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Inde-Népal 1886

Hier, les autorités indiennes ont procédé à l’exécution de Yakub Memon, principal accusé des attentats de Bombay en 1993 et condamné à mort pour avoir soutenu, assisté et exécuté les attentats. Condamné à mort pour ‘association de malfaiteurs’, les autorités l’accusaient d’avoir géré le financement des actions, la formation de quinze jeunes qui auraient été envoyés au Pakistan pour y apprendre le maniement des armes, d’avoir acheté les véhicules et les explosifs utilisés. Après avoir épuisé toutes les procédures d’appel, il a donc été mis à mort hier.

Mercredi, des dizaines de personnes s’étaient rassemblées devant la gare de Dadar à Mumbai (ex-Bombay) pour dénoncer la condamnation à mort de Yakub Memon. Cette manifestation a été violemment réprimée par la police, laquelle a procédé à l’arrestation de 28 personnes avant de boucler la zone et d’empêcher tout futur rassemblement. Les manifestants étaient principalement des membres du Committee for Protection of Democratic Rights (CPDR), association régulièrement visée par des actions policières, notamment pour ses prétendus liens avec la guérilla maoïste. Parmi les personnes arrêtées mercredi, des journalistes, des militants, mais également plusieurs avocats – 14 hommes et 14 femmes. Tous ont été détenus pour ‘réunion illégale’ quelques heures avant d’être relâchés au compte-goutte.

Arrestation d'une militante contre la peine de mort

Arrestation d’une militante contre la peine de mort

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Poursuivant sa guerre contre le CPI(Maoist) très actif dans l’état, le gouvernement du Jharkhand a augmenté ce lundi la récompense offerte à toute personne lui fournissant des renseignements concernant quatre dirigeants haut placés du parti. Les informations sur les quatre hommes ‘valaient’ jusqu’à présent 2.500.000 roupies (environ 35.000 euros), et cette somme a été augmentée à dix millions de roupies (près de 150.000 euros). Les quatre dirigeants sont Arvindji, alias Dev Kumar Singh, Misir Besra, Prashant Bose et Vivek Chandra Yadav. Leur tête sont également mises à prix dans certains états voisins, dont le Bihar, le Maharashtra et le Chhattisgarh.
Arvindhji, 50 ans, résident d’Aurangabad dans le Bihar, est le leader maoïste à la tête des activités du parti au Jharkhand. Selon les autorités, ce serait lui qui planifierait et exécuterait la plupart des actions des guérilleros dans l’état. Les informations le concernant ‘valent’ 500.000 roupies (7.000 euros) au Bihar et 4 millions de roupies (56.000 euros) au Chhattisgarh et au Maharashtra.
Misir Besra, alias Bhaskarji, 52 ans, originaire du district de Giridih dans le Jharkhand est recherché dans le Chhattisgarh et le Maharashtra également. Sa tête y est mise à prix pour une somme de 5 millions de roupies (plus ou moins 70.000 euros).
Prashant Bose, alias Kishanda, alias Nirbhayji, alias Manishda, le plus âgé des quatre, est âgé de 61 ans. Originaire du Bengale occidental, sa tête est mise à prix dans les mêmes états et pour la même somme que Misir Besra.
Vivek Chandra Yadav, alias Vikash Singh, alias Sitaram Majhi, résidant dans le district de Dhanbad dans le Jharkhand, a vu sa tête mise à prix dans le Maharashtra et le Chhattisgarh pour une somme de 4 millions de roupies (56.000 euros)

Arvindji

Arvindji

4000 manifestants de gauche ont affronté la police anti-émeute à Quezon City, devant la Chambre des Représentants où le président devait faire un dernier discours sur l’état de la nation avant la fin de son mandat en juin 2016. Sous une pluie battante, les manifestants ont déplacé les containers et les barrières de métal qui leur barrait la voie. Au moins trois policiers et 16 manifestants ont été blessés. La police a fait usage de canons à eau, tandis que les manifestants ont répliqué en lançant bouteilles et pierres.

Les manifestants brûlent une effigie du président des Philippines.

Les manifestants brûlent une effigie du président des Philippines.

Trois soldats ont été abattus et 12 autres blessés dans une embuscade tendue par la guérilla maoïste à Pinukpuk, dans la province de Kalinga. Des mines ont d’abord explosé pour mettre le convoi à l’arrêt avant de le mitrailler. Les soldats ont répliqué, blessant des guérilleros qui ont tout de même pu s’échapper. Une douzaine de postes militaires ont été attaqués la semaine dernière par la guérilla.

A Davao City, le prétendu remplaçant du ‘Kumander Pitao’ a été arrêté avec trois autres guérilleros alors qu’ils tentaient d’éviter un contrôle routier. Le ‘Kumander Pitao’ était un célèbre commandant de la NPA abattu le 28 juin dernier (voir notre article), il était connu pour l’enlèvement en 1999 du général Victor Obillio. Les quatre personnes arrêtées ont été identifiées comme : Christopher Rollon (accusé d’être le remplaçant de Pitao), Alexander Abalos, Bartolome Rannie Ninal et Mike Capito.

Leoncio Pitao

Leoncio Pitao

La CRPF a décidé d’acheter près de 6000 nouvelles motos pour mobiliser les troupes engagées dans les opérations anti-naxalites et pour réduire leur dépendance à l’égard des jeeps et autres quatre-roues, lesquelles sont facilement les proies des IED, causant de nombreuses victimes et des dégâts matériels importants. Les motos seront données à tous les bataillons et unités déployées pour les opérations de contre-insurrections dans les prochains mois, et ce dans toutes les zones touchées par la guérillas des états du Chhattisgarh, du Jharkhand et de l’Odisha. Par ailleurs, la CRPF s’est également vue promettre quelques 50 drones par le ministre de l’Intérieur Rajnath Singh. Ce dernier a promis que les forces armées telles que la CRPF et la Border Security Force opérant des des zones ‘sensibles’ recevraient un tel matériel rapidement.

Un drone de fabrication israélienne Heron utilisé par les forces de sécurité indiennes

Un drone de fabrication israélienne Heron utilisé par les forces de sécurité indiennes

Un détachement du 71e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale s’est heurté à une colonne d’un cinquantaine de combattants de la NPA hier dimanche, en fin de matinée, à Sitio Camarin (Pantukan, province de Compostella Valley). Un soldat a été tué. Les militaires affirment avoir tué deux guérilleros et blessés six autres, mais cette affirmation reste à vérifier puisqu’ils affirment que les maoïstes sont partis en emportant morts et blessés. Il y a deux semaines, dans la même région de Pantukan, quatre soldats et un milicien avaient été tués en affrontant la guérilla (voir notre article).

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Les autorités du Jharkhand ont annoncé avoir abattu un dirigeant maoïste dont la tête était mise à prix ce samedi durant un combat entre une brigade de guérilleros et une troupe policière. Sylvester Minz, membre du Zonal Area Committee du CPI(Naxal) a été tué à proximité d’un commissariat local, a déclaré le commissaire de police. Sur base d’un renseignement les ayant informé de la présence de guérilleros dans un village, des policiers l’ont encerclé entre 5 et 6 heure du matin. Lorsqu’ils se sont mutuellement repérés, les deux groupes ont ouvert le feu, entrainant une longue fusillade. Dilbar, commandant sub-zonal, a lui été arrêté à l’issue du combat.

Membres de la contre-guérilla prenant la pose devant la dépouille de Sylvester Minz

Membres de la contre-guérilla prenant la pose devant la dépouille de Sylvester Minz

Hier vendredi, le général à la retraite Jovito Palparan et huit autres personnes ont été inculpés pour l’enlèvement et la détention illégale en février 2006 de deux frères, Reynaldo et Raymond Manalo, soupçonnés d’être membres de la NPA. Les frères Mabnalo avaient été enlevés à Bulacan, torturés et détenus plusieurs mois dans une prison secrète. Ils s’en étaient évadés en 2007. Le général Palparan, surnommé « le boucher » était un des responsables de la contre-guérilla. Il a été arrêté l’année dernière pour l’enlèvement de deux étudiantes, Karen et Sherlyn Empeño Cadapan, également soupçonnées de maoïsme, et qui sont toujours portés disparues (voir notre article). Les autres accusés sont un sous-officier de l’armée et sept membre de la CAFGU.

Le général Palparan (casquette beige) entouré de policiers

Le général Palparan (casquette beige) entouré de policiers

Selon les autorités locales, des membres des forces de sécurité ont détruit sept camps de la guérilla et saisi une énorme quantité d’armes et de munitions au cours d’une opération de ratissage menée ce vendredi après-midi à la frontière entre les districts de Kandhamal et de Kalahandi dans l’état d’Odisha. D’après les rapports, des membres du Special Operation Group (SOG) étaient en opération dans les régions frontières suite à un renseignement reçu sur la présence de quelques cadres maoïstes dans la zone pour une réunion du State Committee local du parti. Après avoir bouclé la zone, ils ont été repéré par les guérilleros, ce qui a entraîné une longue fusillade avant que ces derniers ne battent en retraite. Les membres du SOG sont alors allés plus avant dans la dense forêt et y ont découvert les campements et les armes. Aux dernières nouvelles, cette opération de recherche était toujours en cours dans la soirée.

Alors qu’il buvait un thé à un stand situé à côté d’un commissariat de police de quartier à Jadavpur vers 9h samedi matin, un étudiant de la Jadavpur University a accidentellement heurté un policier en se retournant alors que ce dernier passait derrière lui. S’en est immédiatement suivi une altercation impliquant les deux autres étudiants présents. L’officier a exigé au ‘coupable’ de le suivre au commissariat. Ce dernier a refusé, entrainant une violente intervention du policier qui l’a emmené et placé en cellule. Vers 23h, il a été relâché… Entre temps, la nouvelle de son arrestation arbitraire s’était répandue à travers l’université, et des dizaines d’étudiants se sont rassemblés devant le commissariat, poursuivant leur sit-in jusqu’au dimanche matin. Dans l’après-midi, une nouvelle manifestation estudiantine s’est tenue devant le commissariat pour exiger des excuses publiques de la part du policier en question. Selon les autorités, ce dernier aurait été admis à l’hôpital le dimanche matin suite aux blessures infligées par l’étudiant lors de leur altercation.

Mobilisation d'étudiants de la Jadavpur University

Mobilisation d’étudiants de la Jadavpur University

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