La détention de Booker Ngesa Omole, secrétaire général du Parti Communiste Marxiste du Kenya, est dénoncée par de très nombreuses organisations dans le monde comme une persécution politique après son arrestation violente par la police kényane à Isiolo (voir notre article). Selon des déclarations officielles du parti, il aurait été enlevé sans mandat, battu, torturé, transféré à la prison de détention de Kitengela avec le bras cassé, privé de soins médicaux urgents, de libération sous caution et d’accès à ses avocats, sa famille ou ses camarades . Les accusations à son encontre incluent tentative de meurtre sur policiers, liens fantaisistes avec un « cartel de drogues » et possession d’armes déjà légalement enregistrées, des motifs que ses soutiens qualifient de fabrications visant à criminaliser la dissidence, mobilisation et solidarité internationale pour exiger sa libération immédiate.

Le Comité central du Parti Communiste Marxiste du Kenya affirme que son secrétaire général, Booker Ngesa Omole, a été violemment enlevé à Isiolo par des agents de police, puis battu et torturé avant d’être abandonné au commissariat de Mlolongo. Depuis, il n’a pas accès à un avocat. Son parti dénonce un kidnapping visant à intimider le mouvement ouvrier et les forces progressistes.

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Ce jeudi 11 septembre, le tribunal anti-terroriste de Kahawa a demandé un renvoi pour obtenir plus de temps afin de mener leur enquête contre 75 jeunes qui sont poursuivis pour « terrorisme » dans le cadre des manifestations de l’été (voir notre article). Cela fait trois fois que l’ouverture du procès est repoussée. Les 75 prévenus sont détenus en prison, la cour a fixé à 100 000 shillings (soit plus de 650 euros) la caution pour la mise en liberté provisoire. L’affaire a été renvoyée au 2 octobre.

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Au moins 75 jeunes kényans  ont été inculpés pour terrorisme suite à leur participation à des manifestations anti-gouvernementales débutée fin juin (voir notre article). Ils encourent des peines allant jusqu’à la prison à perpétuité. Parallèlement, 450 manifestants ont aussi été inculpés pour des crimes graves.

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La grève des employés d’entrepôt entre dans son sixième jour, tandis que les dirigeants syndicaux ont été arrêtés et emprisonnés. Dennis Baraza Wechuli, qui est aussi membre du Parti communiste du Kenya (photo), Julius Owino et Obwonyo Wawire sont des syndicalistes accusés d’incitation à la violence. Cargill, une multinationale américaine de l’agroindustrie (celle-là même qui avait été ciblée par Code Rouge), travaille en étroite collaboration avec le Département des enquêtes criminelles (DCI) pour faire emprisonner les dirigeants syndicaux et écraser les organisations de travailleurs.

Le DCI de Mombasa n’a toujours pas obtenu l’autorisation du Bureau du Directeur des poursuites publiques (ODPP) d’inculper les trois camarades détenus. Le DPP a invoqué des « lacunes dans les accusations proposées ». Pourtant, au lieu de libérer les prisonniers, qui ont été maltraités et détenus dans des conditions éprouvantes, la police exige maintenant une caution de 20 000 Shillings en espèces.

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Le photojournaliste et militant soco-politique, Boniface Mwangi, a été arrêté à son domicile près de Nairobi, samedi 19 juillet en fin d’après-midi. Ses bureaux ont aussi été fouillés par les autorités. Très connu au Kenya, Boniface Mwangi s’exprime régulièrement contre le gouvernement et a déjà été arrêté à de multiples reprises dans le passé (photo). Samedi, en fin de soirée, il était détenu dans un centre de police de Nairobi.

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Les affrontements qui ont éclaté lundi 7 juillet lors d’une nouvelle journée de mobilisation au Kenya (voir notre article), ont fait dix morts et 56 blessés. La police kényane a annoncé avoir arrêté 567 personnes au total. La Journée Saba Saba (« Sept, sept » en swahili, pour 7 juillet) commémore chaque année le soulèvement du 7 juillet 1990, lorsque les Kényans ont manifesté pour l’instauration du multipartisme durant les années sombres du régime autocratique de Daniel arap Moi (1978-2002). Cette année, cet hommage se conjugue à la vague de contestation qui secoue depuis plus d’un an le pays. Les manifestants sortent régulièrement dans les rues pour protester contre les taxes, la corruption, les disparitions forcées et les brutalités policières sous la présidence de William Ruto.

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La police kenyane a dispersé aujourd’hui lundi des manifestants commémorant le 35e anniversaire des rassemblements pro-démocratie dans la capitale Nairobi. Les militants se rassemblent chaque année le 7 juillet pour commémorer la date de 1990, lorsque les opposants au président de l’époque, Daniel Arap Moi, ont lancé une campagne pour transformer le pays en une démocratie multipartite. La manifestation est appelée « Saba Saba » – « sept sept » en kiswahili – en raison de cette date.

Les autorités avaient renforcé le déploiement policier à Nairobi depuis les manifestations menées par des jeunes du mois dernier. La police avait auparavant bloqué les principaux axes routiers menant à Nairobi et fortement restreint la circulation automobile dans la ville, laissant les rues désertes, à l’exception des manifestants venus à pied. Lorsque la manifestation a commencé, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau lundi pour disperser la foule le long d’une artère clé de Nairobi.

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Le bilan des manifestations meurtrières ont eu lieu à la fin de juin dans 23 comtés à travers le Kenya (voir notre article), estt finalement de 485 personnes arrêtées pour « meurtre, terrorisme, viol, viol en réunion, incendie volontaire, obstruction au travail de policiers en service, destruction et vol (…), incitation à la violence, manipulation de biens volés, détérioration de propriétés avec intention de nuire et possession d’armes à feu illégales »., selon une déclaration de la police le 30 juin. Les manifestations au niveau national devaient initialement être un hommage aux victimes du mouvement citoyen de 2024 contre un projet de hausse des impôts et la corruption. Mais les rassemblements ont changé de caractère le 25 juin, lorsque de jeunes hommes ont affronté la police et dévasté des milliers de commerces dans le centre de Nairobi. La Commission nationale kényane des droits humains a affirmé que 19 personnes avaient été tuées et 531 blessées. Onze policiers ont été grièvement blessés pendant les manifestations.

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