proche de Dacca, la capitale du pays. Un manifestant a fait état d’une centaine de blessés, une quarantaine de policiers auraient été blessés. Les forces de l’ordre ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule à Ashulia. Une cinquantaine d’usines du secteur sont fermées de peur d’attaques. Les ouvriers demandent le relèvement du salaire minimum à 5000 takas (58 euros) par mois, sachant que le salaire moyen actuel tourne autour de 2000 takas (23 euros). L’industrie textile, qui emploie deux millions de personnes au Bangladesh, est un secteur crucial pour l’économie de ce pays frappé de plein fouet par la récession mondiale.

Emeutes au Bengladesh

Emeutes au Bengladesh

Au moins deux personnes ont été tuées et 100 autres blessées samedi à Dacca, après que la police bangladeshie eut ouvert le feu contre des milliers d’ouvriers de la confection qui protestaient contre des salaires impayés, a-t-on appris de source policière. Il s’agit des plus graves incidents dans un conflit social depuis que la crise économique a frappé le Bangladesh.

Les deux personnes ont été tuées dans la zone industrielle de Tongi, 40 km au nord de la capitale, après qu’environ 15.000 ouvriers ont commencé à lancer des pierres sur la police qui a répliqué, selon elle, par des tirs de balles en caoutchouc. Mais selon un responsable de l’hôpital universitaire de Dhaka, Abdul Baten, ‘tous les blessés ont été atteints par des tirs à balles réelles, et certains sont dans un état grave‘. Plusieurs policiers ont été blessés ainsi qu’une centaine de manifestants, dont neuf ont été transportés à l’hôpital.

Les ouvriers, qui ont érigé des barricades et incendié des véhicules, exigeaient le paiement de trois mois de salaire de la part de leur employeur, la Nippon Garments, une entreprise bangladeshie qui a fermé ses portes en invoquant la chute de son carnet de commandes. L’industrie de la confection, qui emploie 40% de la main-d’oeuvre industrielle du pays, a rapporté 80% des 15,5 milliards de dollars d’exportation du Bangladesh l’an dernier. En juin, environ 50.000 ouvriers s’étaient affrontés à la police lors de manifestations contre des salaires impayés ou réduits, faisant des dizaines de blessés.