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Inde-Népal 1890

Samedi dans le village d’East Poblacion, (Cabanglasan), un commando maoïste a ouvert le feu sur un leader tribal anti-communiste et sur son esorte. Le leader a été tué et un des trois policiers qui l’escortaient a été blessé. Les policiers; renforcés par des militaires, ont bouclé le secteur et ont pu accrocher le commando. Deux guérileros maoïstes ont été tués.

Un hélicoptère DHRUV de la BSF, qui volait de Latehar à Ranchi le 5 avril, dans le cadre d’opération anti-guérilla de la CRPF, a été touché par les tirs de mitraileuses légères de la guérilla maoïste. L’hélicoptère transportait un officier de la CRPF blessé et un membre des commandos de contre-guérilla COBRA qui revenaient dans un combat contre les maoïstes. Le membre des COBRA est mort à son admission à l’hôpital, tandis que l’équipage recensait les impacts de balles sur l’hélicoptère. Par ailleurs, les guérilleros ont attaqué à l’arme automatique un camp de la police près de village Chemmalavada (Chhattisgarh) mercredi, blessant mortellement deux personnes qui travaillaient dans le camp.

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Une colonne de 40 guérilleros de la NPA a attaqué lundi un commissariat de police dans une municipalité de Tigbao, dans la province de Zamboanga del Sur. es) ont dit mardi. Les policiers ont été capturés et l’arsenal du commissariat pillé. Un autre groupe de guérillero barrait la route pour protéger l’opération. Une autre unité de la guérilla a attaqué à l’arme automatique et à la grenade un détachement d’une milice gouvernementale (CAFGU) dans Barangay Malamodao (province de Compostela Valley). Il y a eu deux blessés.

Ce mardi, la femme du dirigeant maoïste Sabyasachi Panda a été acquittée par un tribunal de Bhubaneswar (Orissa) pour manque de preuves dans une affaire datant de 2003. Subhashree Das, alias Mili Panda, avait déjà été arrêtée en janvier 2010, accusée d’avoir porté assistance et soutenu la guérilla dans les forêts de l’état. Elle avait été libérée de garde à vue dans cette affaire lorsque la High Court avait ordonné son arrestation dans le cadre de cette seconde affaire. Il s’agit d’une fusillade entre des maoïstes et les forces de sécurité dans la région, fusillade à laquelle les autorités l’accusaient d’avoir pris part. La police avait fourni une liste de 18 témoins contre Mili Panda. Treize d’entre eux ont été entendus par le tribunal, lequel a conclu que les accusations n’étaient pas fondées. Mili Panda a donc été libérée de la prison de Gunupur.

Les forces de sécurité (une force conjointe de la police de l’Etat et des forces fédérales paramilitaires) ont livré bataille à la guérilla maoïste dans le cadre d’une opération d’encerclement dans la forêt Karamdih, dans l’est de l’Etat du Jharkhand. Un soldat a été tué et deux policiers blessés. Les forces de sécurité affirment avoir touchés six guérilleros, mais guérilleros se sont retirés en emportant leurs blessés, rompant l’encerclement.
Dans l’Etat de l’Odhisa, les maoïstes ont fait savoir à quelle condition ils relâcheraient le parlementaire qu’ils ont capturés: la libération de 30 des leurs détenus dans les prison de cet Etat.

L’aviation philippine a du intervenir pour dégager un détachement du 81e Bataillon d’Infanterie de l’armée gouvermentale qui s’était heurté dans Barangay Sampaguita (Kibawe) à une colonne de la NPA. Les appareils, de petits SF-260 spécialement adaptés pour pour des missions « COIN » (counter-insurgency), ont tiré des roquettes sur les combattants maoïstes qui se sont retirés dans la jungle. Quelques heures plus tard, un détachement du 75e Bataillon d’infanterie s’est heurté dans Barangay Anomar (Surigao City) à une autre colonne de la NPA. Un militaire a été blessé.

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Jeudi, la police de Calcutta a violemment réprimé une manifestation d’habitants de taudis de la ville qui ont été expulsés de leurs cabanes la semaine dernière à Nanadanga, dans le sud de la métropole. Nonadanga est la zone où les pauvres expulsés d’autres quartiers de Calcutta ont été réinstallés ces cinq dernières années en vertu d’un projet de services de base à destination des pauvres des villes. Ces projets de relocalisation ont été dirigé par la KMDA (Kolkata Metropolitan Development Authority) et le KEIP (Kolkata Environmental Improvment Project) qui possèdent les terrains de la zone, sans qu’aucun service ni aménagement de base (écoles, services de santé,…) pour les familles ‘relogées’ ne soient fournis. Au fil du temps, Nonadanga est également devenu l’endroit où de nombreuses autres familles, fuyant leurs villages en raison de mauvaises récoltes et de leur surendettement, se sont installées. Ce sont ces gens qui ont été expulsés la semaine dernière, leurs cabanes démolies et incendiées par la KMDA et la police, ceux-ci les qualifiant de ‘squatteurs’. La véritable raison derrière cette expulsion est que la terre occupée par les famille se situe à proximité d’un axe routier important et est récemment devenu la cible de promoteurs immobiliers. Afin de rendre cette terre disponible au développement, plus de 200 baraques ont été détruites au bulldozer et les biens de toutes ces familles brûlés.

Avant-hier, tous ces expulsés ont tenté de se rendre en cortège vers l’axe routier en question afin de protester contre leur éviction, mais la police les en a empêché avant de charger la foule avec des bâtons. Le rassemblement, comptant de nombreuses femmes et enfants, a été disloqué de manière brutale, les forces de l’ordre faisant beaucoup de blessés. Une femme enceinte a dû être hospitalisée, et un jeune garçon de trois ans a eu le crâne fracassé. De nombreux militants solidaires ont également été victimes de coups.

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