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Inde-Népal 1886

Le département d’état en charge des prison a construit un bâtiment spécial dans le district de Gadchiroli (Maharashtra) pour les prévenus accusés d’avoir des liens avec la guérilla maoïste. Les travaux sont actuellement terminé, mais la prison n’est pas encore ouverte car le département a demandé des mesures de sécurité spéciales fournies par les forces paramilitaires. A terme, cette prison deviendra une prison spéciale pour les Naxalites. En plus de celle-ci, il est prévu la construction de prisons de ce type dans les districts de Washim, de Sindhudurga, de Jalgaon et de Nandurbar.

Au cours de ces dernières années, des centaines de personnes ont été arrêtées par la police du Maharashtra pour leurs prétendus liens avec les maoïstes. La plupart ont finalement été libérés, faute de preuve, après de longs mois de détention préventive dans la prison centrale de Nagpur. D’après un avocat, une grande partie de ces prisonniers étaient et sont des militants luttant pour les droits des tribaux ou contre les expropriations. Des fonctionnaires du Anti-Terrorism Squad (ATS – Brigade Anti-Terroriste) n’ont eux pas caché l’objectif de la construction de ces prisons spéciales, affirmant que cela faisait longtemps qu’ils attendaient cette initiative, principalement parce que ces prisonniers exercent une influence sur les prisonniers communs. Un fonctionnaire haut placée de l’ATS a déclaré: ‘Il est crucial d’avoir une prison spéciale. Nous avons vu que les Naxalites influencent leurs co-détenus avec leur idéologie. En fin de compte, leur objectif est d’absorber autant de personnes que possible de leurs groupes. Donc, une prison spéciale pour eux est un pas bienvenu dans la lutte contre les maoïstes’.

De plus en plus d’entreprises chinoises tirent profit du commerce des instruments de torture et de répression. Elles sont 130 dans ce cas, contre 28 il y a dix ans selon un rapport que publie Amnesty International. Les 130 entreprises mentionnées dans le rapport sont pour la plupart publiques. Le matériel qu’elles vendent en Chine et qu’elles exportent, comporte des matraques à impulsions électriques, d’autres à pointes, des menottes pour chevilles à chaîne lestée…

La Chine est le seul pays connu pour fabriquer des matraques à pointes (munies de pointes métalliques sur toute la longueur ou à l’extrémité). Celles-ci sont conçues spécifiquement pour infliger des actes de torture et peuvent provoquer des douleurs considérables. Une de ces société, China Xingxing Import/Export Corp avait en 2012r des relations avec plus de 40 pays africains et pour qui ces échanges représentaient plus de 100 millions de dollars.

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Dossier(s): Archives Asie et Océanie Tags:

Un commandant de la NPA a été arrêté ce mardi matin à Iloilo par une force conjointe de la police et de la 301e brigade de l’armée. Norberto Castor Marlon alias « Greg » a été capturé vers 5h30 du matin à Barangay Calabia (Leganes). Il serait le secrétaire adjoint du front de la NPA pour la région Komiteng Rehiyonal-Panay. Il était recherché depuis mars 2006 et figurait sur la liste des 235 maoïstes les plus recherchés. Une prime de 2,3 millions de pesos avait été mise sur sa tête.

Ce dimanche devait se tenir à Hyderabad (Andhra Pradesh) une conférence du Forum for Political Alternative à l’occasion des dix ans du mouvement révolutionnaire mené par le CPI(m). Varavara Rao, président de ce forum, le décrit comme une organisation dont le but premier est de fournir une alternative aux politiques actuelles, avec pour objectif de reproduire le concept de ‘Janata Sarkar’ (ou gouvernement populaire), système de gouvernance mis en place par les maoïstes dans plusieurs régions du pays. Le meeting, qui se voulait être un bilan des dix dernières années de lutte, en référence à la fusion des deux plus grands partis maoïstes du pays le 21 septembre 2004, devait avoir lieu ce dimanche à partir de 10h, mais les autorités locales en ont décidé autrement affirmant que le Forum est une organisation de front du CPI(m).

Dans la nuit de samedi à dimanche, elles ont déclenché une vaste opération d’arrestations à travers la ville, arrêtant un total de près de 800 personnes. Des femmes et des enfants ont été emmenés depuis leur domicile au milieu de la nuit. De nombreux participants ont été interpellés directement à la gare alors qu’ils se dirigeaient vers Hyderabad. D’autres ont été assignés à résidence. Ce fut notamment le cas de Varavara Rao, d’abord assigné à résidence (vers 5h du matin) et emmené en cours de matinée pour être placé en détention préventive. Un grand nombre de sympathisants s’opposant à ces arrestations arbitraires ont également été interpellés.

Varavara Rao présente l'affiche du Forum

Le Premier ministre va demander devant le Parlement des pouvoirs antiterroristes élargis et les projets de loi vont être présentés mercredi au Sénat. Les textes vont attribuer aux agences de sécurité nationale et à la police fédérale australienne des pouvoirs renforcés, et il y aura également une protection renforcée. Les nouvelles lois pénaliseraient notamment la « promotion » d’actes terroristes : cette infraction serait passible d’une peine maximale de cinq ans de prison et rendrait illégale toute recommandation, promotion ou incitation au passage à l’acte terroriste. La police serait aussi habilitée à pratiquer des perquisitions secrètement aux domiciles de suspects.

Le gouvernement espère également pouvoir interdire les séjours dans les villes ou régions où des groupes terroristes sont actifs. Les personnes se rendant dans de telles zones sans aucune raison valable pourraient être poursuivies.

Plus de 150 anciens ouvriers, pour la plupart des femmes, réclamant arriérés de salaires et compensations pour la perte de leur emploi étaient entrés de force mardi dans une usine sud-coréenne de chaussures dans la banlieue de Rangoun, fermée depuis juin. Cinq fonctionnaires envoyés pour tenter de calmer la situation avaient été séquestrés par les ouvriers.

Lors de l’opération pour les libérer dans la nuit de mardi à mercredi, des affrontements ont fait neuf blessés du côté des policiers, dont deux toujours hospitalisés dans un état grave. Le ministère birman du Travail avait engagé des poursuites contre l’usine après sa fermeture sans information ni paiement des ouvriers. Ceux-ci se sont vus promettre leurs salaires le 1er novembre, après la vente aux enchères de l’usine par l’Etat.

Un détachement du 36e Bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale a accroché un groupe de cinq guérilleros maoïstes du Front n°30 du Comité régional de Mindanao du Nord-Est de la NPA, front opérant dans les zones montagneuses de Carmen, Madrid et Cantilan,dans toutes les municipalités avoisinantes à Surigao del Sur. La fusillade a eu lieu dans la localité de Barangay Hinapuyan (province de Surigao del Sur) vendredi matin. Deux combattants de la NPA ont été tués, et les militaires ont récupérés un AK47 et un M16, et des documents.

Les autorités de l’Andhra Pradesh ont annoncé avoir arrêté un couple mardi lors d’une conférence de presse donnée en fin de semaine. Des membres de la Special Intelligence Branch (SIB) ont interpellé un couple accusé de travailler pour l’équipe technique du comité central du CPI(maoïste). Les deux personnes arrêtées ont été identifiées comme étant Kistappa, alias Krishna, 40 ans et sa femme, Laxmi, alias Bhavani, 35 ans. D’après les autorités, Kistappa travaillait pour les maoïstes depuis plus de vingt ans, alors que sa femme serait elle active depuis douze ans. Après plusieurs mois de surveillance, la SIB est entrée en action et a pris d’assaut leur cachette dans la région de Bagalagunte, à proximité de Bangalore mardi soir.

D’après la SIB, le couple vivait dans un appartement loué depuis quatre ans. Kistappa travaillait comme maçon et sa femme comme tailleur. Elle a également déclaré que le propriétaire du bâtiment leur avait signalé qu’une ou deux fois par ans, le couple fermait tout à clé et partait durant plusieurs semaines. Ayant saisi leur téléphone, la SIB est actuellement en train d’analyser le détail de leurs appels. ‘Nous savons qu’ils font partie de l’équipe technique du comité central. Nous tentons actuellement de découvrir leur rôle exact et les missions qui leur étaient confiées’. Leur tête avait été mise à prix pour 500.000 roupies (6000 euros) chacun.

La nuit du 28 août dernier, une jeune étudiante de la Jadavpur University a été brutalisée dans son auberge située sur le campus par dix étudiants. Son compagnon a également été violenté ce soir-là. L’absence de réaction des autorités universitaires, et leur refus de lancer une enquête sur les faits ont entraîné le déclenchement d’un mouvement sur le site de l’université à l’initiative des étudiants mécontents.

Durant plusieurs jours, ils ont organisé des rassemblements, des sit-ins, des projections de documentaires sur la violence sexuelle et autres agressions contre les femmes, des concerts, etc. En restant sur le campus, en campant devant le bâtiment abritant les bureaux de la direction de l’université, ils espéraient être entendus dans leur revendication. Un soir, interpellant le vice-directeur qui sortait pour rentrer chez lui, ils se sont entendus répondre: ‘Parler aux étudiants va à l’encontre de ma dignité’. Suite à ce message, après plus de 100 heures d’occupation du campus, les étudiants ont décidé, le 17 septembre, d’aller plus loin et ont formé une chaîne humaine autour du building afin d’empêcher toute entrée et sortie.

Les autorités universitaires ont alors fait appel à la police qui est intervenue en force pour briser le blocage. Les policiers ont chargé dans la foule d’étudiants avec des batons et du gaz lacrymogène. Selon plusieurs sources sur place, les policiers étaient accompagnés par des hommes en civil qui ont été identifiés comme étant des hommes de main du parti TMC, parti politique proche des autorités universitaires. Après de longues minutes d’affrontements, 37 étudiants ont été arrêtés, dont une fille. Tous ont été libérés au compte-goutte dès le lendemain matin, avant d’être emmenés par leurs camarades à l’hôpital pour y être soignés.

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Un soldat de l’unité spécialisée CoBRA a été tué un commandant adjoint grièvement blessé dans un féroce combat avec une brigade maoïste dans le village de Chiklam (Jharkhand) ce mercredi. La police avait été informée de l’entrée d’un important nombre de guérilleros dans le village mardi soir. Des hommes de la CRPF et d’autres de la police armée du district accompagnés de membres d’une unité CoBRA et de policiers locaux ont déclenché une opération conjointe, encerclant le village à l’aube mardi matin. Le combat a début vers 5h du matin pour se terminer vers 8h. Les forces de sécurité ont déclaré avoir tiré plus de 200 coups de feu, et des échanges de tirs sporadiques se sont poursuivis durant la matinée. Un soldat a été tué et un autre blessé.