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Inde-Népal 1886

Deux membres présumées du PCI(maoïste) ont été abattues dans une fusillade avec les forces de sécurité dans le district de Narayanpur, dans le sud du Chhattisgarh, ce mercredi. « Deux femmes mao¨sites ont été neutralisées et leurs corps retrouvés à la suite d’une fusillade avec la Special Task Force et la District Reserve Guard dans la région d’Abujhmaad du district de Narayanpur. Deux fusils et de nombreux autres objets ont également été saisis sur les lieux du combat » a déclaré le directeur général de l’unité d’opérations anti-naxalite de la police du Chhattisgarh. En plus des deux armes, les soldats ont retrouvés des IED, des uniformes maoïstes, du fil, une machine à coudre et de la littérature maoïste.

Saisie dans le Chhattisgarh

Saisie dans le Chhattisgarh

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Ce mercredi, les autorités de l’Etat du Bihar ont annoncé avoir pris des dispositions pour offrir des récompenses contre toute information concernant 43 guérilleros présumés actifs dans l’Etat. Parmi eux, plusieurs membres du parti dont la tête est déjà mise à prix. Quiconque pourra fournir un renseignement concernant l’un d’eux ou aidera la police à permettre leur arrestation recevra une somme d’argent pouvant aller de 25.000 roupies (350 euros) à 500.000 roupies (7000 euros). La police a garanti l’anonymat des informateurs « Par le passé, plusieurs informateurs de la police ont été tué parce que les autorités n’ont pas pu les protéger. En conséquence, les villageois rechignent souvent à nous dire ce qu’ils savent. Dans les régions retirées, tout le monde se connait de vue. Dès lors, les habitants peuvent facilement détecter tout nouveau venu » a déclaré un officier expliquant comment les villageois pouvaient facilement repérer toute nouvelle activité maoïste. Il a ajouté que les paramilitaires sont souvent des étrangers et n’ont donc pas connaissance du terrain dans lequel les guérilleros agissent, « Donc les villageois jouent un rôle crucial dans nos opérations de contre-guérilla ».

L’Etat du Bihar et celui où le salaire moyen de la population est le moins élevé du pays. Il s’élève à 80 euros par mois, contre environ 350 euros par mois au niveau national.

Guérilleros à l'entrainement

Guérilleros à l’entrainement

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Ramana, le dirigeant du Korukonda Area Committe du PCI(maoïste) a déclaré que le gouvernement avait accusé à tort les maoïstes de s’opposer aux projets de développement tels que l’électrification, la mise à disposition d’eau potable ou l’éducation dans le district de Malkangiri (Odisha). Dans un communiqué de presse publié vendredi dernier, il a exigé que les villages puissent tous avoir des sources d’électricité tout en dénonçant l’absence général de services de santé dans le district. Il a déclaré qu’aucun centre de santé ni d’écoles ne fonctionnaient actuellement dans la région. A l’issue de ce communiqué, il a rappelé que la guérilla maoïste n’avait pas pour objectif d’empêcher les travaux de développement, tout en ajoutant qu’ils oeuvraient au quotidien afin d’améliorer la situation des tribaux.

Les fausses informations et la manipulation de ces dernières sont une tactique de contre-insurrection utilisée régulièrement par les autorités afin de monter la population contre les guérilla maoïste.

District de Malkangiri (Odisha)

District de Malkangiri (Odisha)

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Une quarantaine de guérilleros de la NPA ont attaqué un poste de police dans la ville Maasin, dans la province de Iloilo, hier dimanche en matinée, s’emparant de huit fusils d’assaut M-16, de neuf pistolets Glock 9mm, de matériel informatique et de télécommunication. Trois maoïstes, dont deux femmes, sont d’abord entrés dans le commissariat autour de 10h30 et fait semblant de vouloir déposer une plainte. Plusieurs autres guérilleros se sont précipités sur leurs pas tandis qu’un camion débarquait d’autres maoïstes qui ont immédiatement encerclé le poste de police. A l’intérieur, les neuf policiers présent ont reçu l’ordre de se coucher et ont été menottés tandis qu’à l’extérieur, un maoïste haranguait la foule avec un mégaphone. En 15 minutes, tout était bouclé et les guérilleros se sont évanouis à bord de leur camion et de la patrouilleuse du commissariat…

Membres de la NPA (archive)

Membres de la NPA (archive)

Après avoir été agressés pour avoir voulu former un syndicat au sein de l’usine (lire notre article), 61 travailleurs des usines Orchid et Savar du groupe Azim au Bangladesh sont poursuivis pénalement. Début juin, la direction de la compagnie a déposé plainte contre les 61 travailleurs et responsables syndicaux. 38 d’entre eux ont été libérés sous caution tandis que 22 sont toujours emprisonnés.

Environ 200 travailleurs sont constamment menacés par des hommes de mains locaux. Ils ont cessé de rentrer chez eux ou d’aller travailler par crainte pour leur sécurité. Pour pouvoir retourner à leur travail, les travailleurs ont été contraints par la direction de signer un document dans lequel ils déclarent ne pas vouloir de syndicat pour les représenter sur leur lieu de travail.

Manifestation des travailleurs d'Orchid pour la reconnaissance de leurs droits syndicaux (archives)

Manifestation des travailleurs d’Orchid pour la reconnaissance de leurs droits syndicaux (archives)

Samedi dans le village d’Araibo, Pantukan, province de la Vallée de Compostela, un détachement du 66e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale s’est accroché à un groupe de maoïstes. Le commandant du groupe, connu sous le pseudonyme de « Ka Lepi », a été tué, ainsi qu’une autre guérillero, tandis que deux soldats étaient blessés dans la fusillade. Dimanche, trois combattants de la NPA ont été tués à Barangay Taytayan, Cateel, province de Davao Oriental. Les militaires ont récupéré les corps des maoïstes, deux IED, deux M16, un M14, un AK47 et un lance-grenades.

Combattants maoïstes aux Philippines (archives)

Combattants maoïstes aux Philippines (archives)

La police du Chhattisgarh a annoncé ce dimanche avoir abattu trois guérilleros dans le district de Rajnandgaon. Une patrouille s’était mise en route pour les collines de Pendaudi vers 11h ce matin après avoir été informée de la présence de maoïstes, parmi lesquels le dirigeant local Sameela Potai et des membres du Aundhi Local Operating Squad. Les autorités ont publié un communiqué dans lequel elles déclarent « Trois maoïstes redoutés ont été abattus par la police local dans les collines de Pendaudi situées dans la région de Aundhi du district de Rajnandgaon aujourd’hui. (…) Vers 14h30, les maoïstes ont ouvert le feu sur cette patrouille près des collines de Pendaudi. La patrouille a répliqué. Les maoïstes ont battu en retraite vers le district de Gadchiroli dans le Maharashtra alors que les policiers prenaient le dessus dans le combat. Les recherches menées sur les lieux de la fusillade ont permis la découverte de trois corps en uniforme maoïste ». Le communiqué ajoute que deux autres guérilleros auraient été blessés et qu’un SLR, un INSAS et un .303 ainsi que des munitions ont été retrouvés.

Policiers de la force du Chhattisgarh

Policiers de la force du Chhattisgarh

La police locale a déclaré qu’un maoïste avait été abattu et un soldat de la Special Task Force blessé dans un combat entre les forces de sécurité et une brigade de guérilleros dans le district de Bastar, au Chhattisgarh. La fusillade s’est déroulée dans les forêts de Raidongri-Rakasmetta relevant du poste de police de Kaknar.

 La région du Bastar, dans l'état du Chhattisgarh

La région du Bastar, dans l’état du Chhattisgarh

Les agences du renseignements des autorités indiennes ont alerté les polices locales après avoir découvert que plusieurs dirigeants maoïstes haut placés tels que Vijay Yadav, alias Sandeep, Nanadlal Yadav alias Nitesh, Indal Bhokta et quelques autres se trouvent actuellement dans les forêts du district de Gaya (Bihar). D’après elle, le parti serait en train de mener une campagne de consolidation de sa base dans la région. Le niveau d’alerte des forces de sécurité a été relevé en raison de ce rassemblement inhabituel de leaders maoïstes. Une de ces sources affirme « Nous n’avons encore intercepté aucun appel, mais nous avons des renseignements en provenance du terrain qui laissent entendre que des maoïstes du Jharkhand et du Bengale occidental sont actuellement dans le Bihar », ajoutant que des dirigeants maoïstes avaient appelé à un rassemblement dans le district d’Aurangabad le 2 mai dernier, mais celui-ci n’a pas pu se dérouler en raison d’un renforcement policier dans la région. « Nous avons été informé que les maoïstes se rendent dans les villages pour rencontrer la population, particulièrement les personnes impliquées dans les conflits fonciers par l’intermédiaire de leur partisans, en leur promettant de tout faire pour résoudre leurs problèmes ».

Le

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Un Thaïlandais de 34 ans a été condamné vendredi à trente-cinq ans de prison pour «crimes de lèse-majesté» par un tribunal militaire, pour avoir posté sur Facebook une dizaine de messages, photos ou vidéos concernant la famille royale. Dans un pays où le roi est une figure semi-divine, toute critique ou moquerie de la famille royale, chien compris, est très mal vue. Mais le prétexte de «lèse-majesté» est aussi une arme absolue contre toute revendication républicaine et toute critique de l’immense fortune amassée par la famille royale. Depuis l’arrivée au pouvoir des militaires à la suite d’un coup d’Etat en mai 2014, les condamnations pour ce motif se sont multipliées (voir notre article).

On ne peut savoir ce que contiennent les messages postés par Vichai Thepwong, un vendeur d’assurances qui avait été arrêté dans la ville de Chiang Mai en 2015, car les médias qui les évoqueraient tomberaient eux aussi sous le coup de l’article 112, qui punit l’insulte à la monarchie. L’accès du tribunal avait été interdit à la presse. L’homme a été condamné à sept ans de prison pour chaque post, et la peine a été réduite de moitié car il a plaidé coupable. Le même jour, la cour a condamné à cinq ans de prison, ramenés à deux ans et demi pour la même raison, un tailleur identifié sous le nom de Chaliew, pour des propos «diffamatoires pour la famille royale» tenus sur une radio en ligne. Chaliew se trouvait en détention préventive depuis trois ans. Une centaine de personnes sont en prison pour «lèse-majesté», y compris un adolescent de 14 ans accusé d’avoir mis le feu à un portrait du roi défunt.

Vichai Thepwong

Vichai Thepwong