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Inde-Népal 1890

Le 9 novembre dernier, Arundhati Roy a été invitée au CUNY Graduate Center de New-York. Elle y a fait une lecture d’extraits de ses derniers essais, parmi lesquels ‘Ma marche avec les camarades’. Suite à cette conférence, elle a eu l’occasion de répondre aux questions du public. La retranscription (et donc la traduction) était un peu décousue, ce qui en rend parfois la lecture moins agréable, mais n’empêche pas la bonne compréhension du propos de l’auteur.

Questions/réponses avec Arundhati Roy – format pdf

Une trentaine de soldats des forces spéciales philippines ont prit d’assaut un camp de la guérilla maoïste près du village de Caninag (province du Davao Oriental). Les guérilleros ont résisté un heure avant de pouvoir s’échapper, laissant un corps d’un d’entre eux et deux fusils automatiques sur le terrain. Le porte-parole de l’armée affirme que d’autres guérilleros auraient été blessés, à en juger sur les traces de sang trouvées sur le terrain.

La version officielle de la mort au combat du dirigeant maoïste Molajula Koteswar Rao, alias Kishenji a été remise en question. Le corps de Kishenji porterait des marques de torture qui indiqueraient qu’il aurait été capturé 24 heures avant le combat de Burisole entre l’armée et la guérilla, dans lequel il aurait été abattu selon la version officielle des autorités indiennes. Le corps de Kishenji a été apporté à son village natal de Peddapalli où la police a refusé que sa famille puisse le voir. La famille a pu organiser la cérémonie funéraire, et le corps a été incinéré.

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Un jour après avoir abattu le dirigeant maoïste Kishenji, les forces de sécurité ont passé toute la journée d’aujourd’hui à ratisser la région forestière de Burisole, dans le district du Midnapore occidental (Bengale occidental) dans le but de retrouver Suchitra Mahato, une dirigeante maoïste qui accompagnait Kishenji, ainsi que plusieurs autres guérilleros. Tous sont parvenus à échapper aux soldats hier, et ont pu se réfugier dans la forêt, malgré que plusieurs d’entre eux aient été blessés par des tirs militaires. Dès hier, la zone toute entière a été bouclée afin d’empêcher toute fuite maoïste. Et depuis, les forces de sécurité ratissent sans relâche, mais sans résultat. Une alerte rouge a été déclarée dans tout l’état par les autorités qui craignent les actions de représailles.

Dans un communiqué publié hier soir, le porte-parole du CPI(maoïste) a déclaré: ‘Il a été arrêté alors que nos camarades se trouvaient à proximité, emmené et tué de sang froid. Nous exigeons une enquête indépendante quant au meurtre de notre dirigeant. Toute cette histoire de combat est montée de toute pièce’. Plusieurs activistes et autres militants des droits de l’homme ont également interpellé le gouvernement sur les circonstances de la mort de Kishenji.

Le dirigeant maoïste Molajula Koteswar Rao, alias Kishenji, a été abattu au cours d’une ‘rencontre’ avec les forces de sécurité dans la forêt de Burisole dans le district du Midnapore occidental (Bengale occidental). Membre du Politburo du CPI(maoïste), commandant en second, il était depuis 2009, responsable des opérations militaires au Jungalmahal. Selon un membre haut placé de la force de contre-insurrection, le corps du leader, âgé de 58 ans, a été retrouvé et identifié ce matin. Les forces de sécurité, après avoir reçu un renseignement selon lequel Kishenji et plusieurs de ses camarades se cachaient dans la jungle Kushboni, ont dressé un cordon de sécurité et un combat s’est déclenché quand les soldats ont eut brisé les quatre niveaux de protection qui encadraient le dirigeant. Hier, ce dernier était parvenu à échapper à l’opération de ratissage dont il était la cible depuis plusieurs jours. Les autorités ont affirmé qu’il avait pu être identifié grâce à l’arme qu’il portait. Tous les camarades qui étaient avec lui, dont Suchitra Mahato (veuve d’un autre dirigeant récemment abattu), ont réussi à échapper aux forces de sécurité. Dans le village voisin du lieu de la ‘rencontre’, celles-ci ont saisi un ordinateur portable, des lettres écrites par Kishenji et Suchitra ainsi que quelques documents importants.

Kishenji

Kishenji

Vogendra Oraon, pour la capture duquel les autorités offraient une récompense de 300.000 roupies (plus de 4200 euros) a été tué ce lundi par la police dans le district de Gumla (Jharkhand). Oraon avait été sous-commandant de zone du CPI(maoïste) avant de rejoindre un autre mouvement de résistance, le People’s Liberation Front of India. Il s’est fait surprendre par les forces de sécurité alors qu’il circulait sur son vélo. Celles-ci l’ont pris en chasse et ont tiré des coups de feu, auxquels Oraon a répliqué avant d’être mortellement touché.

Lundi soir, une brigade d’une quinzaine de maoïste est tombée dans une embuscade des forces de sécurité dans le district de Purulia (Bengale occidental). La fusillade entre les guérilleros et le 10ème bataillon Naga a duré toute la nuit, faisant deux morts chez les maoïstes et deux blessés parmi les soldats. Ce combat est le premier signe de la nouvelle offensive annoncée dans la région, après près de cinq mois. La chef du gouvernement du Bengale occidental Mamata Banerjee a en effet averti que son gouvernement n’allait plus tarder à lancer de nouvelles opérations de contre-guérilla, estimant que les maoïstes refusent toute tentative de dialogue.

Dans une cérémonie très médiatisées (avec la possibilité de mise en scène de guerre psychologique que cela suppose), l’armée philippines a présenté la reddition de 80 membres de la NPA à Sud Poblacion. Le groupe, 70 hommes et 10 femmes, tous membres de minorités ethniques régionales Tigwahanon, Matigsalog et Manobo, serait composé de 31 combattants réguliers vétérans de la NPA et de 49 recrues récentes de la milice populaire maoïste du Front de Guérillera n°6 (Mindanao Central du Nord). 25 armes, dont 15 modernes, ont remises.