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Inde-Népal 1886

Un guérillero naxalite a été tué après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur une brigade maoïste à proximité du village de Vikrampur (Jharkhand) dimanche après-midi. Au cours de la fusillade, un policier qui était également le garde du corps du commandant de l’opération a été sérieusement blessé. Le commandant, ayant été informé de la présence de la brigade, s’est déplacé en force et à ouvert le feu à la vue des guérilleros.

Lundi, un maoïste présumé a été tué au cours d’une fusillade avec la police dans le district de Bijapur (Chhattisgarh). Il a été abattu au cours d’un échange de coups de feu entre une équipe de la police locale et une brigade de guérilleros dans une forêt relevant du poste de police de Gangaloor. Sur les lieux, les forces de sécurité ont retrouvé un fusil .303 et un 9 mm.

Un soldat de la Chhattisgarh Armed Force et un policier auxiliaire ont été blessés dans deux attaques attribuées à la guérilla dans la région du Bastar, dans le Chhattisgarh ce mardi. Pankaj Thakur, un soldat du 13ème bataillon de la CAF a été blessé dans l’explosion d’un IED près du village de Murdonda. Dans une seconde actions, des guérilleros présumés ont attaqué un policier auxiliaire avec des armes sur un marché du village de Pollamapalli. Par ailleurs, une équipe conjointe des polices du Dantewada et du Bijapur ont détruit un campement maoïste dans la forêt de Hurrepal. Elle y a saisi du matériel de propagande et des équipements destinés à la fabrication d’armes.

De nombreux incidents ont émaillé la grève générale décrétée par l’UCPN (maoïste). Des manifestants se sont rassemblés dans les rues principales et sur les grands carrefours de la capitale, arrêtant la circulation de véhicules depuis le matin. Établissements d’enseignement, commerces et marché sont restées restées fermées toute la journée dans la capitale. Des nombreux incidents ont opposés les militants aux briseurs de grève, un taxi, une jeep, trois camions de livraison, deux véhicules de livraison des journaux et huit motos ont été incendiés, deux sièges de journaux attaqués et vandalisés. La police a dû escorter les rares autobus conduits par des jaunes.

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Des centaines de Papous ont fui leurs foyers suite à une opération militaire dans les hautes terres de Papouasie. La répression a eu lieu près de Grasberg – la plus grande mine de cuivre et d’or du monde. Le 7 janvier, des centaines de policiers et de soldats indonésiens ont pris d’assaut le village d’Utikini, suite au meurtre de deux officiers de police et d’un agent de sécurité de la mine. Des villageois ont rapporté que 116 Papous ont été arrêtés, dont 48 femmes et 3 enfants. Nombre d’entre eux ont été interrogés et torturés par la police. 12 sont toujours en garde à vue. Un villageois a reçu deux balles dans les pieds afin ’qu’il se tienne tranquille’. Les soldats et la police ont incendié des maisons et des tentes appartenant aux membres des tribus dani, amungme, damal et moni.

La police aurait trouvé que de nombreux villageois détenaient des tracts en faveur de l’indépendance papoue. De telles manifestations d’expression politique peuvent être dangereuses en Papouasie occidentale, où des Papous sont actuellement emprisonnés jusqu’à 15 ans pour avoir levé le drapeau indépendantiste. Lors d’une conférence de presse, le 7 janvier, un chef de la police indonésienne a déclaré : ’J’ai ordonné [aux policiers] de brûler les maisons des habitants du village d’Utikini. Cela a été fait délibérément afin de briser le mouvement [indépendantiste]. Je les anéantirai.’ Cet incident survient quelques semaines seulement après l’assassinat mortelle de cinq adolescents papous par des soldats et la police.

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Hoshino Fumiaki a été arrêté en 1975 pour son rôle présumé dans la mort d’un agent de police lors d’une manifestation à Shibuya (Tokyo) le 14 novembre 1971 contre un traité qui rendait permanent les bases militaires américaines à Okinawa. C’était pendant la guerre du Vietnam et les bases à Okinawa étaient directement impliquées dans l’effort de guerre américain (c’est à Okinawa qu’était principalement stocké le napalm). Un manifestant avait aussi trouvé la mort dans les violents affrontements qui eurent lieu à cette occasion. De nombreuses personnes avaient été arrêtées et la police avait lancé des recherches pour en arrêter d’autres, dont plusieurs étaient passé à la clandestinité.

Arrêté et jugé au moment où plusieurs membres de la gauche révolutionnaire (notamment de l’Armée Rouge) étaient jugés, et où les autorités japonaises voulaient faire des exemples, la peine de mort a été requise contre lui. Le verdict s’est reposé uniquement sur des témoignages qui ont été refusés ou rétractés, et une pétition signée par 120.000 personnes a dénoncé les poursuites contre Hoshina. Il a finalement été condamné à 20 ans en 1979. Le procès d’appel s’est soldé en 1980 par une condamnation à la perpétuité. Les nombreux comités de soutien à Hoshino demandent un nouveau procès – mais les demandes ont été rejetées deux fois. Les comités ont aussi entamé des poursuites contre l’État japonais pour que toutes les pièces du dossier soient rendues publiques et pour améliorer les conditions de détention (Hoshino est détenu à la prison de Tokushima ou il n’y a pas de chauffage).

Manifestation pour Hoshino Fumiaki

Manifestation pour Hoshino Fumiaki

La police de l’Odisha vient d’annoncer publiquement avoir lancé une vaste chasse à l’homme pour capturer sept dirigeants maoïstes opérant dans les districts du sud de l’état, à la frontière avec l’Andhra Pradesh et le Chhattisgarh dans le cadre d’une opération appelée ‘Operation All Out’. Actuellement, deux comités du parti travaillent dans les districts du sud et de l’ouest de l’état. Tandis que le Andhra Odisha Special Border Zonal Committee (AOSBZC) est dirigé par Ramakrishna, alias Hargopal, alias RK (par ailleurs membre du comité central du parti), l’Odisha State Committee est dirigé par Manoj, alias Balakrishna. La police de l’état a déclenché cette ‘Operation All Out’ la semaine dernière pour traquer Ramakrishna, qui serait actuellement en mission dans le district de Malkangiri. En outre, la police a également été informée de la présence de Jampana, un autre haut dirigeant maoïste, durant un raid contre un campement de la guérilla dans le district de Kalahandi. Deux haut dirigeants – Daya et Uday, alias Ganesh alias Poonam Chand – sont respectivement en charge des divisions du Koraput et de Malkangiri. D’après d’autres informations, deux autres dirigeants maoïstes – Murali et Pravin – seraient à la tête de la division de Nuapada, respectivement en tant que président et secrétaire. Les autorités ont affirmé ‘Sur base des rapports des renseignements, la police de l’Odisha, soutenue par ses homologues de l’Andhra Pradesh et du Chhattisgarh, a intensifié ses opérations de ratissage pour capturer ces sept dirigeants maoïstes’.

Avis de recherche à l'encontre d'un dirigeant maoïste

Avis de recherche à l’encontre d’un dirigeant maoïste

La police népalaise a arrêté plus de 74 manifestants hier mardi. Les manifestants appartenant à une alliance de 30 partis, dont le CPN-Maoist, dirigée par l’UCPN (Maoist). Ils sont accusés d’avoir vandalisé une douzaine de véhicules de briseurs de grève dans la capitale Katmandou (mais aussi à Banke et Siraha), et d’avoir menacé des commerçants pour qu’ils ferment leur boutique pendant la grève.

La grève, qui a fermé les usines, les écoles, les collèges et les transports publics, a lieu neuf jours avant la date limite pour la rédaction de la nouvelle constitution prévue par le un processus de paix. Les partis d’opposition ont organisé la grève d’une journée pour faire pression sur les politiciens de la coalition au pouvoir. Parmi les principaux points d’achoppement: les frontières intérieures et les nouvelles provinces et leur impact sur les communautés historiquement marginalisées telles que la caste des Dalits « intouchable » et la minorité ethnique Madhesi.

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La NPA a reporté la libération de trois membres de la police capturés les 12 et 16 novembre dernier dans la province de Surigao del Norte. La NPA a accusé les autorités militaires et locales pour ne pas accepter de conditions de libération. La NPA demandait une suspension des opérations militaires et policières jusqu’au 19 janvier pour procéder à la libération.

Les forces de sécurité ont abattu trois membres présumés du CPI(maoïste) ce lundi matin dans le village de Bukar, à la frontière entre le Jharkhand et le Bihar, dans le district de Hazaribag après une fusillade longue de plus de trois heures. A l’issue de celle-ci, la police a retrouvé trois corps sur les lieux, ainsi que trois fusils, une énorme cache d’explosifs et de la littérature maoïste. Les autorités ont confirmé l’incident, déclarant que les trois corps n’avaient pas encore été identifiés. Les autorités avaient déclenché une vaste opération conjointe avec le bataillon 22 de la CRPF dimanche soir après avoir été informée de la présence d’une brigade maoïste dans la zone. L’opération s’est poursuivie durant toute la nuit. Alors que les soldats rentraient à l’issue de celle-ci, un groupe de guérilleros les a pris pour cible, entrainant cette fusillade. Dès ce matin, des soldats ont été envoyé pour une opération de recherche afin de capturer les autres membres de la brigade.

Un policer a été tué et trois autres grièvement blessés dans un combat avec des guérilleros maoïstes dans le district de Narayanpur (Chhattisgarh) ce samedi. La fusillade s’est déroulée à proximité du village de Botha alors qu’une équipe conjointe de la police locale et de la Chhattisgarh Armed Force menant une opération de ratissage de routine. D’après les autorités, elle ne serait pas le résultat d’une embuscade planifiée, mais plutôt d’une rencontre due au hasard entre les soldats et les guérilleros qui sont rapidement parvenus à prendre le dessus.