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Inde-Népal 1886

Jeudi, la police de Calcutta a violemment réprimé une manifestation d’habitants de taudis de la ville qui ont été expulsés de leurs cabanes la semaine dernière à Nanadanga, dans le sud de la métropole. Nonadanga est la zone où les pauvres expulsés d’autres quartiers de Calcutta ont été réinstallés ces cinq dernières années en vertu d’un projet de services de base à destination des pauvres des villes. Ces projets de relocalisation ont été dirigé par la KMDA (Kolkata Metropolitan Development Authority) et le KEIP (Kolkata Environmental Improvment Project) qui possèdent les terrains de la zone, sans qu’aucun service ni aménagement de base (écoles, services de santé,…) pour les familles ‘relogées’ ne soient fournis. Au fil du temps, Nonadanga est également devenu l’endroit où de nombreuses autres familles, fuyant leurs villages en raison de mauvaises récoltes et de leur surendettement, se sont installées. Ce sont ces gens qui ont été expulsés la semaine dernière, leurs cabanes démolies et incendiées par la KMDA et la police, ceux-ci les qualifiant de ‘squatteurs’. La véritable raison derrière cette expulsion est que la terre occupée par les famille se situe à proximité d’un axe routier important et est récemment devenu la cible de promoteurs immobiliers. Afin de rendre cette terre disponible au développement, plus de 200 baraques ont été détruites au bulldozer et les biens de toutes ces familles brûlés.

Avant-hier, tous ces expulsés ont tenté de se rendre en cortège vers l’axe routier en question afin de protester contre leur éviction, mais la police les en a empêché avant de charger la foule avec des bâtons. Le rassemblement, comptant de nombreuses femmes et enfants, a été disloqué de manière brutale, les forces de l’ordre faisant beaucoup de blessés. Une femme enceinte a dû être hospitalisée, et un jeune garçon de trois ans a eu le crâne fracassé. De nombreux militants solidaires ont également été victimes de coups.

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Dans la ville de Davao, un militaire a été tué lors de l’attaque d’une base de paramilitaires par les guérilleros maoïstes dans le village de Paradise Embac, (district de Paquibato). Dans le Nord Cotabato, un militaire et trois guérilleros ont été tués. Les troupes du 57e Bataillon d’Infanterie menaient une patrouille de sécurité dans le village Bagumbayan quand elles ont rencontré un nombre indéterminé de combattants de la NPA. Le combat a duré environ une heure. En outre, trois membres des forces de sécurité ont été blessées après un combat contre environ 15 guérilleros de la NPA dans le village Tambis (Surigao del Sur).

Le dirigeant maoïste Kobad Ghandy aviat été arrêté le 20 septembre 2009 en vertu du Unlawful Activities Prevention Act. Selon l’acte d’accusation, épais de plus de cent pages, Ghandy aurait été impliqué dans des activités antinationales et était un membre actif de la guérilla opérant dans différentes parties du pays. Il était également accusé d’avoir tenté de mettre en place une base urbaine du CPI(maoïste) à Delhi. En décembre 2009, la cour avait rejeté sa demande de libération sous caution. Inculpé en vertu de la loi anti-terroriste, Ghandy risquait la peine de mort ou la prison à vie. Hier, un tribunal de Delhi a abandonné les accusations de terrorisme à l’encontre du militant, mettant en avant le manque évident de preuve. Celui-ci reste néanmoins inculpé pour des faits de faux et d’usurpation d’identité. Cela fait plus de trente ans que Kobad Ghandy est engagé avec les guérilleros maoïstes. Il a par ailleurs passé plus de dix ans dans la clandestinité dans différentes zones tribales avant d’être arrêté.

Kobad Ghandy

Kobad Ghandy

Depuis une semaine, la population indonésienne manifeste contre une série de mesures gouvernementales qui doivent entrer en vigueur au 1er avril. Parmi celles-ci, une hausse de 33% du prix de l’essence qui se répercuterait dans tous les secteurs: industries, transport, alimentaire. Des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes, prenant régulièrement une tournure violente, les policiers étant prêts à tout pour arrêter le mouvement de protestation. Des affrontements ont opposé la foule et les forces de sécurité dans la grande ville de Medan (où l’aéroport a dû fermer pendant cinq heures), à Makassar (ville militante de Sulawesi-Sud), à Bandoung et dans deux villes de Java-Central. Le bras de fer entre le mouvement populaire et les autorités se poursuit alors que c’est aujourd’hui que le Parlement doit débattre de la mesure.

Répression d'une manifestation en Indonésie

Répression d’une manifestation en Indonésie

Manifestation contre la vie chère en Indonésie

Manifestation contre la vie chère en Indonésie

Au moins onze soldats de la CRPF ont été tués ce matin dans une embuscade maoïste à Dhanora, district de Gadchiroli (Maharashtra). L’attaque a eu lieu peu avant midi. Quarante soldats de la CRPF circulaient dans un bus de la force pour se rendre en ‘zone rouge’ afin d’y effectuer une opération de sécurité. Leur véhicule a explosé lorsqu’il a roulé sur un IED. Outre les onze décès, les autorités ont annoncé que 29 soldats avaient été blessés, donc cinq grièvement. Elles ont également déclaré que vu la situation, le bilan pourrait encore évoluer. La police du Maharashtra, les brigades anti-naxales, la CRPF et d’autres agences de sécurité se sont immédiatement rendues sur place. Les autorités de sécurité locales ont déclenché et supervisent les opérations de ratissage dans la forêt afin de capturer les guérilleros. En fin d’après-midi, au moins soixante personnes avaient déjà été interpellées et placées en détention provisoire pour interrogatoire.

Résultat d'une embuscade maoïste

Résultat d’une embuscade maoïste

Ce lundi, un groupe de maoïstes a pris un contingent de la CRPF en embuscade dans le district de Sukma (Chhattisgarh). La fusillade, longue de plus de deux heures, a éclaté a proximité d’un commissariat lorsque des douzaines de guérilleros ont ouvert le feu sur les soldats. Ceux-ci ont immédiatement répliqué. Un soldat a été tué et un autre blessé au cours de l’affrontement. Un porte-parole du quartier générale de la police du district a déclaré que plusieurs guérilleros avaient également été abattus, mais a reconnu qu’aucun corps n’avait été retrouvé jusqu’à présent.

Au moins trois soldats ont été blessé et un sous-officier tué dans deux embuscades de la guérilla maoïste. Une vingtaine de soldats du 82e Bataillon d’Infanterie circulant à bord de deux véhicules militaires dans un village de Tubungan, (Iloilo) sont tombé dans une embuscade lundi matin. Un IED a touché un des véhicules. Les guérilleros ont ouvert un feu nourri sur le convoi immobilisé avant de disparaître dans la jungle. Trois soldats ont été blessés. Deux civils passant à proximité ont été légèrement blessé par le souffle de l’explosion. Une autre embuscade a eu lieu à Sibagat (Agusan del Norte) dimanche après-midi. Un détachement du 26e Bataillon d’Infanterie étaient en « immersion communautaire » quand ils ont essuyé un feu nourri de combattants de la NPA. Un sous-officier a été tué.

La guérilla maoïste a enlevé Biju Janata Dal, membre de l’Assemblée Législative de l’état de l’Odisha. Il a été enlevé alors qu’il circulait dans sa voiture par un groupe d’environ 80 rebelles armés dans les jungles de Toyaput, de 600km de Bhubaneswar, peu de temps ensuite minuit en rentrant après une tournée politique. Une opération de ratissage est en cours.

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EDIT: La guérilla maoïste a libéré un touriste italien enlevé il y a deux semaines dans l’Etat d’Orissa. Un autre ressortissant italien, qui dirige l’agence de voyages Orissa Adventurous Trekking, est toujours détenu par la guérilla qui revendique, entre autre, l’arrêt du tourisme dans les zones aborigènes.