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Inde-Népal 1886

Un exploitant d’un mine d’or illégale, qui a été indicateur de police (au moins dans une affaire de fusillade remontant à janvier 2013), a été abattu dans sa maison par des membres présumés de la guérilla maoïste lundi à Jose Panganiban, dans la province de Camarines Norte. Dix personnes en uniforme et lourdement armées ont emmené l’indicateur. Quatre policiers sont intervenus mais ils sont tombés dans une embuscade et ils ont été désarmés. L’indicateur a été abattu d’une balle dans la tête par le commando qui est parti en laissant des engins explosifs pour ralentir d’éventuels poursuivants. Trois des bombes ont explosé tandis que huit ont été découverts par des soldats. Par ailleurs l’armée mène une opération anti-guérilla dans la région de Bicol. Deux soldats ont été blessés par l’explosion d’un IED.

Vendredi dernier, un haut tribunal du Kerala a statué qu’être maoïste n’était pas un crime et qu’une personne ne pouvait pas être arrêtée pour le simple fait d’en être un. Réagissant à une requête de Shyam Balakrishnan, lequel affirme avoir été illégalement interpellé par la police du Kerala l’an dernier car suspecté d’être un maoïste, le juge a déclaré que quelqu’un ne pouvait être arrêté que s’il était impliqué dans des activités illégales. ‘Etre un maoïste n’est pas un crime. La liberté de pensée et la liberté de conscience sont des droits fondamentaux. La liberté ne devient qu’illégale que quand elle concerne la loi de l’état’ a affirmé le juge. Suite à cette décision, le gouvernement de l’état a été condamné à payer une compensation financière à Balakrishnan. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision, affirmant que sous ces conditions, il serait impossible de mettre en oeuvre le Unlawful Activities Prevention Act, loi antiterroriste accordant de nombreuses prérogatives aux autorités de le cadre de leur lutte contre la guérilla maoïste.

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Un présumé leader maoïste, actif dans le Chhattisgarh, le Maharashtra et le Madhya Pradesh depuis plus de deux décennies et accusé dans plus de 200 affaires, y compris des assassinats et des tentatives d’assassinat a été interpellé à Balaghat (Madhya Pradesh). Dilip, alias Guha Uike (36 ans) a été placé en détention provisoire après une fusillade mercredi, a annoncé la police locale vendredi. Cinq autres guérilleros présumés, qui étaient avec Dilip, sont parvenus à échapper aux forces de sécurité, tout en emmenant son arme. Dilip, dont la tête était mise à prix dans les trois états, serait membre du comité de la division locale du parti maoïste opérant dans le Gadchiroli. La police dit qu’il était d’abord membre du Malajkhand Dalam durant quatre ans avant de devenir commandant adjoint d’une brigade spéciale de guérilleros entre 2004 et 2006 pour ensuite devenir membre du comité de division de la région Gadchiroli-Gondia du CPI(Maoist) en 2008. Selon la police, elle aurait reçu un tuyau selon lequel Dilip aurait été vu dans les jungles de Songudda le 20 mai dernier. Accompagné de guérilleros armés, Dilip était lui en civil. D’autres sources disent qu’il était présent afin d’assister à un mariage.

Dilip

Dilip

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Trois policiers et deux maoïstes ont été tués dimanche dans un combat dans le district de Bijapur (état du Chhattisgarh). La fusillade a eu lieu lorsqu’un détachement de policiers de la STF (unité spécialement entraînées pour la contre-guérilla) se déployait pour une opération anti-maoïste. Parmi les maoïste tué figure Hemla Masa alias Vijay, commandant d’une compagnie de guérillero. La STF subit de lourdes pertes dans le Chhattisgarh. Elle compte déjà pour 2015 11 tués et une trentaine de blessés.

combattants maoïstes dans le Chhattisgarh

combattants maoïstes dans le Chhattisgarh

La guérilla maoïste a libéré aujourd’hui jeudi deux gardiens pénitentiaires qu’elle avait capturés le 27 avril dernier, à Marihatag (Surigao del Sur). Ce jour là, les combattants de la NPA avait attaqué un convoi pénitentiaire pour libérer leurs camarades. Ils avaient blessé trois gardiens et emmenés deux autres.

Les deux gardiens (en t-shirt POW!), un médecin et les guérilleros

Les deux gardiens (en t-shirt POW!), un médecin et les guérilleros

Au moins deux militaires, un policier et un civil ont été blessés dans une fusillade entre les forces gouvernementales et la guérilla maoïste mardi dans la région de Camarines Sur, près de la ville de Libmanan. La fusillade, qui a duré 20 minutes, a opposé un détachement du 42e bataillon d’infanterie et une quinzaine de combattants de la NPA.

Chhatradhar Mahato, un des membres principaux du People’s Committee Against Police Atrocities et cinq de ses camarades ont été condamnés ce mardi à la prison à perpétuité par un tribunal du Bengale occidental. Mahalo, Sukhsanti Baske, Sambhu Soren et Sagun Murmu ont été condamné par le juge du tribunal du West Midnapore en vertu du Unlawful Activities Prévention Act, l’une des lois anti-terroriste indienne. Ils étaient également poursuivis pour divers délits punis par le Code Pénal, tels que le meurtre, la conspiration criminelle, guerre contre l’état et divers autres sections du Arms Act et du Explosives Act. Les deux autres personnes, Raja Sarkhel et Prasun Chatterjee, aussi membre du PCAPA ont également été condamné à la perpétuité, mais pour sédition, et non en vertu de l’UAPA.

Chhatradhar Mahato

Chhatradhar Mahato

Chhatradhar Mahato, président et membre fondateur du People’s Committee Against Police Atrocities, a été arrêté le 26 septembre 2009 dans une opération menée par la police du Bengale occidental dans le village de Birkar, à proximité de Lalgarh. Cette arrestation s’est déroulée en violation des lois indiennes, l’homme ayant été interpellé par des policiers déguisés en journalistes et dépourvus de mandat d’arrêt.
Chhatradhar Mahato, militant pour la défense des Adivasis, a créé le PCAPA en novembre 2008 suite à l’attaque de Salboni. A la tête de ce mouvement populaire, Mahato, qui n’est pas lui-même issu d’une population tribale, entendait lutter contre les violence de la police et des paramilitaires à l’encontre de la population principalement aborigène de la région. Dès sa création, l’organisation fut cataloguée par les autorités comme étant une organisation de front de la guérilla maoïste, entraînant une répression de ses membres et de toutes ses actions.

A l’annonce du verdict, sa femme a immédiatement annoncé l’intention de son mari de faire appel de ce dernier. Elle a ajouté: « Ils avaient organisé un mouvement contre les atrocités perpétrées à l’encontre des tribaux. La ministre en chef actuelle du Bengale occidentale, Mamata Banerjee (qui était alors dans l’opposition) les soutenait. Mais dès son arrivée au pouvoir, tous ceux qui étaient à la tête du mouvement ont été qualifiés de ‘anti-nationaux’ et arrêtés ».

L’ATS (Maharashtra Anti-Terrorism Squad) a déclaré avoir arrêté un prétendu dirigeant maoïste identifié comme étant K Muralidharan, alias Thomas Joseph, alias Skaria, alias Gopi, alias Raghavan, alias Ajith (62 ans), ainsi que son étroit associé identifié comme étant Hamaza Chiragilli, alias Pravin, alias James Mathew (29 ans) dans la région de Malegaon Dabhade, à environ 30 kilomètres de Pune, la capitale de l’état. Ajith était le secrétaire national du Communist Party of India (ML) Naxalbari, lequel a fusionné avec le CPI(Maoïst) le 1er mai 2014. Selon les sources policières, il serait alors devenu membre du CC du CPI(Maoist). L’homme était entré dans la clandestinité en 1990, et est accusé de multiples actions attribuées à la guérilla maoïste dans le Kerala, ainsi que dans d’autres états. Son assistant, originaire de la même région, faisait également partie du CPI(ML) Naxalbari et a rejoint le CPI(Maoist) après la fusion. Des membres de l’ATS ont déclaré avoir arrêté le duo au Moraya Hospital à Talegaon Dabhade vendredi. Tous deux ont comparu samedi devant un tribunal local et sous haute protection policière. Ils resteront un minimum de sept jours en détention provisoire.

Ajhit, membre haut placé du CPI(Maoist)

Ajhit, membre haut placé du CPI(Maoist)

Les sources de l’ATS affirment qu’Ajith, qui est une des dirigeants maoïstes le plus haut placé dans le pays, a pris part à de multiples opérations maoïstes dans le Sud de l’Inde, et dans d’autres régions. Ajith et Ganapathy, secrétaire général du CPI(Maoist) ont signé conjointement la déclaration de fusion entre les deux partis le 1er mai 2014.

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Les combattants de la NPA ont attaqué les installations de la JB Management Mining Corp. (JBMMC), détenue par la famille du maire de la ville de Monkayo, dans la province de. Ce maire entretient une milice. Un milicien a été abattu dans l’attaque et les guérilleros ont emmené tout l’arsenal de cette milice, soit trois mitrailleuses M60, des dizaines de fusils d’assaut, de pistolets-mitrailleurs, de pistolets automatiques, etc. et 14,000 cartouches. Cette milice, formée avec l’aide de l’armée (plus précisément du 25e bataillon d’infanterie), qui a pour vocation de protéger les groupes privés contre les attaques de la guérilla, a commis de nombreux abus contre les populations. Dans un engagement séparé, un autre milicien a été abattu pas les maoïstes.

Manifestation de soutien à la NPA

Manifestation de soutien à la NPA

Cinq militants du CPI(Maoist) activement recherchés par les autorités depuis de long mois, parmi lesquels Roopesh (40 ans), président du comité zonal des Western Ghats (Tamil Nadu) ont été arrêté ce lundi à Karumathampatti, sur la route entre Coimbatore et Avinashi. Une équipe du State Intelligence Bureau de l’Andhra Pradesh campait dans la région depuis plus d’une semaine après avoir été informée que Roopesh et de ses camarades se cachaient dans une maison du village. Après avoir pu confirmer leur identité, vers 5h30 du matin lundi, épaulés par des soldats et des membres de la police locale, l’équipe a encerclé la boulangerie où ils faisaient des achats, interpellant cinq personnes, Roopesh, alias Praveen, alias Jogi, sa femme P A Shyna et leurs camarades Anoop, Kannan et Easwaran.

Roopesh, Shyna et Anoop sont inculpés dans plusieurs affaires menées par la justice du Kerala. Roopesh est inculpé dans plus de trente affaires. Il est à la tête d’une équipe de plus de cinquante maoïstes actifs dans les Western Ghats. Membre du People’s War Group, il a rejoint le CPI(Maoist) en 2004 lors de la fusion entre son parti et le MCC. Il est actuellement membre du South Indian Regional Committee des maoïste, groupe extrêmement présent le long des frontières entre le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka.

Mercredi, ils ont comparu tous les cinq devant un tribunal local. Roopesh a refusé de collaborer et n’a répondu à aucune question des autorités. Il semblerait que lors de son interpellation, il soit parvenu à se débarrasser d’une carte SIM et d’un agenda, mais la police a déclaré avoir pu les retrouver. C’est une des raisons invoquées par les autorités pour garder les cinq personnes derrière les barreaux, qui souhaitent poursuivre les interrogatoire et espèrent obtenir des informations concernant les contacts des cinq militants.

Roopesh et ses camarades à leur arrivée au tribunal